6 septembre 2018

Les 12 meilleures plantes de survie pour le jardin

Le printemps est le bon moment pour s'inquiéter du jardin, et de toutes les plantes utiles qu'on pourrait y semer. Même si nous n'y sommes pas encore, rien n'empêche d'y songer et de stocker à l'avance les bonnes graines, tant que cela est encore possible.

Bien que beaucoup songeraient à cultiver le maïs, la courge, les épinards ou la laitue, de telles plantes ne constituent pas forcément les meilleurs choix dans une optique de survie.

Un vrai survivaliste devrait sélectionner celles qui sont riches en nutriments, offrent un large éventail de bienfaits, et qui, si possible, poussent toutes seules...



Une fois que vous aurez réfléchi aux diverses situations dans lesquelles les plantes du jardin pourraient s'avérer utiles, vous vous rendrez vite compte que celles essentielles sont très différentes de ce que vous pensiez. Bien que les douze dont il est question dans cet article pourraient être complétées par d'autres, je vous recommande cependant de les considérer très sérieusement, de vous documenter sur leur culture, et de STOCKER LES GRAINES avant qu'il ne soit trop tard.

Personnellement, je considère cet article comme l'un des plus importants de ce blog, même s'il ne traite pas de stratégie guerrière, d'équipements tactiques, ou autres sujets plus "excitants". Pour ceux qui disposent d'un jardin ou qui vivent à la campagne, je ne pourrais que leur conseiller de supprimer leur carré de pelouse, et de semer à la place quelques-unes de ces plantes. Non seulement cela supprimera la corvée hebdomadaire de la tonte, mais ils auront alors un vrai jardin, capable de sustenter leur famille en cas de pénurie grave et lui permettre de survivre.


Le Pissenlit sauvage (Taraxacum officinale)




Le pissenlit occupe une place de choix dans la liste des mauvaises herbes communes du jardin, voire la tête de liste chez beaucoup de jardiniers du dimanche. Si vous faites partie de ceux-là, c'est que vous n'avez peut-être pas entendu parler de la saveur délicieuse de cette plante, et de son utilité dans un contexte de survie. Si vous voulez rester "sous le radar" et cultiver de véritables aliments et médicaments sans que les autres n'y voient quelque chose de valeur, alors le pissenlit est l'une vos meilleures options.

Les feuilles, comme vous le savez sans doute, sont comestibles. Elles offrent plus de valeur nutritive que la laitue, les épinards et les légumes-feuilles les plus populaires. En prime, les pissenlits poussent facilement toute l'année, pour peu que vous ne les rasiez pas à la tondeuse ou tentiez de les empoisonner. Contrairement aux épinards et à la laitue, les pissenlits ne nécessitent pas de températures plus fraîches, et encore moins de soins dépendant de la température.

La racine de pissenlit a une longue et vieille histoire dans la médecine traditionnelle Chinoise et celle du Moyen-Orient. Entre autres choses, il peut agir comme aide diurétique et digestive. La racine de pissenlit a également été testée avec succès comme remède possible à plusieurs cancers. Cela inclut les mélanomes (la forme la plus dangereuse de cancer de la peau) qui ne sont pas détruits par la chimiothérapie.

Les racines du pissenlit Russe, une variété particulière, produisent une substance laiteuse qui peut être utilisée pour fabriquer une forme de caoutchouc. Bien que vous ne puissiez probablement pas cultiver suffisamment de ce pissenlit pour remplacer vos pneus usagés, ce substitut peut être utile dans de nombreux autres cas où vous auriez besoin de caoutchouc. Pour ce qui est du pissenlit Russe, vous pouvez toujours consommer ses feuilles, mais il pourrait ne pas être prudent d'utiliser les racines aussi fréquemment pour la nourriture et les médicaments que la variété commune. Néanmoins, cela ne coûte pas grand chose de cultiver les deux dans votre jardin, car la plupart des gens ne seront pas en mesure de les distinguer et penseront qu'il s'agit dans tous les cas de mauvaises herbes.

Les pissenlits sont aussi bons pour amender le sol. Si vous laissez pousser les pissenlits d’une année à l’autre, ils feront plus que simplement revenir avec de nouvelles feuilles et de nouvelles fleurs. Ils vont également s'étendre dans le sol, à une profondeur que les systèmes racinaires d'autres plantes n'atteindront jamais. Au cours de ce processus, ils contribueront à apporter du phosphore, du calcium, du potassium, du fer, du cuivre et du silicium supplémentaires. Beaucoup de ces minéraux sont essentiels pour votre santé et aussi pour les plantes qui partagent le jardin avec des pissenlits. L'utilisation de racines de pissenlit dans le compost ou comme engrais aura son importance, en particulier lorsque vous ne pourrez plus acheter de formules préfabriquées.


Le Pourpier doré (Portulaca oleracea)




C'est une autre "mauvaise herbe" que la plupart des jardiniers s'efforcent d'éradiquer de leur pelouse ou du jardin, du moins jusqu'à ce qu'ils la voient comme un aliment. Il est intéressant de noter que le pourpier est cultivé dans les jardins et les serres de la région méditerranéenne et en Europe. Même s'il est souvent utilisé comme plante aromatique, il peut l'être également pour ses propriétés médicinales et comme aliment. Voici quelques petites choses qui rendent le Pourpier très important pour votre jardin de survie :

Étant donné que le pourpier est une "mauvaise herbe", il est facile à cultiver, se multiplie rapidement et ne sera pas considéré comme une source de nourriture par d'autres personnes à la recherche de jardins d'apparence plus traditionnelle.

Le pourpier est en train de devenir l'une des sources les plus importantes d'acides gras oméga. Il fournit également plus de vitamines A et C que les plantes les plus populaires sur le marché. Comme le pissenlit, le pourpier est plus sain que les épinards et la laitue, et également plus tolérant à une large gamme de températures.

Le pourpier possède un certain nombre de propriétés médicinales qui ont été documentées dans les traditions de nombreuses cultures. Des études récentes ont montré que le pourpier peut aider à protéger le système nerveux. Ceci est très important compte tenu du nombre de toxines présentes dans l'eau, les aliments et dans l'air, ainsi que du rayonnement électro-magnétique à même de causer toutes sortes de dommages neurologiques. Il peut aussi être utile pour ralentir les dommages au foie, ce qui ralentit l'évolution du diabète, et peut combattre le cancer du col de l'utérus.

En ce qui concerne l'amendement du sol, le pourpier aide à réduire le compactage. Il peut être utilisé comme adjuvant au sol pour augmenter les niveaux de magnésium, de potassium, de soufre, de silicium et de fer. Gardez à l'esprit que plus il y a de nutriments essentiels dans le sol, plus vos productions seront nutritives. Le jardinage biologique et la production d'aliments nutritifs sont beaucoup plus importants que le simple choix des bonnes semences. Il s’agit également de s’assurer que le sol lui-même contient les nutriments nécessaires qui peuvent être absorbés par la plante et mis à disposition pour vos besoins alimentaires.


La Stévia (Stevia rebaudiana)




Même si la croissance de la stévia peut s'avérer délicate, c'est une plante très importante pour les jardins de survie car il s'agit d'un édulcorant à faible teneur en glucides qui peut être très utile aux diabétiques qui n'auront pas accès aux médicaments dans un monde d'après-crise. Bien que l'on ne trouve que peu d'informations sur le profil nutritionnel de la Stevia, certaines recherches très prometteuses indiquent que son extrait peut être utilisé pour se débarrasser de la maladie de Lyme. Étant donné le nombre croissant de tiques malades et leur prolifération probable à mesure que notre environnement devient plus instable, la capacité de la Stevia à se débarrasser de la maladie de Lyme pourrait être encore plus importante que sa valeur nutritionnelle.

Étant donné que les recherches sur cette plante sont relativement récentes, d'autres informations sur ses bienfaits et capacités médicinales pourraient voir le jour. Malheureusement, les recherches sur cette plante importante ont été ralenties pendant des années en raison des pressions exercées par les diverses industries, dont sucrières, comme on peut l'imaginer. Bien que la stévia ait été utilisée mondialement comme additif alimentaire, il n’est toujours pas facile d’obtenir des plants et des graines. Je vous conseille d'acquérir ces dernières dès maintenant, tant qu'elles sont encore disponibles, afin que vous les ayez en cas de besoin.


Les Orties (Urtica)




Nous avons déjà parlé de cette plante dans nos colonnes, et c'est l'occasion de le faire à nouveau.

Les orties (Urtica) sont un genre de la famille des Urticacées qui regroupe une trentaine d'espèces de plantes herbacées à feuilles velues. On en trouve 11 en Europe dont 5 en France. Les espèces les plus communes sont la grande ortie (Urtica dioica, 50 cm à 1 mètre, vivace) et l'ortie brûlante (Urtica urens, moins de 50 cm, annuelle). Urtica pilulifera (ortie à pilules, ortie romaine) se rencontre dans le midi et l'ouest de la France, Urtica membranacea (ortie membraneuse) se rencontre dans le midi méditerranéen et Urtica atrovirens uniquement en Corse (Wikipedia).

La grande ortie et l'ortie brûlante (feuilles et racines) sont reconnues comme faisant partie des plantes médicinales les plus utiles et les plus efficaces. Les feuilles sont couramment utilisées comme toniques, dépuratives, diurétiques, et anti-inflammatoires (douleurs rhumatismales). L'ortie est surtout connue pour ses propriétés revitalisantes et énergétiques.

La grande ortie est également très utilisée à des fins alimentaires, industrielles (pour sa fibre) et agricoles (en tant qu'engrais vert et insecticide).

Les variétés communes souffrent d'une mauvaise réputation. Invasive, squatteuse des jardins et en plus urticante, l’Ortie semble avoir décroché la médaille de la "Mauvaise Herbe" par excellence. Oui bien sûr, nous sommes face à une plante qui se défend. Ses feuilles, très dentelées, sont munies de poils urticants, sortes de minuscules ampoules ou dards contenant un venin proche de celui de certains serpents ou insectes.

Pourtant, l’ortie n'est rien de moins qu'un trésor de bienfaits. Le venin participe aux vertus bienfaisantes de la plante, et contient des acides divers dont : l’acide formique, acétique, gallique mais également des flavonoïdes, histamine, sérotonine…

Mais les vertus de l’ortie ne s’arrêtent pas là. L'ortie est constituée de principes actifs majeurs ; de nombreux minéraux dont : calcium, chlore, magnésium, manganèse, potassium, soufre, zinc, silicium et fer en importante quantité ; de vitamines notamment B2, B5, B9,K, C et provitamine A ; d'oligoéléments : manganèse, silice, potassium, soufre ; de chlorophylle en grande quantité (lien).

L'ortie a permis de survivre à de nombreuses familles paysannes durant la dernière guerre. Elle vous rendra les mêmes services lors de celle à venir...


Le Tournesol (Helianthus)




Quand la plupart des gens pensent au tournesol, ils ne considèrent généralement que les graines à grignoter pour se calmer les nerfs. Pourtant, cette plante mérite largement de figurer parmi les douze meilleurs aliments pour un jardin de survie, pour plusieurs raisons.

La première est que les graines de tournesol peuvent être transformées en huile qui se conserve pendant des mois. Cette huile est assez facile à fabriquer, et permet de s'éloigner de celles raffinées et dangereuses du commerce. Si vous êtes dans une situation où les graisses animales ne sont pas abondantes, vous pourrez toujours utiliser l'huile de tournesol pour la cuisson.

Contrairement à la croyance populaire, vous n'êtes pas limité à consommer que les graines. Les feuilles et les bourgeons sont également comestibles. Si vous avez besoin d'un aliment riche en nutriments et de plus de biomasse que les graines, laissez-les simplement germer. Comme avec les autres, la quantité de nutriments disponibles dans le tournesol germé est beaucoup plus élevée que dans une plante mature.

Les graines de tournesol peuvent également être séchées et moulues pour être ajoutées au pain et aux biscuits. En cas de besoin, vous pouvez sécher les graines pour faire une variante de biscuits de survie.

Enfin, les graines de tournesol sont riches en sélénium. C'est un minéral souvent sous-représenté qui est vital pour la santé de la thyroïde et de nombreuses autres fonctions.

Le tournesol est une plante robuste et facile à cultiver. Une fois que vous aurez récolté les graines ou les feuilles, vous pourrez toujours remettre le reste de la plante dans le tas de compost.


Les graines de Chia (Salvia hispanica)




S'il existe une plante riche en nutriments qui peut être cultivée à peu près n'importe où, celle de Chia vient en tête de liste. Vous pouvez faire germer le Chia en quelques jours pour fournir des repas rapides ou laisser la plante continuer à pousser jusqu'à ce qu'elle produise des graines. Il y a des centaines de recettes qui permettent d'utiliser le Chia dans le pain, les pâtisseries, et comme garniture. Voici quelques autres points à considérer :

Si vous ne disposez pas d'œufs, faites tremper des graines de chia jusqu'à ce qu'elles forment un gel. Ce gel aura des propriétés de liaison similaires à celles d'un œuf. Gardez à l'esprit, cependant, que les graines de chia ne peuvent pas agir comme agent de levage. Vous aurez toujours besoin d'utiliser de la levure à cette fin.

Les graines de chia sont riches en protéines, en calcium, en acides gras oméga-3, en fibres, en potassium et en cuivre.

Lorsque vous consommez du Chia, n'oubliez jamais que les graines peuvent absorber 27 fois plus d’eau que leur volume et donc augmenter considérablement leur taille. En tant que tel, vous ne devriez jamais les consommer sans vous assurer qu'elles ont été complètement trempées et/ou transformées en gel. Si vous voulez les utiliser pour leur texture croquante ou comme garniture, faites-le avec parcimonie.

Les plantes de chia peuvent être à la fois grandes et prolifiques. Cela les rend utiles pour produire de grandes quantités de biomasse. Vous pouvez consommer les feuilles ainsi que les graines. Étant donné que les plantes deviennent très grosses, elles se prêtent également bien au tas de compost lorsqu'il est temps de les récolter.


Le Quinoa (Chenopodium quinoa)




A cet instant, vous vous demandez peut-être pourquoi je n'ai pas ajouté de haricots à ma liste d'aliments essentiels pour un jardin de survie. Même si les haricots fournissent un peu de protéines et peuvent fixer l'azote dans le sol, ils ne fournissent pas tous les acides aminés essentiels nécessaires à la nutrition de base. Le quinoa, par contre, est l'une des rares plantes qui fournit tous les acides aminés essentiels sous forme digestible. Contrairement au soja, qui les fournit lui aussi, le quinoa est nettement plus sûr à consommer et à préparer.

Voici d'autres choses à savoir sur la culture du quinoa dans votre jardin de survie :

Le quinoa est riche en fibres alimentaires, en protéines, en fer et en magnésium.

Même s'il ne contient pas de gluten, le quinoa constitue un substitut utile à la farine de blé. Lorsque vous comparez les deux en termes de rendement, vous constaterez aussi que celui du quinoa est plus élevé.

Contrairement au haricot, le quinoa ne fixera pas l'azote dans le sol. Au contraire, il se comporte plus comme le maïs en ce sens qu'il peut rapidement épuiser l'azote. Si vous cultivez du quinoa, n'oubliez pas de le faire alterner souvent avec du trèfle rouge, ce qui rétablira l'azote dans le sol, ou les fera simplement croître ensemble.


Le Trèfle violet (Trifolium pratense)




Revenons maintenant aux "mauvaises herbes". Le trèfle violet (ou encore trèfle des près) est une autre plante que la plupart ne reconnaîtraient pas comme faisant partie d'un jardin de survie précieux et hautement fonctionnel. Pour commencer, il fixe l'azote dans le sol et poussera souvent à l'état sauvage dans les zones où l'azote a été épuisé.

En tant qu'herbe médicinale et alimentaire, le trèfle peut être utilisé de différentes manières. C'est une plante herbacée vivace longtemps utilisée en médecine traditionnelle chinoise et russe pour ses propriétés sédatives, diurétiques et antitussives. On lui attribue aussi des vertus dépuratives, cholérétiques et antispasmodiques et pour soulager, en usage externe, les affections de la peau.

Les fleurs séchées sont prioritairement utilisées en phytothérapie sous forme de tisane. Cependant, toutes les structures de la plante (feuilles, tiges, racines et graines) peuvent être exploitées, selon le type de préparation.

Le trèfle fournit un complément appréciable de minéraux et d’oligo-éléments. En effet, il contient du calcium, du magnésium, du phosphore, et du potassium, et des oligo-éléments tels le bore, le chrome, le fer, le cobalt, le cuivre, le sélénium, le zinc et le manganèse qui lui confèrent des propriétés minéralisantes et revitalisantes. Le trèfle violet renferme également des tanins, des glucosides, des acides organiques et des pigments mais aussi des vitamines (C, B, E, K).

Outres les minéraux et oligo-éléments, le trèfle est riche en isoflavones (daidzéine, génistéine, formononétine et biochanine A). Ces phytoestrogènes possèdent une structure chimique très différente de celle de l’oestrogène, mais ont une activité oestrogénique1,2,3,4.

Par ailleurs, le trèfle renferme des saponines et de la coumarine. Ce dernier aiderait à réduire le risque de formation de caillots sanguins et protégerait contre les risques d’obstruction des vaisseaux et de thrombose (source).

Certaines recherches en cours indiquent également que le trèfle peut être utilisé comme agent de prévention du cancer.


Le Grand Plantain (Plantago major)




Si vous pensiez que le pissenlit et le pourpier étaient des plantes incroyables, vous ne réaliserez peut-être pas que le plantain à feuilles larges est une autre "mauvaise herbe" vitale pour un jardin de survie. Voici quelques avantages de la culture de cette plante :

À l'origine, le grand plantain (ou plantain des oiseaux) était cultivé en Europe et a été utilisé pendant des siècles comme aliment et médicament commun. Ses feuilles basales sont disposées en rosette, la hampe est dépourvue de feuilles, portant l’inflorescence au sommet. Ses feuilles sont vertes, larges, et allongées.

Vous pouvez le cultiver facilement comme plante annuelle, biennale, ou pérenne. Si vous cherchez une plante d'intérieur d'où vous pouvez tirer des feuilles pour la salade, le ragoût ou le thé, cette plante répondra facilement à vos besoins. En fait, certaines personnes aiment combiner le thé de plantain avec le quinoa, car elles sont complémentaires.

Le plantain est riche en plusieurs vitamines B ainsi qu'en A, en chrome, en calcium et en fer, en sélénium, en zinc et en phosphore.

Par voie interne, on dit que le plantain est un excellent purificateur du sang, des poumons et de l'estomac. Il soignerait l'hémophilie, la diarrhée, la dysenterie, les retards dans le développement chez l'enfant, la tuberculose, les bronchites chroniques, la pharyngite, la laryngite, les néphrites. Les graines ont été employées avec succès dans les hémorragies utérines et celles du poumon (source).

Une attention croissante est accordée à la capacité du plantain à feuilles larges d'agir comme anti-inflammatoire. Une étude a montré que l'extrait de plantain à feuilles larges pouvait être utilisé pour réduire ou traiter les lésions hépatiques causées par l'acétaminophène. Bien que l'on ne sache encore si le plantain peut également être utilisé pour gérer d'autres types de dommages au foie, cela vaut la peine de le considérer. Gardez à l'esprit que de nombreux produits chimiques ou toxines peuvent causer de tels dommages dans un monde post-apocalyptique. L'utilisation de plantain quand aucune autre assistance médicale n'est disponible peut dès lors aider.

Beaucoup de personnes qui se sont blessées lors d'activités de camping ou en plein air savent que le plantain est très utile pour prévenir les infections et les empoisonnements sanguins dus aux plaies. Tout ce que vous aurez à faire si cela vous arrive, c'est de faire couler du jus d'une feuille de plantain et d'appliquer toute la feuille sur la plaie.

En ce qui concerne la prise en charge des affections cutanées, le plantain est souvent considéré comme comparable, sinon meilleur, que l’Aloe.


La courgette (Cucurbita pepo)




En plus d'être délicieuse dans les soupes, frites, et dans les pains, la courgette est une plante facile à utiliser dans tout jardin de survie. Voici quelques raisons pour lesquelles il s'agit d'une plante clé :

Avant même que les courgettes soient prêtes à cueillir, on peut consommer les feuilles et les fleurs (les beignets de fleurs de courgette sont un régal !).

La courgette continuera de produire des légumes jusqu'à ce que la plante soit tuée par le gel. Si vous pouvez trouver un moyen de la faire pousser à l'intérieur, il est plus que possible de prolonger sa saison de croissance et de continuer à en manger toute l'année.

Si vous recherchez des plantes faciles à cacher, les courgettes peuvent se fondre dans l'environnement. Elles ont tendance à avoir des feuilles plus petites que les autres plants de courge et à bien cacher leurs fruits. Tant que les fleurs ne sont pas visibles, il y a de fortes chances pour qu'elles passent totalement inaperçues.

Vous pouvez préparer les graines, les fruits et les épluchures de différentes manières. Cela comprend même la fermentation des courgettes et leur utilisation pour faire du vinaigre.

Ces plantes prolifiques produisent beaucoup de biomasse et possèdent un système racinaire profond, à même de puiser les éléments nutritifs dans les couches profondes du sol. Plus tard, le compost de ces plantes peut faire un bon conditionneur.


L'Ail (Allium sativum)


Ail violet d'Afrique du Sud


Un survivaliste sait que l'ail a toutes les bonnes raisons de figurer dans un jardin de survie. En fait, cette plante a beaucoup plus d'avantages pour la santé qu'il n'est possible de lister dans un seul article. En bref, l'ail est un antifongique, antibactérien, et antiviral. Il peut être utilisé pour gérer l'hypertension artérielle, l'asthme (seulement chez certaines personnes, il peut déclencher une réaction allergique chez d'autres) et le diabète.

Consommer une seule gousse par jour permet d'éviter facilement toute une série de maladies. En fait, l'ail existe depuis des milliers d'années et est utilisé pour traiter les infections sans que les agents pathogènes y deviennent immunisés. En prime, vous n'aurez pas besoin d'ajouter d'autres ingrédients pour augmenter son efficacité. Cela dit, comme le curcuma, l'ail est aussi un anticoagulant. Si vous consommez déjà de l'ail, vous ne devrez pas lui ajouter de curcuma ou d'autres anticoagulants connus.

Voici quelques autres avantages de la culture de l'ail dans votre jardin de survie : c'est une plante prolifique qui prend très peu de place. Elle peut être cultivée facilement dans des pots et produira des gousses en quelques mois seulement. Bien entendu, on peut démarrer plusieurs plants à partir d'un seul bulbe (en fait, un par gousse).

L'ail est également riche en nutriments et peut être broyé pour fabriquer des huiles et des poudres.


La Betterave à sucre (Beta vulgaris)




Que vous soyez intéressé par la cuisson du pain ou par l'obtention de quantités appropriées de glucides, il est très important de pouvoir produire du sucre sans être lié à un verger ou à des cultures qui prendront beaucoup de temps à se développer. Les betteraves à sucre sont idéales car elles produisent un sucre viable en quelques mois seulement. Quand il s'agit de choisir des semences, gardez à l'esprit qu'il existe des betteraves à sucre OGM ainsi que des hybrides sur le marché. Choisissez vos sources avec soin afin d'obtenir des graines certifiées BIO.

La plante elle-même pousse rapidement et peut être utilisée en cuisine ou pour produire du sucre. Vous pouvez également consommer les feuilles, même si elles ont un goût plus amer que les autres légumes-feuilles. Étant donné que cette plante devient assez grande, elle aura besoin de beaucoup de place pour croître. Si vous laissez la racine pousser assez longtemps, vous risquez de vous retrouver avec des betteraves qui pèsent plusieurs kilos ! Par conséquent, lors de la préparation et du choix de l'emplacement, assurez-vous que le sol offre suffisamment d'espace pour une racine pivotante profonde. Il convient également de noter que la croissance rapide et la production de biomasse les rendent intéressantes pour les personnes qui cherchent à fabriquer du biodiesel mais aussi du gaz naturel.

Il est intéressant de noter que la betterave à sucre est également utilisée depuis des siècles comme plante médicinale. Les chercheurs modernes constatent également que des extraits modifiés de betteraves à sucre peuvent être utilisés pour tuer les cellules cancéreuses. Bien qu'il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine d'étude, vous pouvez toujours consulter des livres plus anciens sur les plantes médicinales et découvrir comment la betterave a été utilisée et préparée par le passé.

Quand il s'agit de choisir des plantes pour votre jardin de survie, on doit prendre en compte de nombreux paramètres avant de réduire la sélection à un petit nombre.


Une treizième pour la chance :

Le Curcuma (Curcuma longa)




Je sais que certaines personnes recommanderaient sans hésiter le Curcuma dans un jardin de survie. Cette plante est un véritable médicament et possède aussi un excellent profil nutritionnel. Personnellement, j'hésitais à l'inclure pour la simple raison que le curcuma à l'état naturel n'est pratiquement pas assimilé par l'organisme, ce qui rend caduques ses belles propriétés curatives.

La façon la plus bénéfique de le consommer (à part en gélules ad hoc hors de prix) est de le mélanger à du gingembre et du poivre dans la proportion de 9/5/1 (9 parts de curcuma / 5 parts de gingembre / 1 part de poivre). 1 Cuillère à café par jour de ce mélange dans de l'huile d'olive ou de coco. A éviter néanmoins lorsqu'on a l'estomac ou les intestins sensibles...

Pour ceux qui peuvent le tolérer, les propriétés nutritionnelles du curcuma restent intéressantes. Même une portion aussi petite qu'une cuillère à café contient une variété de nutriments, y compris du fer, du manganèse, de la vitamine B6, du cuivre et du zinc.

Lorsqu'il est utilisé comme assaisonnement, il fait bien plus que rendre la nourriture plus savoureuse. Par exemple, si vous aimez cuisiner des aliments à haute température, l'ajout de curcuma prévient la formation d'amines hétérocycliques entraînant un risque accru de cancer.

Le curcuma est un anti-inflammatoire bien documenté et bien connu. Il possède également des propriétés antibactériennes et antifongiques. Certaines études indiquent que le curcuma peut aider à lutter contre l'asthme, le cancer et les maladies cardiaques.

L'inconvénient majeur du curcuma est son absorption pratiquement nulle lorsqu'il est consommé seul. Il impose d'utiliser au minimum une matière grasse ainsi que du poivre si l'on veut bénéficier de ses bienfaits.


Conclusion


La grande majorité des plantes que fournit la nature possèdent des vertus nutritives ou médicinales spécifiques. Dès lors, en choisir certaines plutôt que d'autres pour un jardin de survie n'est pas la chose la plus facile.

Mon choix s'est donc porté en premier sur celles considérées comme des "mauvaises herbes", et d'autres qui offrent des conditions de culture particulièrement accommodantes.

Vous devriez être en mesure de trouver les premières dans votre jardin ou dans un champ qui n'a pas été touché par des herbicides ou des pesticides. Vous pouvez aussi acheter des graines sur Internet, en veillant surtout à ne prendre que des variétés BIO. Pour ce qui est de nos futures sources de nourriture, y compris l’ail, il faut toujours faire preuve de prudence et fuir les souches d’OGM ainsi que les hybrides.

En parcourant cette liste, vous constaterez que ces plantes fournissent à la fois un large éventail de bienfaits nutritionnels, médicinaux, et autres. Que vous ayez besoin de biocarburant, de biomasse pour le conditionnement du sol, ou de caoutchouc, ces plantes vous aideront à atteindre vos objectifs.

Peut-être aimerez-vous plus tard en ajouter d'autres, en fonction de vos goûts et besoins. Dans ce cas, n'oubliez jamais de regarder d'abord ce qui est disponible dans la catégorie des "mauvaises herbes", ou s'il en existe qui pourraient ne pas être facilement reconnues comme source de nourriture. Ce sera toujours une chose de moins à surveiller du coin de l’œil lorsque la situation l'exigera...


NB : Bien entendu, rien n'oblige à planter la totalité des variétés décrites dans cet article. Personnellement, j'ai opté pour les suivantes : pissenlit, pourpier, trèfle violet, ortie, plantain, et quelques gros tournesols pour attirer les oiseaux.

J'envisage aussi de stocker des graines de betterave, de panais, et de topinambour, sans les planter pour l'instant. Par ailleurs, je garde toujours un petit stock permanent de pommes de terre, en toute saison, et vous conseille vivement de faire de même.

Quel que soit votre choix final, vous trouverez toutes ces graines en qualité BIO aux adresses suivantes (comparez les sites - les prix varient énormément de l'un à l'autre) :
https://www.biaugerme.com/index.php
https://www.grainesdelpais.com/index.php
https://www.fermedesaintemarthe.com/
Suivant les variétés, la qualité germinative des graines se conserve pendant 4 à 10 ans. Vous pouvez donc commander dès à présent en toute tranquillité !

34 commentaires:

  1. bonjour

    pour infos:
    la photo de l'ortie. son nom est Lamier blanc

    le plantain: les soldats romains s'en servaient pour se soigner la plante des pieds(d'où son nom)parce qu'ils faisaient de longues marches avant d'affronter l'ennemie

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  2. Bonjour à toutes et tous. Alors là, mille fois merci Pierre, pour ce dossier plein de bonnes infos et d'une utilité plus que vitale. Nous stockons tous, les uns/les autres des denrées/conserves/huiles/bastos...etc, mais les graines ? comment les stocker et les conserver ? le risque au fil des mois est que la pourriture survienne. Quelle meilleure technique ? Pour info (et je n'y croyais pas au début !)j'ai pris chez un pote, un plant d'ortie "urtica dioica" puis je l'ai mis en terre au fond de mon jardin, depuis Mars je verse à sa base et autour, tous mes déchets alimentaires "propre" et....ça marche, elle grandie et tiens le choc ! Je vais tenter maintenant, la culture en pot,dans la cave d'une belle plante d'avenir " La 9 grains en 12" Heu ! humour! Amitiés à toutes et tous. Didier.

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    1. Pour la conservation des graines :
      - soit dans des sac Mylar avec absorbeur d'oxygène
      - soit en utilisant une machine à mettre sous vide pour les aliments (qui est un excellent investissement, et pas que pour les graines !).

      Salutations
      Grey.

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  3. Il faut avoir cultivé ces plantes pour voir qu'il y a des inconvénients majeurs. La stévia est une annuelle dont le goût finit par user et dont la fonction est restrictive. Utiliser plutôt de la réglisse dont les racines sont présentes toute l'année. Le tournesol demande énormément d'énergie (soleil/eau) pour pousser et donner une grosse tige. pour les oiseaux, une culture de vers de farine serait plus polyvalente. Pour l'ortie, le lamier (en photo) est plus approprié. Le quinoa est une amarante super chiante à décortiquer, pas rentable. Le curcuma ne pousse pas spontanément, alors que le gingembre est plus facile.
    Pour info: le goji si on utilise les feuilles en bouillon est bien et constitue une haie défensive.
    L'arroche et le chénopode, mauvaises herbes par excellence.
    La moutarde, achetée comme plante fourragère et utilisable toute l'année.
    La consoude, la bourrache, la pimprenelle, la capucine se mangent crues.
    L'épinard d'asie, de mars à octobre, envahissant de 2.5 m de haut.
    Le houblon dont on cuisine les têtes de tiges comme des haricots verts.
    Les aromatiques vivaces sont un maître achat dans un jardin ou une salle de bain (ratio lumière/humidité).
    La menthe et la mélisse, disponibles sauf en hiver.
    Pour les exotiques: l'oca dont les feuilles se mangent aussi. Le rau ram qui se plaît dans un sceau d'eau en intérieur même en hiver, idem pour le liseron d'eau. Le gingembre/curcuma/ taro/ ipomée en intérieur.
    Aussi: actinidia, coings, nèfles, agrumes, kakis et graines germées pour l'hiver.
    Pour info, ces plantes sont faciles à pousser chez nous et sont essentiellement citées pour la bouffe.
    Pour d'autres propriétés (antiseptiques, mellifères, médicinales...)il existe d'autres plantes aussi faciles à utiliser. J'ai cultivé toutes ces plantes sur plus de vingt ans (et des fois pas quand j'étais ailleurs)dans un but d'autonomie relative et c'est pour ça que j'ai lâché le potager traditionnel au profit de produits plus envahissants, plus rustiques, moins beaux mais qui conviennent à mon mode de vie. J'en oublie mais le sujet est très vaste.
    cc

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    1. Bonjour CC
      Merci a Pierre pour ce super article je vois que vous citez le goji avez vous réussi a obtenir des baies? Merci d avance
      Par temps de guerre du pain et de l ail ca nourrit
      Bonne prepa le thym pousse extrêmement bien
      A bientôt
      Plfr

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    2. Plfr,
      Oui, cela s'obtient mais les plants du commerce sont stériles. Il faut donc trouver un specimen normal. Ca marcotte à tour de bras dès que c'est planté. Le plein soleil rend le plant plus dense et plus fructifère. Les fruits sont bof, juste pour les vitamines. Les feuilles, soi-disant toxiques, sont parfaites en bouillon, j'en suis pas mort. Attention toutefois à la chlorose, inesthétique mais sans danger.
      cc

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    3. Merci de ta réponse cc j ai acheté quelques plants chez truffaut d autres chez jardiland dans le très grand espoir que ca pousse ca pousse et fait des fleurs de la a avoir des fruits c est pas gagné Merci beaucoup de tous vos judicieux conseils je reve d un jardin magnifique on verra bien

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  4. Bonjour à toutes et tous.Bonjour cc et mes respects car tu a l'air de bien maîtriser ce vaste sujet ! "aromatiques vivaces" tu veut parler de:thym, romarin, estragon,coriandre...etc ? gingembre et curcuma en intérieur ? et tu pense que c'est jouable en pots ou bacs, dans la maison? (garage,remise voir même cabanon c'est faisable aussi ?) quels seraient les impératifs de culture ? en ce qui me concerne, climat Sud-Finistérien, donc toujours doux mais venteux, et souvent humide !!! (en Bretagne il ne pleut que sur les cons ! lol)Amitiés à vous tous.Didier.

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  5. CC, vous avez entièrement raison.
    C’est le problème que l’on encontre dans toutes les conférences.
    À chaque fois je dis « oui, mais demain plus de pétrole, plus d’énergie, on fait quoi ? On apprend pleins de choses sur les plantes exotiques hors de France et rien sur les nôtres.
    Si demain il y a un effondrement, vous croyez que je pourrais aller à Tahiti ?
    Ce sont les plantes d’ici qui m’intéresse, pas les autres. »
    Ici nous avons le calendula (souci) qui sert entre autre contre l’empoisonnement.
    L’arnica, effectivement le thym, le romarin et j’en passe…
    Et oui Didier ça marche aussi. Je vis sur le bord de la Méditerranée et nous avons soit le marin, soit la tramontane. Ce qui gêne le plus c’est le Soleil. Si vous faites en sorte de les protéger un peu du vent, il n’y a pas de souci. En tout cas pour moi ça marche.
    D’ailleurs je dis souvent à mes enfants en voyant les films ou lorsque mon fils a fait l'armée "tu vois, s'ils avaient connu les plantes, ils ne se retrouveraient pas dans cette situation" ou « tu aurais pu en mettre dans tes chaussures (plantain)» ou encore « si j’ai un bois, un parterre de fleurs à côté, je ne me battrais pas pour une boite de petit pois » ils souris mais savent que j’ai raison.

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  6. Bonjour Didier,

    En effet, les aromatiques sont bien celles-ci. Pour les tubercules en pot: terre drainante, lumière et garantie contre le vent. Le sud Finistère, dont je suis originaire, permet pratiquement toutes les cultures. L'humidité de l'air est moins nocif que celui de la terre qui noie les racines, au besoin couvrir les pots contre les pluies.
    Aussi, une terre sableuse et sèche pour le curcuma permet de retirer la plante, couper la racine, faire sécher la plaie et replanter. Le gingembre se reproduit par la hampe florale qui donne naissance à des tubercules qui tombent au sol une fois matures, donc pas la peine de couper les racines pour reproduire la plante.
    cc

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  7. Concernant le pissenlit et la production de caoutchouc.
    Le liquide blanc et visqueux qui s'écoule de la tige coupée est du latex. Il vulcanise spontanément et rapidement au contact de l'air et se transforme en caoutchouc, empêchant donc son stockage et son transport vers une usine. Cette vulcanisation rapide est due à une enzyme. Des chercheurs russes sont parvenus à supprimer par génie génétique la production de cette enzyme, permettant ainsi la production massive de latex grâce à des champs de pissenlits. Les allemands avaient aussi travaillé là-dessus durant la seconde guerre mondiale mais n'avaient pas trouvé de solution. Donc le fameux pissenlit russe qui produit du caoutchouc est une variété OGM!
    Si vous avez besoin de faibles quantités de latex, vous pouvez toujours utiliser celui de vos pissenlits traditionnels à condition de le mettre directement dans le moule, avant qu'il ait eu le temps de polymériser.

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  8. Si votre sol est TRES humide, cultivez des roseaux!
    La racine et le fuseau permettent d'obtenir de la farine, l'une des deux (je ne sais plus laquelle)est même panifiable puisque contenant du gluten. De plus, quelle que soit la saison, il y a des parties comestibles. Et le rendement est énorme (de mémoire 50 fois celui des pommes de terre).

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  9. Et un sol sableux est bien adapté aux arachides.
    En bonnes légumineuses, elles enrichissent le sol en azote.
    Leurs graines se torréfient ou peuvent donner de l'huile ou une pâte extrêmement calorifique, contenant essentiellement des protéines et des lipides.
    Et vous aurez du mal à trouver quelqu'un capable de reconnaitre la plante dans votre jardin...

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  10. Bonsoir à toutes et tous. Je suis "Baba !" de vos connaissances à vous toutes et tous ! Nous sommes là, dans le concret de la survie (en autonomie, et pour le domaine de la bouffe)Nous n'avons plus le temps de faire de la philosophie "chaotidienne" (je viens d'inventer le terme ?)ce que vous dites, c'est du concret pour le miam miam. Merci. Beaucoup d'entre nous sont capables de trucider du barbus hallal, avec plaisir et finesse! mais pour se sustenter avec ce que nous offre la nature, c'est une autre affaire!Merci. Amitiés, Didier.

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  11. Super article merci Pierre :-)
    Pour ce qui est des "mauvaises herbes" pas de prob j'ai tout ! ^ ^

    J'ai rajouté du Goji aussi (pas de prob pour les baies), du sureau (attention à la bonne variété !) et des argousiers.
    Ce qui pousse fort bien aussi ce sont les Physalis (coquerets du Pérou) qui ne nécessitent aucun soin et sont beaux en plus... ^ ^

    Essayé la nigelle et le raifort cette année mais ça n'a pas poussé.

    Pour ceux qui ont de la place (en priant pour avoir le temps), plantez une bambouseraie et de l'osier... ils rendront de nombreux services quand les matériaux viendront à manquer.

    Du millepertuis aussi.... :-)

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  12. Ligeia A,

    En effet, j'ai oublié physalis et argousier (Attention, plante pionnière). L'arbousier, l'amélanchier et l'aronia sont pas mal non plus. ON A OUBLIE LE CHOU! Et la christophine!
    La nigelle aromatique, quand ça se plaît, ça pullule et puis ça disparaît. Le poivrier du Sichuan est un super arbre.
    Pour le bambou, bien veiller à les couper en sève descendante, sinon les chaumes cassent à chaque section et sont globalement mous.
    Je me suis volontairement limité au comestible car en cas de chaos, mieux vaut cultiver des plantes pour la pharmacopée et les psychotropes, ce qui se vend le mieux car tout le monde en voudra.
    Les tinctoriales, fourragères, défensives, mellifères...ont toutes leur utilité mais il va falloir écrire tout un bouquin sur le sujet.

    En premier lieu, connaître sa terre. facile, il suffit de mettre une poignée dans un bocal d'eau. Les strates ne se mélangent pas et se séparent en sable, au fond, limon puis argile. Les parts organiques surnagent et en plus, on a les proportions selon l'épaisseur de chaque strate.
    Connaître l'exposition au soleil et au vent.
    Connaître les apports en eau (nappes souterraines ou pluie).

    Avec ça, étudier ce qu'on veut toute l'année, en quantité suffisante et ensuite gérer toutes les espèces qui feront la soudure en cas de mauvaise récolte ou période creuse.

    Ah oui, c'est plus chiant que de s'imaginer derrière sa 12.7 mais ça fait partie du pack, ainsi que le secourisme, l'artisanat et la sociologie de base.
    cc

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    1. Oui c'est vrai, il y en a tant ! ^ ^
      Ma terre est argileuse... production tardive mais qui dure plus longtemps en général.
      Je cultive du tabac aussi... je ne pense pas qu'il sera génial mais devrait faire une bonne "monnaie" d'échange !

      La nature est généreuse...mais le savoir se perd. :-(
      Dommage que ce savoir ne soit pas enseigné à l'école plutôt que les habituelles inepties qui ne serviront jamais à rien !
      Ah si pardon.... à faire de nous des assistés manchots, bien dociles et dépendants.

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    2. Bonjour,
      La culture du tabac n'est pas si compliquée...
      C'est juste une plante qui demande un sol riche et suffisamment d'eau, surveiller les maladies (mildiou), sarcler régulièrement, écimer de 9 à 12 feuilles avant floraison pour avoir de larges feuilles de qualité, faire tomber les feuilles des bas de pieds pour éviter la montée du mildiou etc.
      La partie la plus difficile est de le rendre consommable, voir des "youtubeurs" américains qui donnent de bons exemples de techniques et des solutions, pour le tabac blond (burlé, virginie etc.).
      Le tabac brun est plus facile à traiter, mais n'est plus consommé que par quelques anciens...
      Cordialement.

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    3. Le tabac sera t-il aussi important que dans les années 40? J'en doute, d'autant que la contrebande de produits manufacturés est déjà aux mains de malfaisants. En cas de chaos, passez directement à l'interdit car dans toute zone de conflit, drogue, sexe et jeux sont les constantes les plus recherchées.
      Oui, ça pète un peu le mythe du jardinier mais pour avoir eu la chance de vivre en milieu pourri, j'ai pu voir ce qui marchait bien. aussi chère que soit la patate, elle vaut moins que n'importe quel moyen d'évasion.
      Sinon les végétaux passant par un alambic marchent super bien.

      cc

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  13. Bonjour à tous,

    Merci Pierre pour ces informations précieuses,

    J'ai réalisé un bon document (.docx) avec toutes les plantes sauvages (+ champignons commestibles et mortels et plantes toxiques) facile à reconnaitre et à préparer (cru ou cuite) dans une situation de survie (fuite ou non).

    J'habite les Pyrénnées donc c'est applicable pour ma région mais aussi beaucoup d'autres en France.

    J'ai mis plusieurs mois à le réaliser, à l'aide d'autres bouquin et de mes connaissances sur le terrain.

    Je peux l'envoyer gratuitement à celui qui est intéressé.

    Merci

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    1. Bonjour à toutes et tous. Bonjour à toi, Anonyme 7/09/2018 à 12.41. Je suis fortement intéressé par ta proposition concernant le document que tu a réalisé. Comment peut-on faire pour se contacter ? (je suis nul avec internet), je prend en charge tous les frais. Comme tu le sais, je suis au bout de la Bretagne mais il doit y avoir que très peux de différences dans les variétés de plantes, seul le climat est quelque peux différent. D'avance merci. didier.

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    2. Bonjour Didier,

      Voici mon pseudo Google+ (que j'ai oublié de mettre) : Chauli Z

      Sinon si tu peux me laisser ton adresse mail ou un message privé ou autre compte internet où je pourrais t'envoyer le document sous format dématerialisé (.docx - 27 pages - 30,37MB)

      Ce doc ne concerne que l'utilisation des plantes sauvages et champignons sous forme alimentaire (pour l'autonomie ou la fuite en survie).

      Merci.



      Chauli

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  14. Bonjour,

    Je rejoins CC dans ses propos car beaucoup d'erreurs dans ce texte...je m'explique.

    Pour commencer, Il faut différencier :
    - Les plantes sauvages.
    - Les plantes du jardin.
    - Les "céréales" (blé, avoine, orge, amarante, chia, maïs, tournesol, soja, ...) qui seront cultivées hors du jardin (sauf pour essais sur petites surfaces)

    Pourquoi cultiver des plantes sauvages tel que le pissenlit, l'ortie, le pourpier, le trèfle, et le plantin dans un jardin alors que ces plantes sont présentes en grand nombre dans la nature, poussent sans aucunes intervention de notre part, et, de plus, pour celles cité, sont envahissantes ?

    La stévia n'est pas de chez nous, et est difficile à reproduire (très faible taux de germination, et 16h00 d’illumination nécessaire quotidienne pour la germination).

    Stocker des graines et une bonne chose, mais il faut également tenir compte de la durée de conservation celles-ci (les graines de panais ne se conservent qu'1 an !) Ainsi que la possibilité de récupérer ces graines sur des plants sains pour les années suivantes.

    Privilégiez plutôt les légumes perpétuels (ou vivaces), et les variétés rustique qui poussent dans votre coin (voir avec les voisins)
    http://www.prisedeterre.net/2011/08/18/tour-dhorizon-des-legumes-perpetuels-et-vivaces/

    UN JARDIN NE S'IMPROVISE PAS ! se dire de stocker des graines pour "au cas ou" est une grosse erreur !

    Il faut des années de pratique pour maitriser les cultures des différentes espèces du stockage des graines, à la récupération ce celles-ci pour les années suivantes.
    - Savoir quand semer, quand récolter
    - Connaitre et traiter les maladies, les nuisibles.
    - Prendre en compte la météo, le climat.
    - Sécuriser son jardin (clôtures, plantes répulsives,...)
    - Prévoir l'arrosage, les outils (une serre ?).
    - Savoir stocker ses récoltes (séchage, lacto-fermentation, stérilisation, ...).
    - Connaitre sa terre, l'ensoleillement du jardin selon les saisons.
    - Pratiquer et planifier la rotation des cultures.
    - Implanter des variétés vivaces, des aromatiques, des médicinales...
    …et je ne parle pas des fruitiers.

    Et pour finir, le topinambour se reproduit par tubercule (espèce également envahissante), et non par graine...

    Yannick

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    1. Bonjour,
      En tant que producteur de semences, je ne peux qu'abonder dans votre sens, vos remarques sont pertinentes et pleines de bon sens. Les graines ont toutes une durée germinative moyenne, mais elle dépends énormément des conditions de stockage, donc peut être très variable.
      Toutes nos graines sont stockées dans un congélateur modifié en réfrigérateur (économie d'énergie) avec du "dessicant" pour les protéger de l'humidité, elles sont renouvelées tous les ans ou tous les deux ans pour celles à longue durée de vie.
      Je ne suis pas sur la liste de pierre, mais si cela est permis, je rappelle l'adresse de notre site Internet :
      http://www.lafermederocanadel.com/
      Vous y trouverez notre catalogue. Les graines y sont de l'année ou de l'année passée, le taux de germination est testé pour chaque lot, et vous pouvez reproduire toutes ces semences, pas d'hybrides ni d'OGM bien entendu, tout sous la mention Nature & Progrès qui est bien plus sévère que le "bio".
      Cordialement,

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    2. Mes conseils, pour les plantes comestibles sauvages :

      1 –Acheter des bouquins sur les plantes sauvages comestibles, savoir identifier les plus représentées dans son environnement proche, connaitre les parties consommables, et à quel moment les ramasser. Car comme dit plus haut, ces plantes sont présentes en grand nombre dans la nature, et poussent sans aucune intervention de notre part.

      2 – Gouter ces plantes ! Ce conseil est valable pour tout ce que vous comptez consommer (et pas que pour les stocks). Il est en effet inutile d’avoir un champ de topinambour si vous ne supportez pas sa digestion, ou de planter des Gogi parce que c’est la mode, mais n’avoir jamais gouté une baie que vous trouverez finalement infecte.

      Mon conseil pour la survie en général : Achetez des bouquins !

      Les connaissances sont indispensables, et vous ne pourrez pas tout savoir, et encore moins tout retenir. Avoir une bibliothèque conséquente sur des sujets tel que la permaculture, les plantes sauvages comestibles, les plantes médicinales, le jardinage, la santé, la chasse, l’élevage, l’artisanat, la survie, les techniques de combats,… est un réel atout.

      La bibliothèque du survivaliste est un élément clé. C’est un vaste sujet qui devrait être abordé en priorité sur les sites dédiés.

      Yannick

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  15. Bonjour à toutes et tous. Bonjour chauli Z. Voici mon adresse G.mail: didierbarbier17111958@gmail.com. Avec toutes mes amitiés. Didier

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  16. Bonjour à tous!Ah les plantes le jardin, pour commencer, je suis en parfit accord avec Yorick, le savoir, est dans les livres.Déjà, pour nos jeunes qui dégainent les réseaux sois disant "Sociaux",et j'en passe pour les inepties de ce système, ça n'engage que moi....Merci Pierre , s'armer, se planquer, et tous le reste Ok! Boire, manger, c'est pour moi existentiel.Ventre vide, langue en caoutchouc, pas bon l'avion.Perso, je me suis toujours intéressé à la nature, qui donne à manger, et qui tue aussi...?je ne vais pas rentrer et déborder à ce sujet, beaucoup le font et le feront bien mieu que moi.En contractant au maximum, Yorick, et vous avez une fois de plus raison, potassons dur, avant que le ciel nous tombe sur la tète. Les rêveurs , et autres illuminés de ce progrès qui nous tue à petites doses journalières, le jour venu viendrons quémander, tuer, s'il le faut, pour survivre je pense.J'ai appris depuis longtemps à reconnaître certaines plantes salvatrices, pour m'alimenter, et réduire au maximum beaucoup de mauvais germes microbes, et hélas j'en passe.Je ne suis pas sorcier, mais autour du village où j'habite, je sais choisir pas mal de ces plantes.Ne pas oublier, écoutez nos anciens aussi, bien souvent , ils sont des puits de savoir.Pour ma gouverne, les toxiques, j'en connais un rayon, des fois que...!Merci à vous tous, pour partager votre savoir, et "Grand" merci à Pierre d'avoir lancé ce sujet. Pas boire, pas manger, en temps de merde, ce ne sera plus le chaos, mais les ailes de la mort qui planerons à l'infini.L'eau sera le point majeur de la survie.Au fait, l'argent colloïdal, est pour moi, un facteur primordial, santé, et surtout, négocie agents microbiens, virus et autres.Bien à vous, et bonne lecture

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  17. Bonjour à tous,

    Ci-joint liens de téléchargement pour document (.docx - 27 pages - 30 Mb) sur les plantes sauvages et champignons comestibles, ainsi que les plantes et champignons toxiques.

    Je l'ai réalisé avec Polaris Office sur mobile Android pour pouvoir soit se nourrir simplement, naturellement et gratuitement (autonomie alimentaire), soit pour l'évacuation en situation de chaos/survie.

    Au plus simple : image(s) (pour reconnaissance facile/rapide sans description) + explication de l'utilisation (ce qui ce mange et comment - cru ou cuit) :

    https://1fichier.com/?4qdawf7ibcld4stlhbtd

    Ou

    https://www22.zippyshare.com/v/cmZRt5KJ/file.html


    Merci pour votre intérêt.

    Amicalement,



    Chauli

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    1. bonjour Chauli un grand merci pour ce partage et ce travail bien fait qui nous concerne tous,a imprimer et a se mettre de coté ou partir avec en main à la rencontre des plantes que nous ne connaissons pas,bien cordialement

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    2. Merci à vous Francois et Janus 2a, je suis heureux que cela vous plaise.

      Amicalement,


      Chauli

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  18. Merci Chauli pour ce recensement que chacun pourra enrichir avec les plantes bien de chez lui

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  19. Merci Chauli,c'est un super boulot.
    Si je peux me permettre il ne faut pas oublier que par exemple il faut quelque chose comme 20Kg de noix pour un adulte par an,en fait 5 noix par jour.Imaginez le nombre de noisettes ou de pignons de pin.
    La nature peut être généreuse mais c'est à nous de prévoir.
    Cordialement
    Yorick

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Merci de veiller à l'orthographe et de rester dans le cadre de l'article proposé. Les commentaires en petit nègre ou hors sujet seront systématiquement rejetés.