21 janvier 2019

Quelques réflexions à propos du sac d'évacuation

Quiconque se prépare à la survie connaît le principe du sac d'évacuation.

Il y a de fortes chances pour que vous ayez vu au moins une douzaine de listes de ce que vous devriez prévoir, au cas où il faille évacuer soudainement.

Dans ce cas, vous avez sans doute constitué votre propre sac, en sélectionnant les idées les plus pertinentes de chacune de ces listes et en les combinant, pour créer ce que vous estimez être le meilleur compromis.

Si vous avez fait cela, alors j'ai de bonnes et de mauvaises nouvelles...




La bonne nouvelle est que vous êtes en avance sur au moins 98 % de la population. Personne ne peut dire exactement combien il y a de survivalistes en France, mais on peut penser qu’il s'en trouve entre un et deux pour cent.

D'un autre côté, la mauvaise nouvelle est que votre sac d'évacuation, aussi bon soit-il, ne sera pas suffisant pour assurer votre survie.

Vous avez probablement entendu parler d'un sac d'évacuation appelé "sac 72 heures". Il est basé sur l’idée de garder en vie son propriétaire pendant une durée de trois jours. Bien que la plupart des équipements qu'il contient dureraient plus longtemps, le facteur limitant est toujours la nourriture. Le sac d'évacuation typique inclue suffisamment de vivres pour trois jours seulement. Après quoi, il faudra soit se réapprovisionner, soit trouver quelque part de quoi manger.

En fait, un être humain peut rester beaucoup plus que 72 heures sans manger, mais il y a aussi des conséquences, plutôt débilitantes dans un contexte de chaos. La question que l'on peut se poser est donc de savoir d'où vient ce délai de 72 heures. Qui a décidé que nous n’aurions besoin que de trois jours de nourriture ?

En fait, cette idée vient d'outre-Atlantique, et de la FEMA en particulier. L'idée sous-jacente est que la FEMA fonctionne sur la fiction selon laquelle elle serait en mesure d'apporter un secours en cas d'urgence dans un délai de 72 heures. Si l'on se base sur ses performances passées, une telle chose n'est pas vraiment sûre, mais c’est en tout cas ce qu’elle prétend. En ce qui nous concerne, et d'après les expériences en "live" menées sur le territoire, notamment lors de l'ouragan sur la partie française de Saint-Martin, on s'aperçoit que c'est du délire pur.

Donc, dans l'hypothèse ou nous serions Américains et que nous envisagions de survivre jusqu’à ce qu'une agence gouvernementale quelconque vienne à notre secours, ou que nous puissions nous rendre par nous-mêmes dans un abri d’urgence, alors un tel sac d'évacuation devrait être suffisant. Dans ce cas, il n'y aurait effectivement pas besoin de plus que ne le conseillent la plupart des spécialistes de la survie, sinon les quelques équipements listés par la FEMA.

Le problème est que si vous envisagez de survivre par vos propres moyens - comme tout survivaliste voudrait le faire plutôt que de remettre sa vie et son devenir entre les mains du Gouvernement - ce délai de 72 heures est totalement irréaliste.

Bien sûr, vous pourriez toujours mettre plus de trois jours de nourriture dans votre sac à dos, mais il faudrait alors sacrifier une partie des équipements prévus, ou qu'ils soient particulièrement légers. Les randonneurs et les alpinistes font ça tout le temps et emportent avec eux des provisions pour une semaine. S'ils peuvent le faire, sans doute que nous le pouvons aussi. Mais il est vrai que leur sac n'est pas forcément prévu pour parer à l'éventualité d'une fin du monde...



Faire un sac spécifique


La première règle qui concerne le sac d'évacuation est de le rendre spécifique, c'est à dire parfaitement adapté aux besoins de la situation, et aux caractéristiques du milieu. Cela pourrait signifier qu'il faudrait prévoir plus d'un sac, dans l'hypothèse ou l'on ait plus d'un plan d'évacuation.

Dans tous les cas, le sac devra aussi être adapté à nos besoins et compétences. Si vous prenez des médicaments à cause d'un problème de santé quelconque, votre sac doit contenir ces médicaments. De la même manière, si vous ne savez pas comment utiliser un équipement particulier, alors il n'y a pas raison de l'emporter.

Votre sac d'évacuation doit refléter strictement vos plans.

Si vous habitez au cœur d'une métropole et que vous projetez de la traverser à pied pour vous installer dans une maison de banlieue, c'est un sac de survie urbaine qu'il faudra que vous emportiez, avec les équipements spécifiques à cet environnement.

Si vous envisagez de vous rendre chez votre cousin qui vit à la campagne, vous devez prévoir ce dont vous aurez besoin pour la route. C’est une chose très différente que de faire un sac d'évacuation pour survivre aux périls d'une métropole.

Si vous envisagez de disparaître dans la nature et y passer le reste de sa vie, alors il faudra aussi le prévoir dans votre sac. Vous aurez besoin d’armes pour chasser, de matériel pour fabriquer des collets, de lignes de pêche et d’un guide sur les plantes comestibles. Assurez-vous d'emporter chacune de ces choses en nombre suffisant. Une boîte de munitions ne vous permettra pas de manger très longtemps. Deux hameçons et une ligne ne vous permettront pas de pêcher toute une année.

De toute manière, il est fort probable que vous ne surviviez pas à une telle expérience, quelle que soit la quantité de matériel que vous aurez emportée, mais cela est une autre histoire. Dans tous les cas, vous avez compris le principe.


Le réappro


S'il existe une possibilité pour que vous ne puissiez pas arriver jusqu'à votre retraite de survie avec la nourriture que vous avez prévue d'emporter, alors vous devez réfléchir et mettre au point un moyen de vous réapprovisionner en cours de route, qu'il s'agisse de vivres ou de consommables.

Un des moyens est d'aménager des caches, que vous pourrez utiliser pour reconstituer votre sac. Nous en avons déjà parlé dans nos colonnes. Celles-ci doivent être situées suffisamment près les unes des autres pour que vous puissiez vous rendre de l'une à l'autre sans être à vide. Dans l'idéal, il faudrait que vous planifiez l'arrivée à votre cache un jour avant d'avoir épuisé vos réserves, au cas où il surviendrait un d'imprévu en cours de route.

Il existe deux types basiques de caches :

- Le premier type auquel je fais référence est celui qui est nécessaire à un réapprovisionnement. Une telle cache devrait donc contenir des consommables tels que la nourriture, les médicaments, les moyens de purifier de l'eau, des allume-feu, munitions et autres équipements du même genre.

- L’autre type de cache contiendra davantage de matériel et se destine à être utilisé lorsqu'on se trouve dans une situation de survie où l'on a ni sac ni kit approprié. Une cache au moins de ce type serait utile, suffisamment proche de votre domicile ou de votre lieu travail pour y accéder au cas où vous soyez obligé d'évacuer sans avoir la possibilité de passer par chez vous pour récupérer vos équipements.



Aller au-delà du sac d'évacuation


Une autre façon d’alléger un sac et de dépasser les limites qu'il impose serait de ne pas se cantonner à un seul sac d'évacuation.

La plupart d'entre nous envisagent d'évacuer dans un véhicule, si l'hypothèse devait se présenter. Cela donnerait en effet suffisamment de marge pour transporter bien plus que ce que nous pourrions mettre dans un sac.

Mais même si vous envisagez d'évacuer avec un véhicule, vous devez prévoir l'hypothèse d'avoir à l’abandonner à un moment ou un autre. Emporter plus de 50 kilos d’équipement et de fournitures ne vous aidera pas beaucoup si vous devez les laisser sur le bord de la route. Il faut donc prévoir un moyen de les transporter au cas où votre véhicule tombe en rade et continuer à pied.

Cela signifie avoir quelque chose avec des roues, capable de supporter le poids de ces équipements et fournitures supplémentaires, auquel nous fournirions la force motrice.

Il existe certaines possibilités, que nous avions déjà envisagées dans un article datant d'il y a quelques années. Ce sont notamment :

- La version adulte d'un chariot d'enfant (de ceux que l'on utilise pour le jardinage) ;



- Une brouette ;

- Un vélo avec des sacoches pour y placer les équipements et fournitures (plutôt que les porter soi-même sur le dos - un vélo peut aussi se pousser sans y monter dessus...) ;

- Une poussette (pas le meilleur choix, mais toujours possible), ou un caddy de courses ;

- Une remorque de randonnée, à une ou deux roues, que l'on peut aussi aménager ;



Suivre ce lien pour quelques idées de chariots de marche.

On trouve certains modèles sur Amazon :
https://www.amazon.fr/Mottez-Chariot-randonn%C3%A9e-Gris-30/dp/B00B8R5NFQ/ref=sr_1_1
https://www.amazon.fr/DURAMAXX-Remorque-Attelage-remorquage-transport/dp/B01FUN33Q4/ref=sr_1_3
Cherchez aussi à "remorque de vélo".

Quel que soit le moyen de transport que vous choisirez d'utiliser, assurez-vous qu'il dispose de roues suffisamment larges et résistantes pour négocier les terrains difficiles. Deux roues valent mieux que quatre sur un terrain accidenté, et une vaut mieux que deux - bien qu'une roue unique puisse être instable et fatigante à la longue. Si vous avez des pneus gonflables, ce serait une bonne idée de les remplir de mousse pour qu’ils ne se détériorent pas s’ils sont crevés.

On peut aussi aménager une sorte de "civière", un peu à l'image de ce que les Indiens d'Amérique traînaient derrière leurs chevaux, mais terminée par une roue de bicyclette, de sorte que le pneu supporte le poids. On pourrait même envisager un frein à main sans beaucoup plus de complications. Un tel système permettrait de porter plus de 100 kilos.

Ou encore un système à roue centrale tel que les anciens modèles chinois :



Quoi prendre ?


Si vous prévoyez d'emporter plus que ce qu'un sac moyen peut raisonnablement contenir, la question suivante que chacun de nous devrait se poser est : que faut-il prendre ?

C’est un point tout aussi important, dans la mesure où nous pourrions très bien devoir le déplacer avec notre seule force musculaire.

Nous avons consacré un dossier entier au contenu du sac de survie, et le but ici n'est pas de le résumer. Voici néanmoins les principaux postes qu'il faudra penser à pourvoir, de manière très générale :

La nourriture - C'est évidemment la première des choses à prendre.

L'eau - Si vous vivez dans une zone aride ou que la saison l'impose, ajoutez quelques litres d’eau à la charge, même si elle est déjà lourde.

Les vêtements - Beaucoup ne prévoient aucun vêtements de rechange. Pourtant, une tenue supplémentaire en tissu robuste vous éviterait de porter tout le temps les mêmes affaires sales. Ajoutez également une parka, un poncho, un chapeau, et des gants.

Les premiers soins - Une bonne trousse de premiers soins ou de traumatologie est essentielle. Bien que la plupart des sacs d'évacuation n'incluent qu'un minuscule kit d'urgence, vous devriez en prévoir assez pour soigner une blessure grave, comme une blessure par balle ou un bras cassé.

Les outils - Si vous prévoyez de vous aventurer dans la nature, vous devez disposer d'outils plus élaborés qu'une simple scie à câble et une hachette pour construire un abri plus permanent. Une scie à archet, une hache pleine grandeur et une machette peuvent vous faciliter la vie énormément.

Les armes - Vous avez probablement envisagé d'emporter votre arme personnelle, mais l'utilisation d'un chariot vous donnerait la possibilité de prévoir davantage. Je recommanderais une carabine en plus d'un fusil de chasse, ainsi que plus de munitions.

Le petit matériel - Cartes, boussoles, allume-feux, etc.

N'oubliez pas que vous pourriez tout perdre à un moment donné. Dès lors, il vaudrait mieux toujours garder sur le dos le sac contenant les équipement vitaux, plutôt que de les charger sur le chariot ou le vélo. De cette manière, même si vous perdez votre "mule" pour quelque raison que ce soit, il vous restera toujours les équipements de base dont vous avez besoin pour survivre.

Souvenez-vous que l'outil le plus important est la connaissance. Plus vous en aurez dans la tête, moins vous aurez à porter sur le dos. Et souvenez-vous aussi que la seule raison qui doive nous amener à quitter la sécurité de notre lieu de vie, est que celui-ci soit devenu inhabitable. L'évacuation n'est à envisager qu'en dernier ressort, plutôt qu'en premier choix...

31 commentaires:

  1. Bonjour,
    je donne une idée de moyen de transport,déplacement.
    Une idée vieille de plusieurs siècles: le cheval de trait.
    Bonne chance aux justes.

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    1. l'ane, c'est mieux...il porte, mange de l'herbe, donne l'alarme, fait pas fuire le gibier, peu se manger...

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  2. Salut à toutes et à tous;suite à cet article,il serait peut être bon de revenir sur le sujet des caches,notamment,la notion d'isolation,condensation à l'intérieur du contenant et comment y remédier ainsi que la préparation/installation de la dite cache tout cela dans la plus grande discrétion,bien sûr!?!jean.

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    1. Anonyme du 21/01 13.54,
      j'ai déjà proposé d'utiliser les cantines en plastique pas chères qu'on trouve chez les soldeurs.
      Pour l'humidité venant de l'extérieur, on les scelle avec un joint silicone.
      Pour celle enfermée avec le matériel, on met un sachet d'absorbant d'humidité qu'on trouve dans toutes les grandes surfaces de bricolage.
      Ce n'est ni cher ni difficile. J'explique le concept et, non, je ne vais pas aller jusqu'à les acheter et les installer pour tous ceux qui ne savent pas se servir de leurs mains. la sélection naturelle va reprendre ses droits, ça en fait partie.
      Pour éviter l'effondrement dessus, il y a la version court terme et la version long terme.
      A court terme, on fait un coffrage en planches, dessous, sur les côtés et dessus. On protège comme on peut (le mieux, une peinture de protection très résistante dans le genre de ce qu'on met sur les panneaux de bois pour en faire des coffrages à béton; moins bien, une grande bâche plastique bien repliée et collée au silicone pour éviter les infiltrations qui détruiraient le bois).
      Pour du long terme, à la place du bois, on utilise des parpaings maçonnées et on recouvre avec une dalle béton (il y a des panneaux de béton tout faits en magasin de matériaux pour faire des clôtures. On scelle au ciment et le "cercueil" dedans pourra rester très très longtemps (tant qu'il n'y aura pas de mouvements de terrain.

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    2. Merci à E-mantilles du 24/01 pour ses précisions complémentaires car c'est un sujet crucial.
      José

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    3. Ouaip ! Et pardon pour les fotes d'aurtograf ( :-) ) Parpaings c'est singulier, donc "parpaings maçonnés" ça s'écrit sans mettre "ées" à la fin. Et en fin de message, quand on ouvre une parenthèse, on la ferme (ça s'adresse à moi).
      J'ai oublié de dire que, si on prend la solution de la bâche refermée au silicone, le pliage doit se terminer du haut vers le bas pour que le ruissellement éventuel se fasse le long de la bâche sans venir taquiner le joint silicone car rien n'est éternel.
      Et si vous craignez une recherche par des services équipés de densimètres, compensez le vide créé par votre cache par une plaque dense juste au-dessus de la cache. Il faut utiliser du béton ou du métal. Pour la calcul de l'épaisseur, je vous renvoie à vos livres de physique-chimie du lycée pour calculer le poids moléculaire de la terre que vous avez enlevée et le compenser par celui de la plaque que vous posez. Il faut ni trop ni trop peu. Dans les services officiels, les densimètres servent à détecter des anomalies de densité (un endroit trop dense ou pas assez) pour en déduire qu'il y a un os dans le fromage. Exemples: des briquettes de résine de cannabis dans une roue de secours ou une cache dans un mur). En passant l'engin, on détecte un changement de densité. Qu'il soit en plus ou en moins est peu important, ça veut dire que derrière, ça n'est pas comme on voudrait le faire croire ... et ça justifie des investigations destructives.
      Les plus malins savent calculer la compensation à poser parce qu'un placo recouvrant une cache paraîtra normal si quelque chose de plus dense (une plaque de métal bien calculée) compense l'épaisseur de mur creusée. Le densimètre ne donne pas une photo, juste la densité qu'il a sous lui. A la moindre erreur, on commencera par un petit trou de quelques millimètres pour engager un endoscope et là on verra vraiment ce qui se passe derrière. Donc gaffe aux calculs ... à moins d'investir dans un densimètre. Mais les services officiels auront toujours une longueur d'avance (radars de sol s'il le faut) puisque leurs moyens sont payés par les contribuables que nous sommes. Donc inutile de se lancer dans des dépenses pharaoniques. Pisser un peu de jus de cervelle en faisant des calculs sur la base de données physiques (Wikipedia donne les densités de beaucoup de matériaux), ça peut éviter beaucoup de frais ... et de mauvaise surprises, surtout quand la cache est dans le jardin. Difficile de dire qu'on n'en est pas le propriétaire

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    4. Salut à toi E-mantilles,suis pas ano',suis jean,non de d'la!!c'est marqué en bas de chacun de mes coms(ou jeannot quand j'suis jovial!!),bon,en tout cas, pour ma part,c'est bon,t'en fais pas,je sais en faire,j'en ai fais...non ma remarque au dessus s'adresser surtout à Pierre,je trouvais qu'il aurait pût compléter l'article avec un passage plus renseigné sur les dites caches;ben voilà tu l'as fais;pour apporter ma ptite expérience,je dirais que les bidons pvc(bleu notamment,avec le joint dans le couvercle ou les touques étanches sont pas mal,il y a les caisses à munitions style otan qu'on trouve en surplus pour pas trop cher(avec un joint également dans le couvercle),cependant,en zone de moyenne montagne,avec des climats plutôt rigoureux tant l'été que hiver et une grande amplitude thermique jour/nuit(parfois jusqu'à 40° en été et 30°c en hiver),je ne suis rendu compte que,mm bourré ras la gueule,avec sachets de gels silicate au fond pas en contact du matos,le matos étant lui mm emballé,sur emballé,sur sur emballé(avec film à bulles)...et bien par exemple,le ptit matos électronique neuf avait,après avoir passé 3 ans sous terre,les pistes des circuits toutes oxydées,pareil pour certaines pièces métalliques,pourtant bien séchées avant emballage et graissées de manières très généreuses,des points de rouille étaient apparus;certains m'ont dit que les vieux congels ou frigos étaient pas mal car déjà bien isolés de base;j'ai jamais essayé car ce n'est pas trop discret ni facile de se balader avec ce genre de matos sur le dos en pleine montagne!!D'autres il me semble me souvenir parlaient d'anciens chauffes eau(eux aussi déjà isolés d'avance)Janus non??? mais bon pareil que pour les congels ou frigos,ca va quand on est chez soi,que l'on dispose d'un grand terrain sans voisins ni vis à vis mais sinon c'est chaud!!
      Après,on m'a enseigné à faire des caches basiques,style guérilla comme tu les expliques au seul détail près que nous,on nous disait de mettre un bon lit de cailloux au fond pour drainer la flotte et aussi qu'après avoir creusé la fosse de section carrée,étalé les cailloux au fond,installé des cloisons avec branches section raisonnable ,refendu si possible pour avoir une face plate,appliqué une bâche qui couvre le fond et les côtés ,on rempli,puis on remet une autre bâche débordant/plus large que la fosse puis on recouvre et camoufle en fonction de la végétation présente au tour;voilà mon ptit retex du bouzin,si ca peut servir ou si d'autres on des méthodes plus sures,je suis preneur!Bien à vous toutes et tous,JEAN.

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  3. Bonjour à tous,

    C'est vrai qu'il existe autant de configurations qu'il existe d'individus.

    Pour ma part, j'ai toujours cherché à réduire mes besoins, et donc le poids.

    Je suis aujourd'hui sur un sac 22L, pour environ 10kg.

    Idem pour le calibre:
    Partant du principe que je suis seul, mobile, et incapable de dépecer un sanglier de 200kg... Une petite carabine 20 joules avec 1000 plombs permet de tomber du petit gibier sans problème, et en toute discrétion (lapins, canards, pigeons etc...).

    La défense est un autre sujet qui, à mon avis, a moins sa place dans le cas présent d'une évacuation temporaire.

    Merci beaucoup,
    AZ.

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    1. Selon moi lors d'évacuation....la notion de défense personnel prend tout son sens!En début d'article on mentionne 1 à 2% sont des survivalistes potentiel donc logiquement 98% du reste de la population ne l'est pas...donc vous devenez une proie très alléchante si vous n'êtes pas prêt à vous défendre.....ça devient beaucoup moins intéressant de voler quelqu'un armé d'un bon 12 à pompe avec quelques chevrotine!!

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  4. Pour ceux/celles qui seraient interessé(e)s à creuser l'idée de la brouette chinoise, voici des articles qui avaient attiré mon attention il y a longtemps:
    https://www.lowtechmagazine.com/2011/12/the-chinese-wheelbarrow.html
    et https://www.notechmagazine.com/2012/02/chinese-wheelbarrow-lives-on-in-angola-africa.html
    A éventuellement traduire par votre traducteur en ligne préféré.

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  5. Merci Pierre et ugh atm pour avoir attiré notre attention sur cet engin. Une bonne base de travail. Parmi les avantages, on peut emporter plus de munitions ce qui rend le 12 plus crédible en déplacement long.

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  6. Si je calcule bien... a raison de 1% sur 67 millions d habitants en France nous serions...670 000 survivaliste? Ils sont ou ? Jai bc de mal a le croire. et 2% nous serions 1 300 000 ?c est carrément du délire Pierre non?
    Max

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  7. Bonjour Berny,il n'y a pas de tee shirt avec l'inscription survivaliste ,tout simplement parce que la discrétion est de mise ,mais a bien regarder autour de soit beaucoup de nos contemporains le sont plus ou moins comme MonsieurJourdain faisait de la prose .La frontière n'est pas aussi limpide que ça ,ni tout blanc ,ni tout noir le survivalisme est plus affaire de comportement que de grandes démonstrations, il a mauvaise presse,bien timidement l'on qualifie certains produits comme devant être utiles en randonnée mais aucun n'est codé "survivalist only".Alors combien ?,certainement très peu,mais ça évolue tout les jours,je constate dans mes rencontres que de plus en plus de gens possèdent poules et réserves de carburants et de nourriture et qu'il y a de plus en plus de sites web qui s'en approchent.Alors 0,729% ? 3,20365 %? aucune importance, si ce n'est que les survivalistes sont minoritaires parmi la population , que ceux qui essaieront de l'être auront une supériorité marginale le moment venu pour peut être sauver leur vie et c'est la seule chose qui compte vraiment entre nous soit dit.Cordialement

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  8. Une réflexion:
    Crever ou vivre sur place ou crever et vivre ailleurs?

    Faire un sac de base 40l pour piéton:
    Dodo au sec: tapis de sol isolant de la tête au bassin, duvet, bivy, bâche/poncho.
    Boire propre: Aquamira 65cl, gourde plastique 1l +1/4 inox, micropure.
    Pouvoir miam: gamelle 1L (demie popote Decat), 1 boite étanche 0.75cl quelques bougies chauffe-plat.
    Equipement: Chapeau, moustiquaire de tête, masque Ffp3, lunette masque, shemagh, poncho.
    Bobologie: 1 trousse
    Confort: PQ, lingettes
    Bazar: Kit feu, briquets, corde/ficelle, lampes: frontale et à dynamo, qlqs piles, multitool, bon couteau, carte régionale référencée, boussole, feutre indélébile, stylo et carnet.
    - de 6 kilos et il reste de la place.

    Spécifique en attente sur l'étagère:
    la liste aide mémoire au choix de l'urgence:
    Sac bandoulière 15L pour:
    1 change fringues de saison,
    Bouffe,
    Médoc,
    … ,
    … ,
    Croquettes et chaussons du chien,
    Livre de blagues,
    Adresse de la belle-mère,
    1 pied de biche (pour l'usage voir plus haut),
    1 flasque de gnôle,
    … *
    Vous aurez compris le principe.

    Faire un sac pour la bagnole:
    Confort plus,
    Equipement plus,
    Matériel plus,
    Bouffe en container plus,
    … plus,

    Gérard

    * et plus si affinité, tout ça pour coller au sujet.

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  9. au contraire, la nourriture est le moins important si on est un adulte qui n'est pas déjà trop maigre. Recherchez sur les jeunes de longue durée (d'une à quatre semaines), on peut vivre des réserves de graisse (2-3 kilos de graisse par semaine). Même les gens maigres disposent de plusiers kilos de graisse. L'utilisation de la graisse comme combustible a aussi l'avantage qu'elle améliore aussi la perception sensorielle (après petite période d'adaptation).

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    1. C'est sûr que du trek en combattant ou en se cachant ne nécessite aucune bouffe pour au moins … 4 semaines!

      et pour le reste, un commentaire constructif peut-être?


      .

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    2. Je trouve le commentaire de L'Anonyme du 25 janvier 2019 à 18:04 constructif puisqu'il permet de se poser une bonne question. 4 semaines, je ne sais pas, mais 2 sont tout à fait à la portée d'un individu en bonne santé. Donc, on peut choisir de voyager plus léger ou d'emporter plus d'autres équipements. C'est à chacun de faire son choix (un de plus).

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    3. Merci à l'Anonyme du 25 janvier 2019 à 18:04 pour cette remarque constructive.
      On a probablement tendance à accorder trop d'importance à la nourriture, aux dépens du transport d'autres matériels. Je connais ces jeûnes et on peut en effet tenir deux semaines sans manger, même en faisant de l'exercice. Voire plus mais alors le risque de s'affaiblir augmente vite.
      Le survivalisme impose de très nombreux choix, on ne peut tout avoir en même temps et voici encore un choix.
      Moins de nourriture (il sera d'ailleurs probablement possible d'en trouver un peu en route) signifie soit voyager plus léger, soit emporter plus d'autres charges qui sinon auraient dû être sacrifiées. Cela apporte aussi une plus grande clarté d'esprit et donc une meilleure chance de prendre les bonnes décisions au bon moment. Bien sûr, il vaut mieux être certain de trouver à l'arrivée de quoi reconstituer ses réserves.
      Aïe, que de choix difficiles...

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    4. Yep mon François,encore une ptite vidéo du Québec...décidément...est ce la neige et le climat qui veut cela 8-) ?!?
      la vidéo:https://www.youtube.com/watch?v=2Nfth1DOaCU

      et une autre vue il y a au moins deux sur Arte,très intéressante:https://www.youtube.com/watch?v=2Ax0I7MBTL0

      jeannot.

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  10. En effet certains en ont fait l'expérience outre Rhin,nous n'avons malheureusement que peu de retex en ce qui concerne l'utilisation en tant que combustible améliorant la vision comme la lampe à huile

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    1. De toute les façons il y a en gros 60%de chance qu'un évènement climatique d'intensité exceptionnelle,ou un black out,ou un autre évènement qui obligerait une population à choisir une forme de fuite ait lieu la journée;pendant les horaires de travail.
      Rappelez vous au Mois d'Aout 2018 les passagers d'une rame sont restés "coincés"presque 2 heures,et c'était juste une panne.La situation tournerait alors au chaos.
      s'il est envisageable d'avoir un sac en permanence dans son véhicule ,pour ceux qui utilisent les transports en communs,il va falloir simplifier et pour ce qui est des moyens de défense....se limiter à la telesco en nylon?lance pierre?couteau céramique?ou entreposer du matériel ailleurs?
      L'autre souci est l'eau :1.5L par adulte,pour 3 jours c'est vite compté.En cas de coupure de courant elle risque d'être beaucoup moins accessible,ou très polluée(comme pendant une inondation). La solution de Gérard présente des avantages,mais combien de temps faut-il pour sortir d'une ville en plein chaos?Puiser direct dans un fleuve?
      Mettre une réserve dans le caveau de belle-maman,super idée!!Je reprends les plans d'E-mantilles pour faire un socle pour chrysanthèmes ou une nouvelle jardinière en béton armé,juste pour un bout de tube sous vide(humour)...
      Bien à vous

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    2. Anonyme 26/01/2019,une autre ptite technique d'épuration de la flotte,(merci à toi Philppe),bon faut il encore en avoir sous la main(figuier de barbarie!)ici,dans le sud est,cela viens bien et résiste aux gelées,moins 10°voir moins 15° sans problèmes et donne des fruits à la fin de l'été.La vidéo:https://www.youtube.com/watch?v=vk3MB6Rst-4

      bien à vous toutes et tous,jean.

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    3. Merci Jean ,pour cette vidéo.Je connaissais pas du tout la figue de barbarie(j'en ai mangé une fois achetée au rayon fruit et légumes),c'est incroyable les utilisations et les propriétés.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Figuier_de_Barbarie
      Un ensemble de vidéos vraiment bien faites,j'ai vu le roseau aussi.
      Bien à vous

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  11. Merci Pierre pour cet article.
    La première fois que je suis tombé sur ton site, c'était sur un article des prophète de Sainte Marie-Julie Jahenny, que j'ai cru immédiatement et me suis converti au catholicisme.
    Pour l'épuration de l'eau, je privilégie les morceaux de bois de charbon actif (binchotan, Chêne Vert japonais chauffé à plus de 1000°c) que je laisserai tremper dans des bouteilles en verre d'eau pendant 8 à 12 heures avant consommation : https://bio-transition.com/binchotan.html
    Après mon plan d'évacuation me dirige vers un village saint, en Bretagne du Sud, avec une source d'eau sainte donc je ne les ai acheté qu'au cas où je devrais passer plus de temps sur la route.
    Bonne chance à tous, que Dieu soit dans vos cœurs !

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    1. Merci Romain. Je suis très touché de savoir que j'ai contribué à votre conversion. Pour ce qui est du charbon, n'oubliez pas qu'il ne sera pas suffisant pour rendre l'eau potable, et que vous devrez impérativement la traiter au chlore 30 mn AVANT de mettre votre charbon. Cordialement.

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    2. Pour compléter les dires de Pierre:1 goutte de javel concentré à 6% par litre d'eau à purifier;attendre 30 minute avant de refermer le contenant(propre et désinfecter,le contenant,il va de soit)
      ou sinon,1 goutte d'eau oxygénée concentrée à 35/40%(H2o2) par litre à désinfecter;cette méthode,reste aléatoire car l'eau oxygénée ne se conserve pas très longtemps et est compliquée à fabriquer;beaucoup plus que l'eau de javel!

      ces deux moyens vous permettent de conserver l'eau pour un an,après quoi vous aurez toujours la possibilité de la faire bouillir et de la recharger en sels minéraux comme pour de l'eau distillée(qui n'est pas saine car exsangue de ces sels minéraux,risques notamment au niveau rénal)
      recette:ajouter 2,5 grs de sel(naturel si possible et non fluoré et bien blanc!) et 7,5 grs de bicarbonate de soude alimentaire par litre d'eau à"recharger.on peut aussi la laissée "bronzer" une ptite journée au soleil dans un contenant en verre,pas en plastique(phtalates et autres saloperies ce mélangeraient à l'eau)ce qui aura une action bénéfique sur la flotte,"un rechargement solaire va t on dire ?!? jean.

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    3. RE Romain et vous toutes et tous,j'ai oublié ce matin,un ou deux compléments d'info rapport à la flotte:https://www.youtube.com/watch?v=4PZGlk-XyMI

      https://www.youtube.com/watch?v=XzircueRHI4

      il me manque aussi l'ami Québécois,il était vraiment plaisant et de bon conseil!!et espérant que cela puisse servir;jeannot.

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  12. Après la lecture de ton dernier article,qui est on ne peut plus sensé et ou, nous tous,du moins beaucoup ici présent,sommes en adéquation totale avec tes propos et écris,il ne m'étonnerais guère que nous subissions une répression des plus "sanglantes" vu la "malpensance" que tu exprimes Pierre..."Oh mon dieu...quel méchant xénophobe tu fais!!!tu n'es pas pour le multi/cultaralisme/ethnisme...et tout les trucs en "isme"...méchant pas beau vas!!!
    biensûr,j'rigole,mais quand bien mm,à l'heure d'aujourd'hui,beaucoup d'autres ce font lynchés"internétement parlant"(et plus si affinitées)pour beaucoup moins que çà.t'es couill*s mon gars ou t'es un bon...?!?au choix.jeannot.

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  13. nous ne sommes peut être pas 1% mais la prise de conscience du danger quotidien augmente et fait réfléchir certains... quant à passer à l'action (se préparer) ça c'est autre chose .... pour avoir vécu quelque part la brouette reste un superbe outil cependant pensez à mettre le prix, les brouettes pas chères ne feront pas long feu (peu robuste), les anciennes brouettes sont très difficiles à trouver malheureusement ...

    Bonne prépa à tous, bientôt la violence sera quotidienne, si ce n'est déjà le cas ...

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  14. Bonjour, quel est le modèle du sac sur la photo ? Il a l'air bien avec ses poches multiples. Merci pour votre site !

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