12 juillet 2022

Campagne de France : 1 trimestre sans eau ni électricité


Un lecteur anonyme de la campagne nous fait part de son expérience personnelle...

Elle m’a fait craquer au premier regard, cette vieille masure dans l’esprit de « je survis au chaos » 😊, une vieille longère très austère et ses hectares de terrain parsemés de ronces ou de fruitiers, couverts d’une épaisse couche verte qui appelle le travail et la récolte de ces années à venir, Rase Campagne Française, région humide et verte, froide et peu vertueuse en hiver, fertile au Printemps : Campagne de France nous y voilà pour le meilleur et pour le pire !

J’aurais pu rentrer, installer un lit, une table et quatre chaises, et y vivre comme cela, entre Victor Hugo et les Corons. Il n’y a que peu de voisins, et aucun vis-à-vis. Matin et soir, le bruit de la salle de traite de l’agriculteur d’à côté, dont les sympathiques bêtes à cornes enchanteront mes futurs petits déjeuners.

A l’emménagement, il y a bien un authentique Linky et la ferme semble équipée, le puits est en eau, et l’eau courante arrive via un très vieux tuyau et quelques vannes rouillées. Il y a même, comble du luxe, un robinet de jardin ! Je commence donc, très optimiste, mes premiers travaux de rénovation dans cette future BAD isolée à souhait et potentiellement productive : des voisins délicieux et rares, un paysage sauvage et un confort spartiate, mais suffisant.

Mais, très rapidement, les soucis s’enchaînent : les vieilles vannes rouillées pètent les unes après les autres, et l’électricité est un désastre, fumant parfois dans les endroits les plus insolites, notamment à proximité du grenier encore chargé en paille et en foin. La première stratégie est de résister à l’inconfort : je conjugue le verbe « réparer » à toutes les sauces, je répare, tu répares, il répare, nous réparons, etc. Puis vient l’évidence, les professionnels s’enchaînent et les diagnostics tombent : le bastringue est irréparable. Il faut refaire, ré installer, changer : autres mots pour dire attendre, patienter et surtout payer.

Janvier 2022, il faut couper le jus. Si j’allume la cuisine, ça clignote dans la cave et ça fume sous la grange... Je parlemente, ne pourrait-on pas sauver un truc, une prise, une ligne ? Histoire de garder quelque chose ? Parce que là, c’est huit semaines de rénovation complète. huit semaines qui deviendront douze. Rien à faire répond le pro qui, ayant de multiples chantiers sur le feu, promet de faire vite (mais c’était sans compter sur la misère locale).

Alors je supplie l’électricien de :

1) Tirer une ligne – Niet répond-il, pas avec ces trucs bizarres.

2) Vraiment me prioriser – Mais bien entendu ma petite dame, comme tous mes clients.

3) De faire du partiel, genre tirer un câble du compteur – pas légal, répond-il avec un regard sévère, vu qu’il pleut dans la pièce du dit compteur.

4) Et si je place un parapluie – Ah non, ma responsabilité est en cause !

5) Et si c’est moi qui fait (ou un pote au black) – Ah non, faut que je démonte…

6) Pfffffff.

7) Idéeeeeee : un compteur de travaux ? Bah oui, mais l’arrivée du jus mouille aussi sa chemise, faut demander l’accord d’Edf pour toucher à Linky .

8) Merde ! Un gite rural répond-il, c’est le mieux (traduisez, laissez moi bosser et foutez moi le camp).

9) J’allais oublier : tous les yaka-yfokon de tous les potes qui passent...

Je pourrais bien faire marcher le groupe dernier cri dernière génération, mais pas aussi longtemps, et pas sans alerter le reste de la campagne. Le voisin de gauche tire un câble, et m’explique qu’il ne faut pas trop tirer. Pas question d’alimenter Versailles. Bref : je sauve le congèle et la communication, portable, ordi... J’envisage de saler la viande et conserver les légumes, mais les regards familiaux, pleins de dédain, évoquent plutôt une future grève de la faim : c’est qu’ils ne savent justement pas ce que c’est – la Faim ! Je parle – Oh crime de lèse-majesté – de se limiter sur ordi et portables, mettant gravement en danger la paix familiale : c’est clair, je suis la seule de la famille à lire Survivre au Chaos !!!

Et puis l’électricien est optimiste : quelques jours de plus avant qu’un vrai câble ne fasse le principal. A-t-il menti pour préserver notre moral chancelant ? Ce fut rapidement le deuil de la civilisation : leçon d’adaptation : pas question de mater la télé de 8h à minuit, ni même de veiller... Le matin, c’est à la lueur du jour que je peux enfin commencer à travailler à la ferme, avant, c’est lampe frontale et missions de contrôle, mais rien de plus. Nous ré organisons donc le travail en fonction de la saison : 8h – 16h pour les impératifs agricoles, à la lampe torche pour le reste. Bien entendu, il n’y a rien de plus volatile que éclairages mobiles quand on en a besoin, je finis donc par installer des frontales dans tous les coins, histoire de ne pas entendre les uns et les autres hurler dans tous les sens.

Je ressors les batteries solaires qui sont, bien entendu, bien moins performantes que prévues ! Inutiles de compter là-dessus pour charger efficacement l’informatique. C’est du connexe, mais pas le principal. Ca va pour le camping, mais reste un peu juste pour la vie de tous les jours.

Le chauffage, lui, est devenu une affaire compliquée. Le poêle à bois fonctionne très bien et je bénis l’ancien proprio qui a installé ce vieux truc pour chauffer les 90 m² de maison. Pas d’électronique, juste de l’huile de coude pour recouper le bois et charger la bête. Les volontaires ne se pressent pas. Mais ça marche : 20 °C le soir, 28 à côté du poêle, 12 le matin, 14 dans la salle de bain, 16 dans les chambres. Qui se lève en premier pour faire le feu ? Moi.

Peu à peu les habitudes changent. Nous cessons de tripoter les interrupteurs, puis nos yeux s’accoutument. La cuisine se fait au gaz, mais la Russie n’a pas encore croqué l’Ukraine. Le frigo, c’est le bord de fenêtre, perché en hauteur, à cause des chats ! La machine à laver, c’est en laverie, mais vu le côté moins simple, nous prenons également l’habitude de ne pas nous salir aussi rapidement.

Finalement, la vie n’est guère moins confortable, seulement différente... L’électricien me maudit en arrachant des câbles qui ressemblent à des guirlandes de Noël, et il repousse tous les jours le rendez-vous pris avec le Dieu Electricité. Serait-ce un entraînement à un avenir devenu incertain ?

Je fais mon premier pain dans le four du poêle et c’est bon, ça sent le croustillant et la gourmandise dans toute la maisonnée. Par contre, la pizza de dernière minute, c’est plus compliqué. Je me dis qu’en hiver, lorsque le poêle marche, c’est facile. Mais qu’à la belle saison, c’est poêle et four ou rien du tout. Il y a bien le four à pain d’origine, mais il faut compter plusieurs heures de mise en chauffe. Alors la pizza ….

Finalement, au bout de 3 à 4 semaines, le pli est pris ! Nous vivons au rythme du soleil, et ne perdons plus nos frontales. Tout est anticipé, le pain, la pizza, et l’eau chaude pour se laver.  C’était sans compter sur le dieu de la chance et le gel foudroyant qui s’abat sur ce qu’il reste d’installation d’eau courante : patatrak ! Geyser, Service des eaux (qui m’annonce que c’est pour ma pomme), coupure, professionnels, devis, réparations… C’est reparti !

Gite rural répond le plombier – Yaka yfokon disent les copains...

14 Février, la Saint Valentin, mon fils, croyant bien faire, branche une multiprise balaise sur le câble de secours, et met en route machine, télé, électroménager et aspirateur, il veut faire le ménage avec son père, histoire de me faire une surprise. Odeur étrange, la multiprise est en train de fondre ! Mauvaise idée les gars, Joyeuse Saint Valentin à la bougie – So Romantic !

Le reste de mes travaux prend du retard, parce qu’avec un unique point de jus qui vient de chez la générosité voisine, c’est compliqué, le matos de bricolage, surtout après la leçon que nous venons de nous prendre, eut égard à l’affaire dite de la Saint Valentin ! On se fait ça à l’ancienne et pas question de faire fonctionner ensemble : une bétonneuse, une meuleuse, une visseuse et une scie circulaire, toutes bêtes électrophiles, voire électrovores... 

Nous ressortons les vieilles brouettes, et les plans qui font défiler toutes les lettres de l’alphabet. Et comme mon travail implique de communiquer, je revendique la priorité sur le chargement de mon matos. La famille m’insulte. Les enfants me haïssent. Je m’accroche à mon Samsung Galaxy quelque chose, au titre que grâce à lui je rapporte de l’argent. On s’en fout de ton fric me répond le grand dernier, ce qu’on veut c’est de l’énergie… 

Oui mais voilà, on ne peut pas tout acheter, même cher. Les enfants se font livrer un chargeur solaire dernière génération : échec et mat, il fait bien trop moche. Mon tendre et cher négocie deux heures de groupe par jour pour nos besoins : adjugé vendu. La paix sociale n’a pas de prix. Surtout vu celui de l’essence. « Quoi qu’il en coûte » répond la famille à l’unisson, avec un regard sévère, de type « économie de guerre »...

Pendant que tout le monde tente de tirer la couverture (électrique) à soi, l’eau est coupée. Je pense que c’est une affaire de 24 heures, mais cela va durer bien plus longtemps. Le plombier s’explique : ça ne sert à rien de faire des micro réparations, ça va lâcher ailleurs. Faut faire sans, louer un appart, il parait qu’il y en a plein en cette saison.

Cette fois-ci, nous sommes en Mars, ça caille et plus moyen de laver quoi que ce soit !

Le puits est généreux, les cuves à eau également et nous ne manquons à priori pas de réserves. Mais qui va se dévouer pour aller faire la vaisselle dehors ? Vu que l’évier est aussi HS (et que celui de la salle-de bain est minuscule). Monsieur propose de faire dans la douche (pas faire pipi, faire la vaisselle, mais je soupçonne que les gosses ont aussi fait pipi).

Nous commençons à jouer à la famille des cavernes. Se laver les cheveux est devenu une affaire délicate, donc chacun se limite. Techniquement, il faut aller chercher de l’eau à la cuve, la faire chauffer sur le poêle, et compter sur un volontaire qui accepte de la verser gentiment sur le crâne de l’impétrant au baptême sauvage.

Finalement retour à la laverie pour les fringues, et à l’eau bouillue pour l’alimentation. Je la teste, et le résultat m’épate : l’eau du puits est potable, Alléluia 😊 ! Mes voisins nous invitent à manger le lapin sacrifié pour Dimanche : c’est bon, c’est chaud et on y voit clair. Luxe inouï : nous pouvons nous laver les mains. Heureusement, le covid et la vaccination, à la campagne, on s’en tape joyeusement. Alors Adieu Lapin et vive les menottes pas toujours lavées ou les fringues douteuses.

Là c’est dimanche soir : il fait presque doux. Je me fais une tisane à l’eau de nulle part et la bois trankilou-bilou sur le bord de ma terrasse boueuse, il fait presque nuit, mais je m’en fous. Ma fille vient me rejoindre, et nous bavardons. Incroyable scénario encore récemment impossible. Du reste il n’y a pas grand-chose d’autre à faire ! Les hommes coupent le bois et quelques éclats de rire font fuir maître goupil qui cherche la poupoule égarée. Les poules sont rentrées justement ! Les chiens hurlent au goupil qui passe, et mes yeux voient presque très bien, enfin mes migraines de stress ont bien diminué. Puis au dodo, sans la douche. Juste un coup de gant de toilette, là où il faut, et à l’eau froide parce que je n’ai pas pensé à remettre la casserole sur le poêle qui faiblit.

8 semaines déjà, 6 sans le jus ou presque, plus 2 sans eau courante... L’impression de devenir des preppers Canadiens : pourtant non, il fait en -5 et +12, pas de quoi fouetter le chat (qui ne chasse pas les rats innombrables, zut). Mais la famille vit autrement. Nous sommes devenus calmes par obligation, et nous mangeons autrement. Lorsque je fais les courses, la plupart des produits de type grignotage ont dégagé : trop compliqué.

De temps en temps on craque : ma fille part se laver chez une copine. J’ai bien une amie qui m’a proposé sa baignoire (mon Dieu, c’est loin – pas la baignoire, le souvenir de baignoire.), mais j’hésite. Faut prendre la voiture, etc. Mon homme ne sent pas le furet, mais n’est plus aseptisé, surtout lorsqu’il a coupé le bois ! Quand aux cheveux, on les attache pour les filles, ça le fait pour 1 lavage par semaine. Mon homme a fini par se raser ce qui lui restait de cheveux, je souris, ça lui va bien, il est sexy avec ses odeurs masculines, sa tête rasée et sa barbe de 8 jours. Partie de crêpes ! Mais sans douche derrière. On s’endort fatigués, heureux, crasseux et s’en foutant.

Parce que non seulement il n’y a plus d’eau courante, mais pour les mêmes raisons de vannes farceuses et autres tuyaux qui dessoudent, il n’y a plus grand chose, juste les wc, à condition de verser un seau d’eau pour popo et ½ seau pour pipi (et de toujours vérifier si le dit seau est plein avant de se lâcher).

Mes enfants choppent la gastro …. Zut. Faut courir plus vite avec les seaux. La nuit ce n’est pas drôle : toute une organisation. Je ressors l’idée du pot, un seau agricole pour l’occasion. 1 par chambre. Chacun sa merde, au propre et au figuré. Les toilettes sèches s’organisent à la suite de l’incident gastro, un sac de Miscanthus (herbe à éléphant, et qui sert de litière agricole) fait l’affaire – ou plutôt aide à gérer petites et grosses affaires. Reste le positionnement des dites toilettes : dans la grange, là où on peut péter en paix sans craindre le manque d’intimité de la maisonnée.

11 semaines : l’organisation est quasi en place et le plombier, tout comme l’électricien commencent à parler du retour des fluides (ce qui nous permettra de régler le problème des nôtres, justement). Dans la campagne, toujours pas de covitrouille (ça rime avec citrouille, on espère que ça va disparaître à minuit), et pas plus de vaccin. J’aide le voisin à rentrer les vaches et il m’offre 6 litres de bon lait crémeux et chaud pour nourrir ma truie qui a fait ses bébés, 7 beaux bébés dodus et drus. Me voilà comblée !

Ah oui, oublié de vous dire : j’ai réduit le café, trop chiant à faire quand on a plus la Nespresso ! Au début j’ai fait le thermos, puis voilà, c’est juste le matin. Idem pour l’homme. Ca lui colle la chiasse le café, alors là, on évite.

Hier mon fils est parti faire popo dans la grange et a vu un rat aussi noctambule que lui, découverte de la nature qui, décidemment, ne craint pas l’arrêt de la civilisation : leçon de chose pour l’avenir proche que nos grands gouvernants nous réservent ! Les rats s’en foutent du manque de jus. Il sont gras, gros, longs comme un jour sans pain (parce qu’on a oublié de faire monter la miche pendant la nuit). J’en prends bonne note : l’ennemi n’est pas la vanne qui pète, ni même peut-être la Russie ou la guerre nucléaire. Rapidement, l’ennemi sera le rat.

Victoire, Amen, Shalom etc. : que les Dieux soient bénis, le 1er Avril, jour de blague, nous avons le jus, C’est la fête, on sort la gnole locale, celle que les taxes n’ont pas bénie et qu’un pote local vient de faire avec un vieux tonneau de cerises : une tuerie ! Il parait que l’ancien proprio de la ferme, mort depuis bien des années, était gendarme, et faisait ses 200 litres par an, au coin du bois, pour ne pas que ça sente. Elle est bonne cette pause café-gnole au coin des bêtes et au pied des bottes de foin. Nous rangeons le câble électrique du voisin et les gosses s’empressent de vérifier si leur pu***n de téléphone charge. Dans quelques jours, le plombier promet la remise en eau, Waooohhh !

Pourtant, les choses ont changé, nous avons fait (rapidement) connaissance avec les voisins, et perdu le réflexe de sauter sur l’interrupteur, nous avons aussi appris à parler aux heures creuses et la consommation d’écran s’est réduite à peu de choses : dans quelques semaines, tout le monde aura oublié et repris ses habitudes ; mais les gosses n’allument plus la lumière pour aller pisser la nuit et le Dieu modernité a perdu ses fidèles croyants.

L’affaire aura coûté une petite fortune en travaux, encore possibles, mais pour combien de temps ; elle aurait pu être réglée en 8 jours, mais le monde du bâtiment est en crise de trop à faire, et risque bientôt de connaître la crise inverse. Enfin, être soi-même prêt à s’adapter, n’implique pas que les membres de la famille le soient.

Grosse leçon de chose : pour une courte période, tout est très simple, groupe, voisins, et autres, mais lorsque le désordre s’installe, ce n’est pas le cas. Un pote du village d’à côté a réalisé une installation de type panneaux sur batteries et ce n’est pas non plus la panacée, bref, notre confort ne tient qu’à un fil que les gouvernants ne vont pas tarder à cisailler.

Point positif : cet inconfort ne rend pas malheureux, du moins pas à ce stade ! Mais si je n’avais pas trouvé de solutions pour la vie sociale de chacun (entendez téléphones portables), il est probable que j’aurais « pris cher ». Alors qu’il existe d’innombrables cas qui nécessitent de laisser tomber les portables et leurs pléthores d’applications sympas ou marrantes.

Ne comptez pas trop non plus sur l’amitié, qui peut jouer à plein, mais sous conditions de courte durée ou faible répétition. L’affaire, qui a duré 12 semaines en tout, aurait pu durer 8 jours si

Mon électricien avait été quelqu’un d’autre

Idem mon plombier

Les uns et les autres disponibles

Le matos toujours à portée de main

Mais si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle.

D’autres m’ont affirmé que l’état me devait ci et ça et que ce n’était qu’une questions de démarches, sauf que lorsqu’on pense que c’est fini bientôt, voire demain, on attend. Et au final, personne ne regrette d’avoir attendu, et j’ai le sentiment que nous n’avons fait que vivre en avance ce que tout un chacun risque d’expérimenter bientôt.

Récit véritable, seuls quelques détails ont été rendus anonymes. Nous sommes le 14 Juillet et il m’aura fallu 5 mois pleins pour avoir une habitation à 100% sur le plan électrique et plomberie. Imaginez en période de guerre...


27 commentaires:

  1. À lire ce plaisant récit, drôle et sympathique, on se (re) dit avec bienveillance que la femme est l’avenir de l’homme.....
    En détournant la pub, un jeu favori : quelques grammes d’humanité dans un monde de brutes !
    Merci.
    Cdlt.
    Vianney.

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    1. Excellent apprentissage n'est-il pas?
      Merci beaucoup pour ce retour plein d'enseignements, je vais essayer de le faire lire autour de moi.
      Lully

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    2. Bonjour ,bonjour,comme disait une chanson "que c'est bien d'avoir un mari qui bricole ,que c'est bien d'avoir un mari bricoleur"mais là c'est de la reprise en second oeuvre donc prix double du neuf car il faut casser avant de réparer,.Intéressant texte plein d'humour et de bonne humeur,nous apprenons que pour un achat il faut d'abord faire faire une petite visite par deux pros un qui fera une expertise et le deuxième a qui on fera part de ses conclusions comme si c'était les vôtres et qui les démolira joyeusement;à partir de là voir ce que l'on est capable de faire soi même et ce qui se vend tout prêt (comme un tableau électrique )avec disjoncteurs ,fusibles et contacteurs différentiels et tout le circuit d'eau en P.E.R. et la toiture a vérifier.Déjà ça déblaie quelques soucis.Reste le choix d'un mode de chauffage,pas simple .en tout cas vous en êtes sortie ,bravo d'autres auraient lâché pied ,heureux l'homme qui a su vous mériter

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  2. Et voilà un sujet plein d'enseignement!!
    Plus que jamais, je me sens concerné. Et pour cause, j'ai signé hier pour ce que d'aucuns qualifieraient de "ma BAD". J'appellerais plutôt cela de terrain de loisir. 3 Ha de terrain et un "bâtiment" sans eau ni électricité, mais un puit et certainement une source qui passe.
    Bref HEUREUX, même si tout est à faire. Mais j'ai enfin la place pour ma forêt comestible et un petit élevage.
    Merci pour ce récit très divertissanr.

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    1. 1ere chose à faire : curer le puits pour des raisons évidentes

      21000dijon

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    2. oui, tout à fait. Surtout que le lieu est chargé d'histoire(s)

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  3. Et voila comme la vie est belle, toutes ces choses réalisées de nos mains nous font grandir, la fierté nous donne envie d'avancer, j'ai moi aussi passé beaucoup d'années à "bricoler" par chance et apprentissage , je maitrise tous les corps de métiers sus cités , une économie financière appréciable ... j'ai juste banni les téléphones portable, quel repos, pour les liens sociaux c'est quant je veux, avec qui je veux, ou je veux.
    robin

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  4. Bonjour,un texte très agréable à lire.Il me replonge dans des souvenirs d'enfance pour certains....et de galère avec les artisans pour d'autres.
    Néanmoins je suis scandalisé par ce qu'a vécu cette famille.
    Vous ne savez peut-être pas que l'exécution des travaux par un artisan est soumis à des délais....et vos avez je crois 5 ans pour formuler une demande de dommages et intérêts...un gîte rural à leurs frais c'est tentant non?
    Date de signature des devis,date de versement des acomptes fin de chantier:les délais peuvent-ils être qualifiés de raisonnables?
    J'avais un ami,Notaire retraité,qui était devenu un cauchemar pour artisan qui ne tarissaient pas d'éloge à son sujet(fils de pu**,enfant de sal***etc);ça faisait sa pub.
    Bien à vous
    YK

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  5. Bonjour à tous, je rejoins cette autrice anonyme, ayant acquis une maison modeste (100m²) de 1950 avec TOUT à refaire sauf les murs et le toit, ça fait 2 ans que je suis enchainé, et il m'en reste encore 1 ou 2, sans avoir pu attaquer vraiment le jardin comme je le voulais pour construire mon petit paradis.

    A réfléchir. On apprend beaucoup cela dit, on économise un peu ou beaucoup, mais on casse beaucoup pour refaire et faut pas compter son temps pendant que d'autres sont "en terrasse" comme diraient les médias, tous les jours. On finit par lacher de 1000 à 5000 balles de matos de bricolage, selon votre besoin et goût du luxe...

    J'ai connu les toilettes sèches pendant 2 ans avant d'avoir mon wc, qui me satisfait (j'apprécie de rejoindre un peu le reste de l'humanité sans pourtant m'y identifier), une installation électrique temporaire en remplacement de ces fils anciens et dangereux, des multiprises partout et des lampes de chantier.
    Avant d'isoler, l'hiver on se les pèle, l'été on crève de chaud et on hésite à bricoler...
    "mais pourquoi tu ne te fais pas aider ?" bah oui pourquoi tu m'aides pas tiens ? ah bah oui, c'est les autres, toujours les autres, yaka.
    Bon courage à ceux qui se laisseront tenter !
    Ender

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    1. Bonjour à tous
      Je vais raconter l’expérience de ma cousine, mariée, 3 enfants, pays basques français.
      Ne roulant pas sur l’or, les deux travaillent mais pas de gros salaires. C’est difficile aux locaux de se loger décemment dans la région à cause des immigrés Toulousains-Bordelais-Parisiens du weekend…
      Ils décident d’investir dans une ferme délabrée et estiment deux ans de rénovations.
      Apres l’achat d’un petit mobil home pour la durée des travaux, s’en vient le temps de la réalité : toiture à refaire, murs chancelants, sols instables, infiltration et inondations, je ne parle pas de l’électricité et de la tuyauterie aux normes du siècle (le précèdent…).
      Au bout de deux ans, ils avaient finalisé la salle de bain et deux chambre pour les enfants ! mais le camping continue...
      Puis les galères de boulot, période de chômage etc… les travaux coutent cher, mon cousin prend un boulot de weekend en plus du sien pour payer les fournitures. Pendant ce temps les chantiers n’avancent évidemment pas.
      Mon cousin, plein de copains au sein du club de rugby local, dont plein de corps de métiers différents, donc plein de bras et conseils pour aider les weekends. Malgré tout : cela fait vingt ans qu’ils sont dans les travaux !!!
      Le point positif c’est qu’après ces années de galères, leur couple est devenu quasi-indestructible et ils ont formé une famille d’enfer.
      Je ne veux décourager personnes bien sûr, mais avant de vous lancer dans l’aventure, vérifiez que vous ne serez pas seul et livrés aux pros, avant de vous lancer…
      Et bon courage pour vos travaux

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    2. Bon je veux bien croire beaucoup de choses mais 20 ans de travaux ,j'ai construit a deux sauf j'aimerais voir la maison,nous avons construit a deux il y a 5 ans (sauf le gros oeuvre fondations mûrs extérieurs ,toiture sans isolation) une villa de 85 m2sur une pente de 35% clé en main en 73 jours en y travaillant 6 heures par jour et sans courir.pour un prix de 95 000 euros , Alors en 20 ans ce doit être un palace !, en effet il vaut mieux un terrain nu ça coûte moins cher que de faire du neuf avec du vraiment vieux,même pas cher c'est trop cher,

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    3. PS: un pro ne doit vous facturer que son travail et prix coûtant des fournitures (il bénéficie en général de remise de l'ordre de 5 a 10%) en gardant les remises,donc se renseigner avant du prix des matériaux,le prix du travail fini fournitures comprises est normalement celui du matériel multiplié par trois comme base au delà c'est de l'arnaque.Avec la nouvelle réglementation thermique délirante les prix ont grimpé de 25%.Se souvenir que la norme Nf c 15-100(électrique)n'est pas une obligation , le logement doit être aux normes au jour de la délivrance du permis de construire et sans risques pouvant porter atteinte a la santé des occupants (loi du 6/7/1989 et 28/10/1969 et décret n°72-1120 du 14/12/1972 )

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  6. Possibilité de faire des crêpes au cointreau?

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    1. Le cointreau était réservé aux conducteurs il y avait une pub qui disait "n'oubliez pas un petit cointreau avant de prendre la route" maintenant ya plus !! pauvre france,ça sera de la vodka à bord d'un T90 !

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  7. C'est " marrant " !
    Ce blog est devenu bien silencieux depuis des mois !!

    🎵🎶♩🎶🎵♩🎵🎵🎶
    Traduction : réveil au clairon , rassemblement , appel des consignés !

    21000dijon

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  8. Je ne sais pas si vous êtes comme moi , mais à attendre le crash en me préparant du mieux que je peux depuis 2006 , et alors que cela sent vraiment la merde à cause du gaz ( russe ) ou plutot l'absence de gaz qui comme un égout vidangé relache les effluves de ses boues ; je me dis que non ! C'est encore une fausse alerte !!

    J'ai l'impression de tomber dans le déni par lassitude d'attendre .

    Dites docteur je suis normal ???


    21000dijon

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  9. Merci pour ce témoignage Réaliste de la BAD sur le terrain de la Vraie Vie, et Non pas de la BAD "idéalisée" sur le papier ou dans l'imaginaire...
    Je crois que le retour à La Vraie Réalité va en plomber quelques-uns qui vivent actuellement en ville, et ils seront plus que paumés....
    Et encore, votre "Vécu" s'est acté en Période économique "Normale" et pas en période de Restrictions tous Azimuts, de Pénuries de Tout, de flambée des prix, de perte d'emplois dues aux Faillites d'entreprises, de comptes bancaires siphonnés, voir de Famine et de Guerre civile qui iront tous les deux ensemble... A un moment donné le Troc et les compétences spécifiques de chacun deviendront la seule monnaie Locale... C'est très bien vos différents retours d'expériences et des Tests, ça remet les pieds sur terre, et on voit qu'il y a malgré tout un écart entre la Théorie aussi Respectable soit-elle, et La Réalité du terrain qui s'impose à nous le moment venu ....
    Cordialement.

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    1. bonjour,très juste cette appréciation de la théorie par rapport a la réalité,il y a autre chose aussi assez curieux c'est l'impossibilité de se transposer dans un avenir imaginé car jamais vécu,ces gens qui me doublent en virage sans aucune visibilité pour je suppose gagner 10 secondes n'ont aucunement conscience qu'il jouent leur vie ,ce sont les mêmes qui se sont fait déjà transformer en OGM par la piquouze,tout ça pour dire que entre un moment vécu et un autre possible à venir il y a un monde que beaucoup n'appréhendent pas et c'est ce qui les tuera bien plus sûrement que n'importe quoi d'autre par sa dureté ,sa surprise et sa violence

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  10. Pour ceux qui se retrouverait avec le même problème électrique voici la solution :
    1/ vous déconnecter le fil qui sort du linky pour alimenter le tableau de fusible .
    2/ vous arrachez le tableau de fusibles et tout les fil qui en sortent
    3/ vous allez chez bricodepot pour acheter un tableau de distribution précâblé avec différentiel et autant de disjoncteurs que vous voulez de lignes de 20 ampères, soyez pas radins ça pompe l'outillage électrique.
    4/ vous fixez le tableau au mur à la place du vieux.
    5 / vous tirez 30cm de cable en 4mm2 ( soyez pas radin) pour alimenter autant de prise murale avec prise de terre que vous avez de disjoncteur.
    6/ vous tirez une nouvelle ligne de terre avec un nouveau pieu de terre. Sécurité oblige.
    7/ vous achetez suffisamment de rallonge électrique avec prise de terre.
    8/ vous finissez d'arracher TOUTE les vieilles lignes quelque soit leur état , c'est la seule façon de faire disparaitre tout risques de lignes fantomes , c'est fréquent dans les vieilles maisons .
    9/ vous connectez votre tableau sur la sortie du linky .
    10/ vous avez maintenant tout le temps pour tirer votre nouvelle installation au fur et à mesure de vos besoins et de vos ressources en temps et argent .

    Et pour tout ça il suffit d'une main droite et d'une main gauche avec une cervelle en bon état.

    21000dijon
    Vous trouverez toutes les fiches conseil chez leroy ou casto !!

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    1. Bonne idée sauf qu'il faudra mettre sous baguettes tout ces fils pour être aux normes et pouvoir avoir une assurance qui fonctionne en cas de pépin.Il y a une deuxième solution c'est de faire sur papier le plan électrique existant et utiliser les anciens fils dans les murs pour tirer les neufs (les lier ensemble ) voir en passer en plus quand c'est possible ,il existe un lubrifiant spécial pour aider,les fils dans les mûrs c'est plus pratique d'autant que l'on peut encastrer les prises et quand elles sont extérieures c'est plus fragile,il existe une autre solution c'est passer les fils au bas des mûrs derrière des plinthes clipsées pour y avoir accès facilement ;se souvenir ampérage X voltage = donne puissance en watts délivrée a la prise a ne pas dépasser.Ce qu'il ne faut surtout pas faire dans une construction ancienne c'est de commencer des réparations a droite et à gauche sans plan d'ensemble et sans avoir fait un état des lieux approfondi ,c'est le plus sûr moyen de ne jamais s'en sortir à moindre coup et de devoir revenir sans arrêt sur ce qui aura été oublié (comme des cheminées a foyer pivotants ) utilisant le même conduit pour deux pièces

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    2. Janus

      Dans ces vieilles maisons le danger c'est les lignes fantomes alimentées on ne sait pas comment suites à des décennies de bricolage hors normes !
      Et si l'installation est sous baguettes en bois mieux vaut tout arraché par sécurité.

      Mon système permet d'avoir en une heure ou deux un embryon d'installation au normes à moindre coût en réduisant l'investissement .
      Cela permet ensuite de prendre son temps pour une installation définitive aux normes sans se ruiner avec une entreprise qui peut déposer le bilan en cours de travaux et sans prendre un crédit pour la payée !!

      On est jamais mieux servi que par soit même !!

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    3. je suis bien d'accord avec la conclusion,le gauleiter de la région france a dit que nos réserves en gaz atteignaient 90 a 95%,mais il a pas dit que cela représentait 2 mois de consommation !! et zaprès les cigales vont se geler les miches car popov un peu courroucé a coupé tout son approvisionnement vers l'eu et blague dans le coin cette faribole représente 62% des besoins,un petit rien madame la marquise ! je vais devoir attaquer un peu plus le maquis derrière chez moi pour le bois

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  11. https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/energie/crise-energetique-et-si-enedis-coupait-votre-ballon-d-eau-chaude-grace-a-linky_AV-202210030681.html

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    1. Encore des journalistes qui ne comprennent rien à ce qu'ils racontent.
      Le signal de début et de fin des heures creuses est envoyé par le réseau et non par le compteur. Donc, Linky ou pas, si le fournisseur n'envoie pas le signal le tarif ne change pas et le chauffe-eau ne se met pas en route (ça peut être pareil pour le chauffage).

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    2. "des journalistes qui ne comprennent rien à ce qu'ils racontent".
      Ne serait-on pas à la limite du pléonasme, là?

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    3. J'ai oublié de me nommer avant de faire référence au pléonasme

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