10 mars 2016

Organiser son matériel de trek et de bivouac

=> Article rédigé par Alain, rédacteur de Survivre au Chaos.

C'est toujours un plaisir que d'accueillir de nouveaux rédacteurs (et rédactrices) dans les colonnes de Survivre au Chaos !

Aujourd'hui, j'ai donc le plaisir de vous présenter Alain, un pratiquant chevronné de la haute montagne, qui va nous parler de son expérience et nous présenter le matériel qu'il utilise pour ses randonnées en solitaire et en environnement particulièrement froid.

Au cas où vous deviez vous retrouver un jour dans de telles conditions...




Organiser son matériel de trek et bivouac en nature par températures négatives


Dans l’ordre des priorités, d’après moi :

- Priorité 1 : Boire : Pas de vie sans eau !
- Priorité 2 : Rester au sec. Car l’eau refroidit 7 fois plus que le vent !
- Priorité 3 : Se maintenir au chaud car le corps ne peut pas être indéfiniment exposé au froid.

Se déplacer dans la nature en autonomie par temps froid demande un matériel adapté, une préparation et un peu d’expérience. Voici les différents points et quelques astuces à connaitre.


1.  Boire


Par températures négatives, l’air est très sec et la déshydratation importante. S’y on y ajoute de l’effort physique, il faut compter 3 à 4 litres d’eau par jour.

Sans eau, les jambes et le cerveau ne fonctionnent plus, le sang s’épaissit et donc le risque de gelures est démultiplié.

A savoir : En situation extrême, la réhydratation associée à la prise d’aspirine permet de fluidifier le sang et d’éviter les gelures.

Allumer du feu : Un briquet jetable fait l’affaire mais on aura toujours dans le sac un allume-feu en magnésium ou ferrocerium car c’est fiable, et ça fonctionne même après avoir été plongé dans l’eau.

Pour réussir du 1er coup, le mieux d’après moi c’est de le gratter à l’aveugle à l’intérieur d’un mouchoir en papier ou de fibres végétales sèches. Ci-dessous en vert, un mini allume réchaud piezzo qui provoque une petite étincelle très fiable pour les vapeurs de gaz et d’essence.


Ou le fameux Firesteel, connu de tous les survivalistes :



Les réchauds : Ils sont indispensables pour faire fondre de la glace ou de la neige et ensuite, faire bouillir l’eau pour la purifier. Pour les grands froids, les réchauds à alcool ne sont pas efficaces, il faut un réchaud à gaz ou un réchaud à essence, dans tous les cas, pour utilisation par grand froid, avec un système de préchauffage et pour le gaz, des cartouches d’isobutane plus résistantes au froid et surtout la possibilité de retourner la cartouche.

Ici cartouche de gaz (couleur verte) retournée, et l’alimentation en gaz qui fait un coude au-dessus de la flamme (couleur grise) afin de vaporiser le gaz juste avant combustion, c’est l’idéal pour les grands froids.





La bouteille rouge est un réchaud à essence avec, là aussi, un tuyau coudé de préchauffage passant dessus la flamme (couleur cuivrée). L’avantage du réchaud essence est qu’on peut aussi utiliser le carburant des voitures.


Feu de bois : Il faut prévoir une scie et une lame, soit un gros couteau sur lequel on va taper dessus avec une branche, soit une hache.

Ma préférence est la marque Fiskars car ses outils sont ergonomiques (manche utilisable à 2 mains) et d’un tranchant incomparable.

Les outils que je recommande  : Scie Fiskars référence 123880 (grand modèle) ; Hache Fiskars X7, couteau Mora.




Conseil : Huiler les lames de scie avec un spray permet de gagner en glisse et efficacité et protège la lame de la rouille.

La hache est un outil dangereux. En pleine nature, et sans secours de proximité, on a pas droit à l’erreur. Aussi, pour la sécurité, toujours mettre le bras inutilisé dans le dos et pour fendre du bois, se mettre à genoux pour éviter d’exposer ses jambes si l’outil venait à glisser.

On peut faire du feu sur la neige sans problème, en disposant de préférence des bûchettes croisées sous le foyer mais au fur et à mesure que le temps passe la neige fondra et le foyer va s’enfoncer.


Les récipients : Pour faire fondre de la neige ou de la glace, il faut prévoir une casserole assez grande (1,5L) et pour le faire bouillir, une bouilloire car la neige prendra un grand volume pour ne donner au final que très peu d’eau.

A noter : Faire fondre de la glace demande deux fois moins de combustible que de faire fondre de la neige !

Certains virus résistent plus de 1 minute à l’eau bouillante. Aussi, pour stériliser de l’eau en altitude, il est nécessaire de faire bouillir plus longtemps car la T° d’ébullition est inférieure. A 2500 m d’altitude, faire bouillir 3 minutes.

http://www.deleze.name/~marcel//physique/TemperaturesEbullition/Table_temperature.htm.html
Pour améliorer le gout de l’eau, il est conseillé d’emporter des sachets de tisane et de café en poudre, sinon dame nature offre des aiguilles de pin en infusion.

Pour se réhydrater rapidement après une journée d’effort, une grande casserole de soupe déshydratée en sachet est idéale. Il faut en avoir 1 sachet de portion familiale (pour 3 ou 4 personnes) par personne et par jour.

Voici le matériel que j’utilise : Une bouilloire en aluminium anodisé, une casserole et des mugs en titane.






L’anodisation est un revêtement très résistant et ce type de bouilloire peut se trouver en modèles de 750 ml pour 12€ en Asie sur Ebay international (0,75L est une bonne contenance car de toute façon, c’est trop long de faire bouillir davantage dans une si petite bouilloire).

Le matériel en titane est bien plus cher. Le titane est léger, durable, et sain pour le corps ; Il est aussi peu conducteur et donc premièrement on se brûle moins facilement les mains, et, deuxièmement, la boisson refroidit moins vite.

Pas de gourde l’hiver mais un thermos, un vrai, un performant, de la marque d’origine Thermos de 0,5L ou 1 litre (si on est 2). En effet, il y a des sous-marques qui ne conservent pas plus de 2 heures la chaleur.


2. Les vêtements et le matériel


Pour se déplacer sur la neige, une paire de raquettes est indispensable, sinon, on s’enfonce jusqu’aux genoux et vu l’épuisement, on ne va pas loin.

Mon équipement est TSL est une marque française qui fait de formidables raquettes : http://www.tsloutdoor.fr/



J’utilise des chaussures de grande randonnée à membrane imperméable (goretex ou autre), et semelles en vibram très durables.

Mon pantalon est en tissu windstopper moyennement imperméable et assez respirant. En cas de grand froid, je peux mettre un collant en polyester dessous.

Il faut totalement proscrire le coton car il absorbe l’humidité, la transpiration, et est trop long à sécher.

J’utilise des sous-vêtements en polyester et par-dessus, une polaire également en polyester.

Le polyester car il évacue rapidement l’humidité, et s’il fait vraiment très froid, la laine mérinos est intéressante.  En sous-vêtements, la laine mérinos a l’avantage d’éviter les odeurs corporelles, utile quand on ne peut pas forcément se doucher. En polyester, tout le monde connait les polaires. Il en existe néanmoins de plus au moins performantes.

Ce que j’ai trouvé personnellement, c’est de souffler en collant sa bouche contre le tissu pour juger de son effet coupe-vent, et on s’aperçoit que c’est du simple au double suivant les marques et les modèles. L’air doit bien circuler pour rester sec, mais de manière limitée si on veut conserver la chaleur et l’effet coupe-vent.


La veste en duvet et le sac de couchage en duvet :



Par températures négatives, on a pas encore trouvé mieux que le duvet d’oie car il offre le meilleur rapport poids-chaleur. Sauf par des températures arctiques avec ou sans ou vent fort, le duvet ne s’utilise jamais pendant l’effort mais à l’arrêt.

Il existe différentes qualités. Celle-ci se mesure en « cuin ». Plus l'indice est élevé, et plus le duvet est gonflant donc performant. Il faut aussi juger du poids du duvet (ex. 200 grammes de duvet cuin 750). Un cuin 550 est bas de gamme et au-dessus de 700, c’est performant.

Personnellement, j’utilise une veste à capuche de la marque anglaise RAB http://rab.equipment/ww/ mais d’autres grandes marques pour alpinistes sont toutes aussi réputées.

Le duvet craint l’humidité et perd 70 % de son pouvoir isolant s’il est mouillé. Pour y remédier, dans des conditions extrêmes, il existe des duvets traités au téflon pour chasser l’humidité et des tissus extérieurs en membrane imperméable type goretex ou « pertex endurance », mais en général s’il pleut c’est qu’il ne fait pas des températures négatives, donc pas besoin de porter le duvet mais plutôt une veste à isolant synthétique.


3. Dormir


Le principe du duvet est le même pour les vestes que pour les sacs de couchage. Ma préférence en terme de rapport qualité-prix, c’est la fabrication artisanale du polonais de la marque cumulus http://sleepingbags-cumulus.eu/

J’utilise un modèle -18°C avec option tissu extérieur « pertex endurance » (relativement imperméable). En ajoutant le sursac en goretex, j’ai pu dormir confortablement par -22°.

Rien n’est pire que d’avoir froid en dormant. Ne pas accorder d’importance à la température extrême ou maximale recommandée pour le sac, mais se référer uniquement à la température de confort, et prendre une marge supplémentaire de 10°C.

Il faut toujours utiliser un matelas. En hiver, il doit isoler du froid du sol. La marque la plus réputée est l’américain Therm a rest. http://www.cascadedesigns.com/fr/therm-a-rest/mattress-selection-guide

Un gonflable est plus confortable, isole mieux, et prend moins de place dans le sac. Une crevaison est rare mais possible, et se répare avec une rustine. Plus l’indice R est élevé, et plus il isole.

Sur terrain caillouteux, j’utilise un « Ridge Rest Solar » d’un facteur d’isolation de R 3,5 , et sur la neige, un « Néo air all season » de R 4,8

Astuce : Prévoir des bouchons (obturateurs) d’oreilles car il est difficile de dormir quand ça souffle le blizzard !


L’abri : Pour le bivouac, j’utilise un sursac militaire en goretex de marque Carinthia que j’ai chiné sur Ebay, et pour le campement, une tente légère 4 saisons avec des piquets à neige. Il est possible de s’organiser un abri avec une bâche tendue, bien sûr.


S’éclairer : En hiver les nuits sont courtes, et arrivé au campement ou au refuge, pas d’éclairage. Il est aussi nécessaire de partir tôt en marchant dans l’obscurité. La lampe frontale est idéale car elle est légère et laisse les mains libres. Une des marques les plus réputées est la française Petzl.

Pas besoin d’un modèle très puissant, 40 lumens et un mode économie d’énergie à 10 ou 15 lumens conviennent. C’est bien d’en avoir une 2ème en rechange au cas où la première soit perdue ou ne fonctionne plus.

S’orienter : J’utilise les cartes IGN. C’est bien d’avoir une carte, mais encore faut-il savoir la lire et s’orienter avec ! Une boussole et un GPS topographique Etrex 30 dans lequel j’ai à l’avance introduit les points repères des refuges et des points d’eau.

Piles : J’emploie d’abord des batteries rechargeables que je garde au chaud dans ma veste et en sécurité. J’ai des piles au lithium qui se conservent 10 ans, durent 4 fois plus longtemps et ne craignent pas le froid.

Téléphone GSM : Mon expérience avec un iPhone : Sa batterie au lithium ne supporte pas plus de 20 minutes des températures de -10°, aussi il faut le conserver éteint pour ménager les batteries, et le garder au chaud dans la veste. Astuce : Quand il semble déchargé car gelé, il suffit de le réchauffer pour retrouver toute la charge de sa batterie. De toute façon, perdu dans la nature, il est rare de trouver un réseau.

Un GPS peut tomber en panne, il faut toujours avoir une carte. D’autre part, seule la carte permet d’avoir une vision panoramique large. Le GPS réconforte car on voit la destination se rapprocher au fur et à mesure et on sait à peu près qu’on ne fait pas fausse route. En déplacement nocturne, quand le paysage est dans l’obscurité, c’est une aide formidable. Là aussi il faut savoir l’utiliser car il y a de nombreuses fonctions et paramètres...

Note de Pierre : Alain est actuellement en Sibérie, sur le lac Baïkal, par -20° C ! Il m'a fait passer quelques photos grand format, que je trouve très belles. Moi qui suis en Asie avec +30° C à l'ombre, il me donnerait presque froid...







16 commentaires:

  1. Très bon post, bien expliqué et riche en liens intéressants! Je cherchais justement une référence pour la température d'ébullition en fonction de l'altitude :-)
    Glaçantes, les photos ;-) Je reconnais, sur la dernière, le fourgon russe typique comme ceux dans lequel je me suis trimballé à travers la Mongolie...
    Merci! Hugues

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  2. Je confirme, bon article.

    Une question (qui en général divise). Dans le duvet, faut-il mieux dormir "presque nu", ou peut-on ajouter des couches (une polaire par exemple) si on a froid ?

    Ajouter des couches améliore ou détériore t'il la thermicité ?

    Merci

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  3. super article plein de bons conseils et de liens un e petite reflexion ,j'ai sans doute pas compris , mais le tuyau du gaz ou d'essence passant dans la flamme me semble un tantinet imprudent et les épinettes de pin (toxiques) dans la boisson aussi ,j'ai pas du tout comprendre

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    1. C'est du gaz liquide qui sort de la bouteille renversée, le volume à évaporer est donc celui du liquide et non celui de la phase gazeuse, ce qui absorbe considérablement moins d'énergie.
      Donc c'est un liquide (essence ou gaz liquéfié selon le cas) qui arrive au réchaud, à la température ambiante ou même un peu moins si c'est du gaz liquéfié.
      Après passage dans le tube placé dans la flamme, c'est du gaz qui arrive au brûleur et la combustion se passe dans de bonnes conditions.
      Tant que le tuyau est étanche aucun risque.
      Je me pose juste des questions sur l'allumage...
      Francois

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    2. je ne pense pas que les aiguilles de pins soient toxiques, on en fait des tisanes et elles ont des propriétés thérapeutiques...

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    3. Bonjour Catounette j'avais lu ici même que se servir d'épinettes pour du fumage rendait la viande toxique,bon se devait être une erreur car je me souviens d'avoir fait cuire des moules entre deux feuilles de figuier recouvertes d'épinettes de pin en tout cas en infusion ce pouvait être différent,merci de la précision

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    4. Bonjour,

      Tous les pins peuvent être utilisés pour les infusions (pin sylvestre, pin maritime etc...). Ne jamais l'utiliser en cas d'épilepsie, idem pour le thym et le romarin.

      Ne pas utiliser en effet le pin ou sapin pour fumer la viande, elle devient acide. Expérience faite. Par contre les pommes de pin séchées sont géniales pour allumer le feu !

      Bien à vous,
      Mirabelle

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    5. @Janus,

      Très sympa la vidéo sur la femme est .. un mammifère tel une chèvre et un chameau !!! Je taquine.

      Quelle chance quand même, nous pourrons toujours faire appel à la SPA en cas de maltraitance sur animaux !

      Bien à toi,
      Mirabelle

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    6. Merci Alain, très bon article. A relayer pratiquement dans équipements.

      Mirabelle

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  4. Très bon poste!

    Une remarque concernant le choix de la hache. Dans une perspective survivaliste, je ne retiendrais pas la marque Fiskars, qui fait pourtant probablement les haches les plus tranchantes du marché, pour des raisons de durabilité:
    1- L'alliage métallique de la cognée est très mou, afin d'être facilement aiguisable, et peut parfois se déformer, surtout sur du bois durci par le froid (certes, il faut y aller, mais quand ça vous arrive en situation critique, vous êtes raide)
    2- La cognée n'est pas emmanchée, mais encerclée dans le plastique du manche. Donc le jour ou le manche se casse, ou bien le cerclage, vous ne pourrez pas du tout la remmancher.

    Du coup, dans la catégorie abordable, je préfère les haches suédoise Hurqsvarna, qui ont des manches en bois, et plus rien à prouver après 400 ans d'utilisation dans le grand nord.

    Ça n'est que mon avis, et j'ai d'ailleurs les deux marques, qui sont toutes deux d'excellents outils.

    Sinon, j'ai bien aimé l'histoire des aiguilles de pin en infusion. Est-ce que n'importe quel conifère peut faire l'affaire?

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  5. Merci,pour ce rafraîchissement...
    Est t il nécessaire de huiler les zzzzzzzzzzzzzzzzzzzip des fermetures éclair?
    Quand à savoir si il faut être nue dans le duvet,j ai la même interrogation,(sauf si pas seul,et qu'elle est la peau douce)
    Survivre au cas Où....
    Wetterling S.A.W.,C est ma nouvelle Hache,...,suédoise
    Bon, un poele a bois en titane chez pyrene-buschcraft,serait le bien venu....ou helsport inox 14kg,(je l installe dans un camping car,démontable (attention à ne pas l 'emballer,un quand même)
    Bon,vivement l été.

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  6. Excellent, un bon point pour la saison froide.
    La fatigue fait ressentir le froid plus vivement quand on est fatigué.
    je rajoute que pour graisser une scie, du savon suffit. J'utilise mon savon d'Alep qui sert à la toilette/lessive.
    Pour le duvet, la carinthia defence 1 est top: 1050g pour -12°c. Avec un poncho bundeswehr, ça tient super bien.
    Pour la veste grand froid, pas de duvet: ça finit par tremper à l'interieur et à l'extérieur. Là aussi j'ai un manteau carinthia gamme Mig (fibre G-loft) et une gorka par-dessus.
    Je n'utilise pas de polaire, trop volumineux à trimballer, ou alors faut la porter en permanence.
    J'utilise les réchauds chimiques de l'US Army pour chauffer ma bouffe, ça tient dans une poche cargo: défaut, c'est un volume et n'est valable que pour quelques jours. Sinon le réchaud rando 360 de camping gaz est top.
    Les gourdes souples à garder sur soi sont pas mal tant que je n'évolue pas à -10°C permanents.
    Pour l'abri, les tarp-tents en silnylon de Henry Shire sont légères, genre 750g, faciles à monter, très confortables et prennent peu de volume. Elles sont vraiment, vraiment imperméables.
    Bon, ça fait un peu publicitaire mais ça fait entre 15 et vingt ans que je trimballe toujours le même matos, pas trouvé mieux.
    cc

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  7. Excellent article ; merci à son auteur.
    Voilà de quoi faire réfléchir sur la manière de s'équiper utile.
    Il y a ici de bonnes pistes pour la préparation de nos sacs. ;-)

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  8. Perso j'ai rajouté le rechaud biolite campstove pour pouvoir recharger en usb les accu en aa et aaa ainsi que ma ledlenser M7R ou tout autre chose se rechargeant en usb, tres pratique! Coté couteau, je suis un inconditionnel d'extemaratio et je n'echangerais mon ontos et mon ultramarine contre rien au monde, bon j'avoue que les presque 500€ pieces demande un investissement, mais ils sont indestructibles, pour la hache une petite Wetterling forgée a la maion, et pour l'equipement froid, pluie et couchage c'est du 100% carinthia, toujours cher mais ultra efficace, c'est avant tout une question de budget!!

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  9. Pour info, le silnylon est une toile utilisée pour les voiles, c'est très léger, solide et imperméable. Pour la couleur, c'est pas trop variable, ça a peut-être évolué aujourd'hui.
    On peut faire des abris provisoires avec.
    Pour imperméabiliser n'importe quel tissu: silicone transparent et white spirit mélangés pour en faire un liquide applicable au pinceau.
    Le Tyvek pour s'isoler du sol est pas mal non plus, par contre faut le peindre parce que le blanc est pas trop low profile.
    Pour le matos, celui du jardin est parfait: sécateur, scie d'élagage. Pas de hache mais une pelle US ou une pelle pour jardinière en plastique, ça suffit pour enterrer son caca.
    Pour ce qui concerne carinthia, c'est pas le prix mais l'encombrement et le poids, y a pas mieux car quand faut porter tout son petit merdier, on devient attentif au poids et aux choses pas utiles.
    On a aucune raison de se réfugier dans les hauteurs ou vers le plus froid, par contre cet article est vraiment intéressant si on tient compte de la fatigue qui nous rend vraiment frileux et qui nécessite un équipement prêt à juguler cette sensation de froid qui vient avec l'épuisement et l'humidité.
    cc

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  10. L'anonyme du 17 vous salue, survivalistes de tout poil. Article bien complet et comme dit par Pierre:" au cas où surviendraient de telles conditions" mais comme qui peut le plus peut le moins, ce matos est révisable à la modulation suivant le terrain et la saison. Ce que je constate c'est que le bushcraft vient tranquillement -grace à ce papier- compléter le champ de vision des possibilités et éventualités en cas d'effondrement qui est pour moi déjà commencé depuis 2007. l'Europe est devenue une poubelle, les valeurs et le bon sens disparaissent, l'entraide est nulle, les gens sont devenus flippés par ces campagnes de peur organisées, la désinformation organisée et y'aura du boulôt à reconstruire après des décennies de déconstruction de nos institutions pour des profits indécents de nos politiques et des lobbys atlantistes. Nous sommes des alliés aux US et pourtant ils font tout pour nous asservir économiquement avec la complicité des élus qui, une fois au pouvoir, deviennent bargeots. Le pouvoir rend bargeot; c'est un fait reconnu. Creusez vos recherches sur la démocratie directe, ce que faisaient les Athéniens pendant 2 ou 300 ans...
    Bref,la rando en solitaire est géniale en elle-même car c'est là (à mon sens) qu'on découvre vraiment certaines de nos limites. Perso, c'est en cherchant des infos "rando" dans la pampa" ou "bushcraft" chez les cousins d'Amérique que j'ai découvert le survivalisme et après visionnage de pas mal de blogs et sites sur "Survivre au chaos" et je peux remercier l'équipe et l'initiateur qui m'a bien epatté au départ avec ses réflexions pertinentes et percutantes. Pour revenir sur le matos évoqué ci dessus, une remarque faite par une anonyme sur la Fiskars avec manche moulé... Peu sure en cas de pet (par grand froid encore plus problématique; une hache avec embout rond et légèrement conique permet de mettre et enlever facilement le manche: pratique pour voyager et s'en servir comme d'un grattoir et plein de travaux coupants. Le manche peut donc être changé (en frêne, comme pour les arcs c'est le plus facile et le plus sur à trouver pour la France) (toujours couper les arbres et branches à la pleine lune, comme le faisaient les anciens: la sève est en bas et c'est une garantie de longévité et de résistance. Pour moi, y'a 3 outils indispensables, hachette, couteau et scie. Moi j'ai pas du matos de marque, que de la récup de fers de hachettes chez Emmaüs, d'une galetouze, une scie armée US avec un étui en grosse toile refilée par mon papy de voisin qui s'en servait plus et pour le couteau c'est l'Opinel n°9 en carbone à 12 balles et 2 petits couteaux spécialisés/bidouillés dans des couteaux de peintre. Faire ses outils est sympa, je vous invite à essayer. J'ai maintenant pour le domicile sagaies, lances, pieux, couteaux à lancer, petits tomahawks, tous fabriqués et des fois forgés sur d'anciens outils, lames de scie circulaires ou aciers de récup. faut s'installer un tronc dans sa cour et pratiquer: c'est pas bruyant... Allez, à plus.

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