3 juillet 2017

Fédérer (partie 2) : constituer une équipe pluridisciplinaire

=> Article proposé par Elizabeth, rédactrice de Survivre au Chaos.

Après un premier article dédié au "management d’un objectif et des hommes qui le poursuivent" (publié le 29 mai 2017), Elizabeth nous propose dans cette seconde partie sa recette éprouvée de psychologue en grande entreprise pour créer une équipe ou une communauté.

Un sujet d'actualité qui constitue, à juste titre, la préoccupation d'un grand nombre de survivalistes...







Créer une communauté de partage et de survie au pays de la peur

Beaucoup d’entre nous ont commencé ou espère commencer à créer une équipe solide, soudée et pluridisciplinaire afin de résister au chaos, puis de reconstruire.

Une équipe est toujours formée d’un ensemble de personnes différentes, dirigées par un Leader, allant vers un objectif commun avec des moyens leur étant propres, et dont les qualités et les compétences bâtiront le succès.

Il faut donc :

Un Leader (dont nous avons parlé)
Un ensemble de personnes différentes en tous points (bâtir une maison avec 12 menuisiers est idiot)
Un objectif commun (dont nous allons parler) – Ou une vision commune de l’avenir
Des moyens appropriés à l’objectif


I. La vision de l’avenir / L’incontournable notion de communauté


Avant même de commencer à vouloir fédérer, créez votre vision de l’avenir dont découlera l’objectif. La plupart d’entre vous pensent « fastoche, nous voulons tous la même chose : survivre » - Rien de moins exact !

Certains d’entre vous veulent survivre façon Mad Max, d’autres veulent recréer une société proche de celle d'aujourd’hui, certains imaginent un territoire clos et gardé etc.



Voilà une brochette d’objectifs traditionnels dans la culture survivaliste :

1°) Le territoire clos et gardé – L’hypothèse 1

Il suppose une possibilité de clore et une défense armée avec une équipe qui vit H24 ensemble dans un domaine finalement peu étendu (sinon il n’est pas défendable) ou très isolé géographiquement.

Point fort : Ressources momentanément autonomes et protection contre l’extérieur.
Point améliorable : Le danger peut venir de l’intérieur car l’entente finit souvent par s’y dégrader, il faut aller chercher des ressources extérieures dans le temps.
Conclusion : c’est une bonne base de départ...


2°) La communauté de village qui partage à la fois ses biens et ses obligations – l’hypothèse 2

Cette communauté suppose la prise en charge d’une population très diversifiée et aux ressources larges mais pas toujours cohérentes, le territoire est potentiellement plus vaste et plus riche, mais il attire beaucoup de monde, à commencer par les familles et les amis Il est moins défendable sauf création d’une sorte de milice qui s’approprie par nécessité une part du pouvoir décisionnel.

Point fort : Ressources assez larges et diversifiées permettant de subvenir à beaucoup de besoins.
Point améliorable : Beaucoup souhaitent la rejoindre, rendant les ressources plus précaires et elle est plus difficile à défendre. Les indésirables sont déjà sur place.
Conclusion : Elle demande une rigueur de gestion de son agrandissement, très confortable au départ, délicate à défendre par la suite


3°) La famille urbaine – l’hypothèse 3

Cette famille plus ou moins large a pu se regrouper par critères familiaux, amicaux et/ou de quartier, par opportunisme ou un peu de chaque. Ils découvriront ensemble leurs ressources, leurs avis, leurs personnalités et leurs limites.

Point fort : Petites communautés soudées par la difficulté et l’esprit de corps.
Point améliorable : Faibles ressources la plupart du temps et faible réactivité face à la maladie, la famine, la précarité.
Conclusion : Beaucoup penseront à fuir dans le temps.


4°) La BAD - l’hypothèse 4 (proche de l’hypothèse 1, mais plus réduite à la base)

Souvent strictement familiale, elle est devenue une sorte de référence culturelle. Elle s’imagine autarcique et défendue bien que sa capacité à exister dans le temps dépende de ses ressources autant que de son territoire et donc de sa capacité à le défendre ou à le partager.

Point fort : Ressources très bien constituées pour un premier temps, ambiance familiale soudée.
Point améliorable : Difficile à défendre dans le temps face à des groupes armés et affamés, les stocks les plus larges finiront par s’épuiser.
Conclusion : Dans le temps elle rejoint l’hypothèse 1, mais se décline plus facilement au sein d’un environnement très rural, voire sauvage.


5°) La grande débrouille – l’hypothèse 5

Le père de famille, le binôme ou la personne isolée se découvre un certain talent pour tantôt fuir, tantôt troquer, tantôt se défendre, toujours avec talent, façon Mad Max, dans un monde déstructuré ou chacun pense d’abord à soi.

Point fort : Grande mobilité, très petits groupes soudés et forts moralement dans un premier temps
Point améliorable : Cette solution aboutira à un horrible tri et seuls les plus forts survivront
Conclusion : N’est-elle finalement souhaitable que durant un exode très isolé ?


6°) La secte – l’hypothèse 6

Façon refuge à l’abri du « péché » et du manque, la secte dépend d’un gourou salvateur et souvent très rigide dans son management. Ses membres semblent jouir d’un univers très linéaire dans lequel ils se sentent plus en sécurité en échange de quoi ils abdiquent volontiers leur liberté de penser et plus encore.

Point fort : Ressources autonomes de type 1 le plus souvent, mais on peut y entrer (ou en être banni), sentiment de structure d’accueil et de sécurité, fausse bienveillance.
Point améliorable : Le leader charismatique qui pense à la place de tout le monde et régit d’une main de fer à son avantage et/ou celui de son premier cercle. Réelle dictature le plus souvent
Conclusion : Elle demande une capacité à plier afin de survivre, ce que nous sommes tous capables de faire – un temps !


7°) Le réseau – l’hypothèse 7

Un ensemble de familles assez prévoyantes unissent leurs moyens et s’adaptent au fur et à mesure du contexte. Chacun chez soi donc (à condition que cela soit possible) avec un esprit de fraternité qui sert à tous.

Point fort : Ressources assez larges et diversifiées mais organisées grâce à des réunions préalables régulières, micro BAD multiples et regroupement possible en fonction du contexte.
Point améliorable : Chaque micro Bad devra sans doute accueillir progressivement ses proches et plus le  temps passera, plus le réseau deviendra difficile à gérer.
Conclusion : Une solution souple qui préserve l’individualité si possible. Il n’y a pas de Leader mais plutôt un « conseil » plus fraternel.

Il existe encore de nombreuses hypothèses et vos commentaires permettront sans doute de partager d’autres solutions, mais chacune d’entre elles devra être pensée sous la forme de point +, point – et synthèse. Aucune équipe ne peut se constituer sans cette base commune de raisonnement. Dans le cas contraire, elle se brisera à la première épreuve.


II L’objectif commun : première étape


Vous avez tous pris des contacts, repéré des « confrères » de survie aux talents variés et ressources diverses, allant de la détention B au stock de pois-chiches en passant par l’art d’élever des poules. Mais ce qui vous unit, outre la première vision de l’avenir, réside dans votre capacité à échanger entre vous, construire ensemble, vous réunir souvent et évoquer de façon ultra concrète le comment du pourquoi.

Visualiser son objectif :)


Comment formaliser un objectif ?

En le contraignant à rentrer dans certains paramètres OBLIGATOIRES, en vertu de quoi il a toutes les chances de se réaliser.

A) L’objectif est concret et quantifiable.
a. Il s’agit de survivre en partageant nos moyens.
b. Pendant 1 période de 12 mois, à 12 personnes.

B) Il est réaliste et dépend de vous.
a. Nous parlons d’un maximum de 15 personnes.
b. Nous quantifions et prévoyons le stock nous-mêmes.

C) Il obéit à une date butée et à des étapes bien prévues.
a. Tous les moyens seront réunis le 31/12/2018.
b. Nous nous rencontrerons tous les mois (bonne bouffe) pour faire le point.

D) L’objectif est décliné individuellement avec précision.
a. Pierre s’occupe des munitions (tant de tel calibre).
b. Charles des boites de conserves, Louise s’occupe des animaux de la ferme et du potager.
c. Jacques nous garde le carburant (tant de L).

E) Les obstacles sont identifiés et prévus.
a. L’appartement de Pierre est indéfendable, il pourra loger chez Paul.
b. L’électricité ne sera plus approvisionné, nous prévoyons groupe, panneaux et batteries.
c. L’eau potable ne le sera plus, nous prévoyons stocks et filtres.

La plupart du temps, nous l’évoquons entre nous, mais rares sont les communautés organisées. Cela demande du temps et des moyens matériels, souvent aux dépens d’autres loisirs, ce qui requiert l’accord des proches...

Enfin, bien que nous n’en sommes pas là, d’autres problèmes plus délicats encore vont débouler dans notre cours de récréation survivaliste...


III. L’équipe et son Leader


Qui fera la vaisselle (et regardera le foot, non je plaisante !), qui fera la cuisine, qui défendra et qui fera le potager ? Qui décidera et sur quelle base ? Qui sera admis et qui ne le sera pas ?



1) L’admission

Et lui il apporte quoi ? Bah rien, il est vieux et c’est mon père... Ce genre de conversation, nous l’aurons. Quid de la compassion, de la générosité et jusqu’à quel degré car nous ne pouvons pas mettre une petite communauté en danger pour accueillir les familiers par alliance au-delà d’un certain stade. Votre fille de 20 ans réclame son ami qui ne veut pas abandonner ses parents et ses frangins qui eux-mêmes ont des amies etc. Je n’ai pas la réponse ! Elle appartient à chacun. Mais une communauté 100% utile et efficace est un leurre : tôt ou tard l’un d’entre vous sera malade, inutile...

2) L’utilité
Etre utile est une donnée toute relative, il y a ceux qui font quelque chose et ceux qui vivent. Exiger que chacun s’investisse est naturel. L’obtenir pas toujours. Les enfants sont par définition peu utiles étant petits, voire même casse – c*****es, mais ce sont nos petits. Les personnes âgées ont souvent de l’expérience, mais ne peuvent pas toujours la mettre physiquement en œuvre. Marier le savoir-faire, le savoir-être et le savoir tout court est un sous-objectif majeur.

3) La consommation
Pierre (toujours lui, normal :) pèse 120 kilos (sans doute pas) et a besoin de 3500 Calories/jour. Paul a 2 bébés qui ne peuvent pas dormir dans une pièce glacée et la femme de Jacques a besoin de se laver tous les jours (sinon elle pète les plombs et c’est Jacques qui a le 12) – Oui, dit comme ça c’est risible...

4) Le partage des rôles
Fred est venu avec une armurerie conséquente, il considère que faire le potager le fait chier. Jérôme fait la traite des chèvres 2 fois par jour et il considère que ce n’est pas à lui de monter la garde vu que Fred ne veut pas traire les chèvres. Tout aussi risible non ?

5) Le Leader
C’est à lui de répartir les rôles, de trouver les arguments, de négocier, d’utiliser toutes les ficelles pour établir une relation de confiance assez forte pour que chacun décide de le suivre dans ses choix sages et opportuns. Mais comment vient au monde le Leader ? En cas de chaos, n’importe quelle série télévisée vous pond un Leader fort, héroïque, sacrificiel, non peureux, intelligent et parfois même beau garçon...

Non, passé les premiers jours, la gestion communautaire du chaos (économique, social, géophysique ou autre) n’est pas une aimable partie de campagne avec barbecue et bonne ambiance telle que la décrivent les reportages canadiens par exemple. Elle demande une vraie solidarité, de la compassion, de la rigueur et parfois le sens du sacrifice pour aider chacun à surmonter ses peurs ou ses obstacles.

Tiens, je vais vous en raconter une bonne : je bivouaque plus souvent qu’à mon tour et emmène un peu plein de monde. Je me rappelle d’une rando un peu réduite ou tout devait tenir sur le cheval... Tout. Et où l’une des participantes pourtant très opérationnelle éprouvait le besoin de se torcher le derrière à chaque pipi : et oui, petites choses grand embarras... Car en cas de disette, le Papier H est rare et précieux !



IV. La détermination des rôles et du leadership


Qui fait quoi doit être déterminé avec soin, mais à partir de règles globales :

Aucun rôle n’est définitif.
Aucune personne ne peut être la seule détentrice d’un savoir ou d’une responsabilité.
Aucun poste ne doit être plus durablement difficile que celui du voisin.
Toutes les qualités et savoir doivent être utilisés en priorité (avant de demander au cuisinier de faire radio).
Aucune autorité de droit divin ne peut décider pour chacun.
Aucune personne isolée ne peut remettre en question tout un système.
Aucune société ne vit sans règles.
Le leader naturel n’est pas durablement installé, d’autres moyens de gérer la communauté existent : conseils, réunions, vote, etc.
La tolérance est une vertu, les limites en sont une autre.


V. Le recrutement


On y est, vous avez réfléchi et pensez comme la plupart d’entre nous que nous allons droit dans le mur. Ces blogs nous servent aussi à prendre contact et j’ai perso fait connaissance avec des amis charmants grâce à lui.



Mais ces blogs sont sans aucun doute surveillés, convoités, etc.

Les mites hantent les placards et les pies volent les nids douillets pour se trouver une place.

La meilleure des données, celle qui vous permettra de faire le tri c’est :
1) Le temps (la durée dans le temps d’une relation)
2) L’intuition
3) L’expérience

Servez-vous donc des 3 pour décider de à qui vous pouvez/devez parler de votre projet ou non et gardez quelques atouts dans vos mains. Connaître et accepter les défauts de quelqu’un est un bon préalable. Le coup de foudre survivaliste n’est pas votre ami.


VI. Le bannissement


Dans notre société nous avons des règles et lorsqu’elles sont transgressées nous avons une justice (suis pas en train de vous dire qu’elle est juste :), ainsi que des prisons. Dans une communauté, il y aura, dans la durée, des abus, des erreurs, des horreurs. Qu’allez-vous faire ? Et quelles sont les actes répréhensibles ? Pour quelle peine ? Là aussi tolérance et limites construiront les murs de votre petit groupe. Mais avant même de dire « ce qu’il a fait est honteux, il faut le virer », pensez tout de suite à construire des règles préventives pour tous :

Précises (quantifiées, concrètes)
Compréhensibles (pour tous)
Connues (délivrées à tous)


VII. En conclusion


Avant toute chose, que ce soit pour rejoindre une équipe ou en créer une, vous devez savoir où vous en êtes de votre croyance dans le chaos, votre idée de l’avenir, la façon dont vous vous projetez seul ou à plusieurs et des moyens que vous souhaitez y mettre (simple sorte de fantasme de chaos ou au contraire projet construit).



Le simple réflexe citoyen devrait consister à posséder 15 jours de stocks afin d’éviter tout mouvement de panique.

La totale autonomie, le régime autarcique défendu, coûte beaucoup de temps, de préparation et sans doute pas mal de moyens. Mais à plusieurs on peut faire des miracles.

Faut-il encore imaginer ce que l’on peut concéder à autrui – ou non !

Il existe, si vous cherchez bien, des regroupements, des gens qui, dans leur région, se proposent de communiquer de façon bon enfant, des listes, des repas, etc. Je suis tombée plus d’une fois dessus. Ces regroupements partent souvent de croyances très variées : la comète va tomber, la guerre mondiale est en cours, etc. Le site de Pierre Templar a l’avantage de fonctionner sans prédéterminisme, mais avec l’idée de base qui est de tout de même défendre son pré carré.

N’hésitez pas, grâce à vos interventions, à partager vos expériences, vos blogs, vos propres regroupements et vos idées en général.

Et le chaos dans tout ça ?

Nous nous en faisons une idée à peine glorieuse, celle d’une élite ultra pointue ou préparée qui, dotée d’un certain sens de la famille et/ou de l’héroïsme, conduira les siens ou ceux des autres en sécurité ! En plus en s’enfuyant, l’ordre nous laisserait enfin en paix, fatigués que nous sommes par cette société dans laquelle nous ne nous reconnaissons pas toujours. Il y a aussi ceux et celles qui veulent juste vivre en paix et s’abriter du désastre potentiel.

Mais n’oubliez pas ceux et celles qui feront leurs choux gras de l’état de chaos pour se livrer à des actes moins glorieux : violence, pillage, excès : ils seront eux-mêmes le chaos !
Faut-il souhaiter le chaos ? Pas certain...

22 commentaires:

  1. Le souci majeur du survivaliste est la place qu'il croit détenir face au désastre. Il est persuadé d'être éclairé et plus prévoyant que les autres, bien dans les clous de la légalité, bien dans la morale, bref c'est un juste.
    Seulement, je vois que nos politocards et la belle armée d'occupation qui séjourne chez nous vit bien mieux au prix de l'abandon de la Loi et de la morale.
    Qui croyez-vous qui vivra mieux en l'absence d'ordre établi?
    Prévoir le chaos demande de prévoir aussi l'absence de qualités que l'on demande à un test d'embauche. Imaginons que la garantie de manger tous les jours dans un environnement sûr passe par (au hasard) la piété. Beaucoup franchiront le pas sans aucun scrupule, la collaboration étant un atout culturel qui s'exporte plutôt bien en Europe, ces temps-ci.
    Les seuls qui vivront mal de leur carré de choux seront les survivalistes et dans ce cas, mieux vaut ne pas invoquer le chaos. La masse a compris qu'une mort indolore est bien préférable et nous ne ferons pas le poids, enfin c'est pas parce qu'on a perdu qu'on va pas se battre.
    cc

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  2. merci Elisabeth, très bon résumé de ce que pourra être les options de la vie de groupe ( ps: Pierre a pris tant de poids que ca😆😆😆)

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  3. J'ai en tête la fameuse question de walking dead pour le recrutement : tu as tué cb de zombies ? Cb d'humains ? Pourquoi ? Vous,quelles seraient vos questions ?

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  4. C'est dans la tempête qu'on voit le capitaine; je penche plus pour la méthode mad max . Gérer une communauté à long terme est pour ainsi dire impossible. Toute forteresse est prenable si on a le temps. Je lis et apprends beaucoup des articles de Mr Templar, je le remercie et suis d'accord.
    Bonne chance à tous et surtout garder votre humanité, ce que je doute beaucoup.

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  5. excellent article...merci
    vérité et contre vérité on n'a beau se préparer on ne pourra être prêt a tout mais être prêt à rien c'est pire.

    Mon vrai entrainement commence bientôt car je vais être obligé de me taper les premières conserves pour raison de rotation :P....snifff


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  6. en gros, il convient de reprendre la technique du féodalisme. en sachant accueillir les compétences et le matériel des postulants, j'ai deja un petit réseau et la perspective de départ à la retraite dans peu de temps va me laisser plus temps pour me consacrer à la préparation.
    mais je reste partisan d'une defense groupée de mon village car un petit comité n'ira pas loin. sauf pour les partisans du style :"la vallée perdue" avec omar sharif, film interessant sur la fragilité d'un petit village pourtant tres isolé dans la montagne.
    l'armée d'occuppation est judicieusement disposée sur le territoire national et deux points de fixation réapparaissent entre Calais et Menton.
    apres ces élections, les refrigérateurs sont pleins, le tour de france captive les foules et les GPS tournent à plein régime pour découvrir nos jolies routes. vive les vacances, on verra à la rentrée.
    c'est assez décourageant mais les résistants ont toujours été tres peu nombreux.sauf en 1945.
    "restes vivant ce soir, tu combattras demain".
    ne nous soucions que de notre préparation en se tenant au courant de la réalité.

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  7. Il se passe un truc ici: les interventions sont moins nombreuses. On a l'impression que le chaos n'arrive pas assez vite et que beaucoup se sont lassés. Exactement comme sur le terrain où le mode camping est marrant jusqu'au moment du premier repas fait avec des feuilles bouillies dans une eau qui a mis 3h à chauffer. Personne n'est prêt à sacrifier un week-end après une semaine de boulot merdique, ça marche une fois et après plus personne n'est là.
    En fait, personne n'est prêt à rebattre les cartes sans équipement tacticool, sans 4x4 hyper puissant ni équipe de warriors de ma mort qui tue contre les méchants, bref vivre comme avant sans les lois. Sauf que c'est l'inverse qui va se produire: une vie plus pauvre avec des lois plus dures comme la nature, le plus fort, le plus pourri.
    Globalement, l'Occidental veut mourir (Ou vivre, mais à ses conditions, ce qui est impossible aujourd'hui)et même ici, personne ne veut renoncer à ses privilèges via un consumérisme devenu mode de fonctionnement et des statuts qui tiennent tant que le pays est debout, ce qui va pas durer.
    cc

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    1. Bonjour cc (et tous les autres).
      Peut-être aussi est-ce que les derniers articles sont si clairs qu'ils n'incitent pas à commenter...
      Ensuite, cela dépend des paris de chacun. En effet, devant tant d'incertitudes il faut bien faire des paris.
      Le mien est que l'effondrement brutal n'est probablement pas pour tout de suite (ça fait 40 ans que je l'attends) et donc je profite des derniers temps de fonctionnement normal de l'économie pour gagner ce qui me permet de préparer la suite.
      Et cela, il est vrai, me laisse moins de temps pour ce blog sur lequel j'aurais déjà dû publier depuis plus d'un an, honte à moi!

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    2. Et puis certains (moi par exemple) restent peut-être silencieux (même si ça fait 3 ans que je suis ce site, je n'y poste pratiquement jamais) car ils ne parlent que s'ils ont quelque chose de vraiment pertinent à dire.
      Ou appliquent les conseils des articles et ayant peu de temps, privilégient la préparation.

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    3. Personnellement, je n interviens plus sur le site car il y a une petite clique qui a l art de couper court à toute discussion dès lors que l on a un avis différent ( Janus, François...etc pour ne pas les nommer, bref, les papys qui font de la résistance )
      Je consulte régulièrement le site qui est très riche en conseils techniques, un des meilleurs.
      Maintenant, question stratégie, c est très léger, voire surréaliste.
      Pour ma part, au lieu de discutailler sur le sexe des anges, j ai agi:
      Depuis plus d un an, je vis en Crète.
      La mosquée la plus proche est en Turquie, chaque crétois a son fusil...criminalité proche de zéro,je ne vais pas acheter bio au supermarché, j achète aux locaux à moitié prix et c est du vrai de vrai bio, j ai appris à parler et écrire le grec, ( beaucoup plus utile que de faire mouche avec un fusil à 500m ),mes compagnons sont une chienne malinoise, un chat et un poulet....

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    4. Content d'avoir de tes nouvelles hcgaia, et que tu sois satisfait des conséquences de tes choix car c'est le principal.

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  8. Bonjour a tou(te)s,

    @cc,
    Il y a moins d interventions c vrai, mais ça ne veut pas dire forcement moins d intérêt. Et peut etre justement que ceux qui fréquentent ce site sentent justement le chaos arriver et profitent de leur temps libre pour se préparer... En vrai? Et du coup, ca explique qu'il y ait moins d interventions... C ce que quelqu'un disait: Restez moins devant l ordi a se former virtuellement, mais mettre en pratique ce qu'on apprend... ( je rappelle que je suis une incorrigible naïve lol ;) mais j espère avoir raison!
    Bonne continuation a tous!

    Trinity

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  9. Chère Trinity,

    Je ne crois absolument pas à ce scénario. Pour exemple, beaucoup de sites patriotes ont cessé leur activité il y a quelques années, peut-être pour plus de terrain? Ben non, rien d'envergure, pas de sursaut, de prise de conscience des masses. Alors la lassitude s'installe alors que la raison n'a pas atteint les masses abruties qui nous entraînent avec elles vers la chute.
    Alors beaucoup lâchent, par manque d'écoute, de suivi, de crédibilité parfois alors qu'un énorme travail a été fait en amont pour rien.
    Moi-même j'ai lâché un mois après une application concrète, sur le terrain avec un groupe: ca fait fuir de vivre comme un fugitif avec des options qu'on a pas dans koh lanta, comme la chiasse, l'abattement, l'inconfort très communicatif qui fait qu'on ne dort pas mais qu'on est pas actif non plus, bref rien de ce que les gens souhaitent.
    cc

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  10. La raison n'atteindra jamais un abruti par définition,la lassitude s'installe chez ceux qui n'ont pas saisi que nous sommes déjà dans un des scénarios dont beaucoup ont discuté,il suffit de voir les privations de droits sans nécessité aucune qui après s'être profilées à l'horizon sont devenues des réalités dans les faits entre autres les nouvelles "infractions " au code de la route ou pour mesures intelligentes sont accompagnées par d'autres qui ne sont que des brimades vexatoires ;il en a été de même avec le paiement cash interdit au desessus de 1000euros,alors que les étrangers ont droit eux a 10 000 !!!et ça pour lutter contre le terrorisme du très grand n'importe quoi,depuis 10 ans nous pourrions faire un livre de toutes ces décisions qui n'ont qu'un seul but et vers lequel elles convergent toutes quel que soit le domaine.Alors certes le moment n'est pas venu de vivre comme si les bois et le gibier était notre nourriture et notre refuge du moment,d'ailleurs celà ne se passera pas comme nous l'imaginons du moins en grande partie.Il faut apprendre d'urgence a ne dépendre de l'état que pour le strict minimum,en essayant de s'affranchir des contraintes que l'on cherche à nous imposer et si vou n'avez pas le droit de conduire en tong et bien faites le pieds nus!!

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    1. C'est ce que je fais déjà quand je suis en tongs �� en plus on a une meilleure sensibilité !

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    2. Faut pas confondre les montants.
      Les paiements de plus de 1000 € ne sont interdits que QUAND ILS IMPLIQUENT UN PROFESSIONNEL (facile de comprendre pourquoi, sauf quand on est un professionnel qui trouve qu'il n'y a que les salariés qui doivent payer des impôts).
      Les 10 000 € sont un plafond à partir duquel on doit DECLARER (on n'a pas parlé d'interdiction) les sommes transportées si on vous le demande. Et ça concerne tout le monde, étrangers et nationaux.
      Si vous mentez et qu'on les trouve, ça veut dire que vous aviez prévu ces sommes pour une opération probablement illégale et vous risquez une amende (et non la confiscation tant qu'on ne peut prouver qu'il y aurait blanchiment).
      Si vous les déclarez, on va vous demander d'où ça vient. Si l'origine est légale, pas de soucis. Si elle est illégale (vente de stups, racket, recel de vols, travail non-déclaré, ...) c'est l'occasion de le savoir.
      Si vous voulez acheter 20 000 € en liquide une voiture à un particulier, ça reste possible; pas prudent mais possible. Evidemment, sa banque risque de signaler l'opération au fisc et lui demander d'expliquer d'où ça vient quand il va les déposer. Mais si les fonds ont une origine légale, ça n'ira pas loin.

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  11. Pour ma part je lis tous les articles mais ne commente que peu. Je ne me sens pas concerné par un certain nombre d'articles. Par exemple "les bases de sniping". Bien que je pratique le tir je ne pense pas un jour pouvoir acquérir une arme longue portée. C'est un budget que je préfère réserver à autre chose. Je pense que pas mal de lecteurs cherchent plus des conseils pratiques que techniques.
    Par exemple quel filtre a eau choisir, combien de kilos de riz par personne et par an et comment le conserver, où aller en cas de problème, comment survivre les premiers jours... Etc...

    C'est juste mon point de vue et il n'engage que moi

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    1. Bo,njour Franz ,chaque point de vue doit être pris en considération;la pratique est irremplaçable mais ne va pas sans un minimum de technique apprise et c'est bien là ou la bas blesse ,nous ne serons jamais universels dans la connaissance,une chose par contre est sûre , il vaut mieux être moyen dans tout qu'expert dans un domaine seulement ,car inévitablement il y aura toujours un moment ou vous serez malgré tout seul a devoir agir, pour un temps donné et l'expert en permaculture verra les poissons de la rivière sans pouvoir les attraper (le temps que ses petits pois poussent )il aura faim,c'est un exemple , sur notre planète tout ce qui est trop spécialisé disparait au moindre changement de l'environnement.J'ai encore rencontré un "ingénieur" qui pensait que son diplôme lui donnait le savoir universel , il a très vite déchanté quand il a fallu improviser une tyrolienne!!Ce que vous demandez a déjà été traité dans ces colonnes ,mais en effet il serait bon d'avoir un mémento pour tous qui reprendrait les questions qui reviennent le plus souvent sous forme de tableau , avec des réponses éprouvées ,par contre "ou allez en cas de problème " dépend d'un tel nombre de paramètres a apprécier le moment venu que ce sera à vous ,en adulte,de faire votre choix,c'est ça la liberté (que nous revendiquons)bien cordialement

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    2. Bonsoir Janus, je serai en Corse fin juillet et début aout. Une rencontre serait-elle possible ?
      Bob
      anna.thomas-boxca907@yopmail.com

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    3. Pourquoi pas ?tout dépend du lieu ,la Corse c'est grand en terme de durée de trajet surtout à cette période de l'année

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  12. Bonjour à tous ...N étant pas un " pro " des ordinateurs ,je me lance quand meme ...J aime suivre depuis pas mal de temps ce site ainsi que vos débats que je trouve pour la plupart pertinent ... Depuis très longtemps ,comme une évidence ,je sais que les choses vont très mal tournées ...Je me prépare,à mon rythme et j accélére les chose depuis quelques années ...Pour avoir eut des parents très durs et un mode de vie sans caprices et non matériel ,pour moi les dérèglements de la normalité que nous allons connaitre prochainement ,serons moins pénible que pour la plupart des personnes...Mais si l on est honnete avec soit et que l on a pris le temps de réfléchir très très profondément pendant des années et des années pour mon cas ,sur les choses pratiques,vitales ,indispensables,éthique voire meme philosophique de notre mode de vie passer,actuel et futur,la transition au monde d après sera tout de meme extrémement dur ...Mais les choses sont ainsi faites,les hommes pas asser sages pour la plupart,avide de choses sans grand sens:cupidité,égoisme,matérialisme,irrespecteux de notre généreuse nature ... J en passe et des plus terribles !Soyons humble,juste,et très très très fort mentalement pour les temps qui arrivent à grand pas ... Hélas .

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  13. Le chaos est fluctuant et sans homogénéité. Il faudra passer vite d’un modèle à un autre pour s’adapter, le modèle réseau enveloppant les autres pour faciliter les mutations. Les modes de pensée et d'action les plus faciles à pratiquer dans le chaos seront ceux qu’on pratique déjà. Il faut donc devenir endurant, efficace, autonome et soudé. On ne peut pas se passer de règles pour reconnaître les nôtres et pour souder les équipes. Voici un catalogue à corriger et à compléter:
    - La loi naturelle : je suis ce dont j’ai hérité et ce que je transmets. Cet héritage forme des liens qui rendent possible la diversité interne et la cohérence du groupe, comme les règles du jeu permettent de jouer. La liberté qui consiste à se défaire des liens naturels aboutit à la barbarie.
    - La non-nuisance. La communauté doit défendre la vie de chacun, son intégrité corporelle et psychique, sa dignité, son identité, son épanouissement. Chacun a une part irréductible du tout. On n'a le droit de tuer que lorsqu'un individu menace notre vie, celle de nos proches, celle de membres du groupe. Tuer pour dévorer un être humain est une abomination. Les prédateurs, ceux qui veulent tuer ou blesser, torturer par sadisme, les violeurs, les pédophiles sont des ennemis.
    - « Je suis parce que nous sommes », mais aussi « nous sommes parce que je suis ». L’individu sans limites serait un prédateur potentiel qui détruira le groupe. Un groupe se fonde par des règles communes et non par la seule volonté de survie. L’individu a des devoirs par rapport à la communauté et celle-ci à son égard, surtout en cas de chaos.
    - L'autonomie. La communauté doit promouvoir l’autonomie de ses membres. La détutelisation rend les gens plus libres, plus responsables, plus créatifs, plus heureux et plus utiles.
    - La proximité (amour du prochain).  C'est l'harmonie entre la dimension génétique, ethnique et culturelle et le milieu naturel (autochtonie). Le prochain c’est la famille, les proches, les semblables, avec qui on agit pour réaliser des objectifs communs. Dans la vie économique, le local est préférable au lointain qui implique le pétrole, la domination et la guerre.
    - L’appartenance. Défendre la famille et la filiation, les structures naturelles et traditionnelles. Approuver la procréation, rejeter l’avortement et la marchandisation de la procréation.
    - La bonne volonté. L’utilité immédiate n'est pas un bon critère. Elle rend impossible l'existence d'un groupe durable. Les contes enseignent qu'on peut être sauvé parce qu’on a épargné des fourmis! On ne doit pas attendre de retour immédiat, c’est globalement que cela se joue avec la volonté de chacun de se rendre utile un jour.
    - Le principe d’entraide. On doit exclure ceux qui n’aident pas et ne protègent pas les plus faibles, femmes, enfants, vieillard, malades.
    - Le respect pour la dimension sacrée est le milieu virtuel de la communauté: cette dimension qu'on appelle trop faiblement "le collectif" ou "l'esprit du groupe" est la cristallisation des règles qui sont à l'origine de cette communauté et lui permettent de subsister dans les épreuves. Ce n'est donc pas un hasard si la France se désagrège en même temps que la foi chrétienne déserte ses habitants.
    Le groupe sera-t-il une France renouvelée, une Europe refondée ou autre chose? C'est ce qu'on verra.
    Il sera nécessaire d'avoir un signe de reconnaissance en acceptation des règles et pour montrer l’appartenance.
    Le chiffre 3 a un sens sacré dans beaucoup de cultures. C'est la synthèse qui surmonte la thèse et l’antithèse, la résolution des contraires, la synergie : le tout est plus que la juxtaposition des membres. Il se retrouve chez les chrétiens dans la trinité et le signe de croix, ou dans les trois branches du triskèle celtique qui exprime l’essor, l’apogée et le déclin, donc le cycle universel. Il peut se matérialiser par le signe de croix, par trois doigts de la main et plus discrètement par trois objets semblables : cailloux, pépins, monnaies, fleurs.
    Jo

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