27 octobre 2013

La préparation émotionnelle du survivaliste

(Par Jean-François Robert, rédacteur de la rubrique "Psychologie")

Le monde de l'émotion intéresse de plus en plus les chercheurs des fondations financées par l'Empire, car il est à la source de la motivation humaine.

Autant vous dire que ce fait n'a pas échappé au pouvoir, qui a toujours vu dans l'émotion un vecteur de propagande extraordinaire. N'est-elle pas la voie directe vers le cœur des hommes ?

Je vous propose une approche pour apprendre à mieux gérer vos émotions, et, dans un même temps, devenir plus conscient des manipulations de la classe dirigeante.



La Nature de l’émotion


L’émotion est une structure d’énergie qui s’inscrit dans le corps et fait partie du processus nécessaire à la vie consciente dans un corps physique. Elle est indispensable pour pouvoir se situer par rapport aux expériences.

Elle permet dans un premier temps le maintien du corps en vie, puis, quand une relative sécurité est acquise, le développement des sociétés organisées. L'émotion est un processus perceptif lié à nos sens par lesquels nous construisons notre représentation de la réalité.

Notons au passage que l'émotion est de plus en plus exploitée par le pouvoir, dans le but d’asseoir définitivement l'idéologie mondialiste et consumériste, au détriment des peuples et du bien commun.


Le Fonctionnement du mental


Le mental est un outil qui fonctionne comme un logiciel qui aurait un potentiel colossal de développement. L'ordinateur, la machine qui supporte ce logiciel, est le cerveau avec ses 86 milliards de neurones. Nous en possédons quasiment le même nombre du début à la fin de notre vie. Ce qui varie d'un individu à l'autre, c'est le nombre de connexions. C'est la raison pour laquelle les primates sont moins évolués malgré leurs 93 milliards de neurones (encore que...)

Le mental humain fonctionne par association d'idées, depuis le moment où il entre en service, jusqu’à celui de la mort. Les perceptions physiques, les informations, les ressentis -tous ces matériaux qui constituent l'expérience- sont classés par ordre d'apparition, et par ressemblance.

Jusque là tout va bien. Cela commence à se gâter quand un rayon de cette bibliothèque est encombré de pensées négatives. Elles prennent tellement de place qu'elles influencent alors le comportement du sujet qui aura tendance à favoriser, consciemment ou pas, les expériences du même type. C'est le phénomène de répétition : un même type de pensée engendre un même type de comportement, qui va amener lui-même un même type de résultat.

Les habitudes et les croyances engendrées par ce mécanisme forment les autoroutes de la pensée, comme de vastes et profonds sillons de connexions neuronales dans une forêt de connexions possibles.


La Gestion émotionnelle de la situation de crise


Ces habitudes de pensée alimentent et confirment des systèmes de croyance qui génèrent... des habitudes de pensée plus ancrées : c'est le conditionnement. Par exemple : "Si je ne mange pas trois fois par jour, je meurs !" ou bien, "Si je ne dors pas huit heures par nuit, je suis fatigué !".

Mise à part la catégorie des combattants professionnels, l’homme occidental n’est confronté à ses peurs archaïques que modérément. En effet, dès la fin de la deuxième guerre mondiale, le pouvoir a fait en sorte de "lisser" la peur du manque (qui est une déclinaison de la peur de mourir), pour que les masses à se tiennent à peu près tranquilles.

Mais c'est à cette peur de mourir que la situation de chaos qui s’annonce va nous confronter inéluctablement.

Je crois que la peur de la mort est d’autant plus forte à notre époque et dans nos sociétés occidentales que l’idéologie dite "des lumières", en tuant toute forme de spiritualité transcendante, a privé l’expérience de la mort de toute forme de sens.

Il est intéressant de noter ici qu’environ 90 % des habitants de cette planète croient en une forme ou une autre de vie supra-humaine, alors que les 10 % restants leur font une guerre sans merci pour les contraindre à adopter des croyances disons plus... matérielles.

Dans la pensée unique occidentale, la mort n’est plus considérée que comme l’horrible fin des possibilités de jouissance du corps. Je parle bien entendu de ceux qui mettent l’homme au centre d’un univers qu’ils cherchent à contrôler, et qu’ils ont saccagé par appétit du lucre au service d'une idéologie.

Mais je m'égare, revenons à nos moutons...
Quand les lumières vont s’éteindre, la peur archaïque du noir va tomber sur la ville. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’on pourra voir briller la moindre petite lumière. Ce sera l’instant de vérité, l'ivraie sera séparée du bon grain.
Rappelons-nous cependant que la nuit la plus noire ne peut pas éteindre la flamme d’une bougie. C’est pour cette raison qu’il faut survivre : pour servir l’humanité.


Comment se préparer


Le survivaliste pourra s’entraîner à expérimenter des techniques complémentaires, à titre aussi bien préventif que curatif :

  • La respiration continue pour travailler sur les peurs archaïques, et leur corollaire, le traumatisme de naissance
  • La maîtrise du corps pour tenter de survivre le plus longtemps possible dans la dignité

La conscience étant un processus irréversible, il serait déshonorant de ne pas rester digne, c’est-à-dire défendre sa vie et celle d’autrui contre l'abjection (esclavagisme, violence, meurtre, anthropophagie...)


La respiration continue 


Chaque moment de notre vie est inscrit dans notre mémoire cellulaire comme sur un DVD. La racine de nos peurs est un ensemble d’émotions, une sorte de programme qui se construit depuis notre conception et se développe jusqu'à notre mort.

La respiration est dite continue car elle s’effectue sans apnée. En effet, l'une des composantes du traumatisme de naissance est la douleur que nous avons ressentie lorsque nous avons dû prendre notre première respiration, après expulsion du liquide amniotique qui occupait nos petits poumons. Cette désagréable expérience nous a poussé à retenir notre souffle, en introduisant une apnée entre chaque inspiration et expiration.

La respiration continue s’effectue dans le haut de la poitrine ; c’est la partie des poumons qui est la moins sollicitée en fonctionnement ordinaire, pour la raison évoquée plus haut.

Il est important de se concentrer sur sa respiration, car c’est le moyen de discipliner les pensées parasites pendant l'exercice, du genre : "J'ai faim", "Y-a du foot à la télé", etc.

L idéal serait de pouvoir s'entraîner suffisamment, au calme, pour "dégrossir" les charges émotionnelles (peur, colère...) dans le but de fluidifier et de mieux maîtriser les émotions qui apparaîtront immanquablement en cas de crise grave avec perte des repères habituels.


La maîtrise du corps


On peut utiliser la technique décrite ci-dessus pour intégrer (conscientiser) les peurs liées au fonctionnement du corps : la faim, la soif, le sommeil, l’inconfort lié à la chaleur ou froid, les goûts et les dégoûts. En situation de crise, cela peut s’avérer vital.

Il est clair que les militaires et autres habitués de l’extrême ont acquis cette maîtrise par la force de la volonté. Le citoyen survivaliste n’aura pas le temps d’acquérir un tel entraînement, même s’il le voulait, aussi une technique efficace rapidement et facile à mettre en place est indispensable. Cela ne remplacera jamais un bon entrainement, mais il s'agit de tenir quelques mois, et nous ne sommes pas tous destinés, ou du moins prédisposés, au métier des armes.


Exercices de base


- La Respiration

Allongez-vous au calme.

Respirez de façon continue pendant 10 à 20 minutes, un peu comme un halètement. Votre sang va devenir légèrement plus alcalin par afflux d'oxygène, ce qui va engendrer une réaction de l'hypothalamus, le cerveau des émotions, et libérer des neurotransmetteurs.
Ces substances distillées par votre cerveau vont agir sur les systèmes sympathique et parasympathique : des émotions libérées vont être ressenties.

Dès les premiers phénomènes physiques (picotements, engourdissement), ralentissez puis reprenez. Cherchez à dépasser votre envie d’arrêter l'exercice.


- La Maîtrise du corps

Travail sur les notions de base : la peur de mourir.

Une autre composante du traumatisme de naissance est l'extrême inconfort lié au tout premier changement de température que nous avons connu. Au moment de notre naissance, nous sommes sortis du ventre de notre mère nu et mouillé avec une différence de 15 à 20 degrés entre l'intérieur (le corps de la mère) et l'extérieur (la température de la pièce). Cette expérience est vécue de façon très désagréable par le nourrisson. Pour s'en rendre compte, il suffit de voir la tête d'un nouveau-né : en général tout le monde est content sauf lui.

Et ce n'est pas fini... on lui coupe le cordon ombilical, sa principale source de nourriture depuis 9 mois, et il doit apprendre à respirer de l'air dans la panique la plus totale. La plupart de nos blocages et limitations se cristallisent à cet instant.

Technique pour aller vers la maîtrise de la pulsion de mort

Entendons nous bien, je ne crois pas que l'on puisse se débarrasser de la peur de mourir, et de toute façon, je ne pense pas que cela soit souhaitable. Nous n'avons pas encore assez de conscience pour respecter le miracle que représente notre corps, et peut-être faut-il cette menace permanente pour que nous finissions un jour par le comprendre.

Faites couler un bain à 19° C.

Entrez progressivement dans l’eau, prenez conscience de vos pensées et émotions liées au changement de température.

Des pensées de résistance à l'expérience vont apparaître, puis de l'inconfort. Ne cherchez pas à lutter ; accompagnez les sensations en respirant profondément.

Vous devez descendre lentement dans l'eau. Vous aller probablement grelotter, ce qui est normal.

Le but est de renouveler l'expérience jusqu'à ce qu'elle devienne agréable.


Conclusion

Commencez maintenant, chaque instant est précieux !

Il semble que nous soyons à un point nodal de notre histoire, le point juste avant la rupture, là où la tension est telle que plus rien ne bouge. Le calme avant la tempête...

13 commentaires:

  1. A chacun sa réalité.
    Je partage tout à fait la votre...
    Le Professeur Wolf Singer de l'institut de Max-Planck est connu pour ses thèses provocantes. Selon lui, même notre libre arbitre n’est qu’une illusion, tout comme la représentation collective de la réalité.
    Un documentaire passionnant : http://www.mystere-tv.com/a-chacun-sa-realite-v740.html
    Merci pour cette invitation à une préparation émotionnelle, indispensable.

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  2. Effectivement, ce lien est très intéressant...
    L'article de JFR nous rappel qu'une bonne préparation physique, psychologique, spirituelle (...) est certainement ce qui fera la différence dans une situation de crise.
    J'apprécie particulièrement le sujet sur la prise de conscience de sa respiration.
    Cette méthode est bien connue des bouddhiste ou autres méditant pour revenir à un état de calme et pleine conscience. Nous sommes trop souvent dans l'action suivante, hélas...

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  3. Bonjour,

    Je ne savais pas trop où mettre ce commentaire, mais après avoir vérifier les articles existant, il me semble que c'est ici sa place, a défaut de post sur la parano ^^...

    Je titrerais cela ( ça présente mieux tout de suite ;-) ! ):

    ..."de l'importance des émotions, de la perception"...^^

    J'ai reçu il y a quelques jours ( +/- 10 jours ) le livre "gestion de la barbarie", d'Abu Bakr Naji, édition de Paris ( commandé sur le net, chez "Pierre Tequi"), qui avait été suggéré/conseillé par quelqu'un sur ce blog, ou alors de part un lien, je ne sais plus.

    Je vous épargnerais les commentaires de ma dame, et sur le prix, et surtout sur le sujet, ^^.

    Ce matin j'étais gentillement entrain de tondre ma barbe d'apprenti barbu, ^^, histoire de me rendre un tant soit peu présentable pour la rencontre de Dole... sonne alors un "individu" a l'interphone.
    Ma femme y vas mais ne comprend pas vraiment ( tondeuse + bruit extérieur ) ce que dit l'autre, mais elle ouvre, pensant que c'est la livraison d'une batterie de téléphone que l'on attend...
    "L'individu" monte et demande a ma femme si elle n'aurait pas des livres ou des disques a vendre ( en insistant vite fait sur le fait qu'il achète...), je suis a 2 mètres, a mon ouvrage, je tique et lui fait fait signe que non, NIET ( je sens bien que ma femme est tentée "d'alléger" MA (mini) bibliothèque ( "qui ne sers a rien, prend de la place" etc, dixit ma dame ). Le type repart...

    On tique, sur cette "drôle" de rencontre, le gus qui débarque, sonne chez nous (peut-être ailleurs aussi, mais apparemment non) et quand il repart il ne vas chez personne d'autre ( 5 appart par étage, 3 étages...). Tout ça pour des bouquins et des disques.

    Et ma femme de commencer a stresser, de penser que c'est en lien avec le livre acheté, que c'était la police ou un bonhomme des "rg", car il présentait un peu trop bien ( je ne l'ai pas vu, juste demandé la description ): 1.80/1.90, costaud bedonnant (genre ancien sportif se relachant^^), costume gris & chemise blanche, 50 aine, "propre", tonique.... + la manière de parler, la formulation, l'attitude...

    Au début je prend ça a la légère, en rigolant de la situation paradoxale ( "WTF", si je lui parle de prévoyance, je la "saoule", il faut que je prononce moi-même le mot "parano" qu'elle pense si fort en me regardant de coté, comme s'il elle évaluait mon état psychiatrique, mais ne veux pas le prononcer ), lui expliquant qu'entre la carte de crédit, ce qu'ils peuvent apprendre de mes consultations internet, le téléphone etc... ils n'avaient certainement pas besoin de se déplacer...^^

    Mais ensuite je me suis dit que c'était peut-être une "gentille" petite intimidation... Et v'là qu'en sortant, je me surprend a observer, voir si je croise quelqu'un qui correspond a la description etc...

    Chemin faisant, je croise un voisin, petit échange de banalité puis je lui raconte la visite du matin. Pour faire court, il a déjà eu ce genre de visite, entre autres exemples, sa femme a un jour fait entrer quelqu'un qui proposait de racheter un peu de tout, argenterie, meuble etc, il avait fait une estimation et dit devoir demander l'avis de son patron avant de revenir. "Simple" voleur en repérage ( il n'y a pas un panneau "HLM" collé a l'entrée^^, et mon hlm ne fait pas "pitié"...), ou vrai "démarcheur" a domicile (je ne sais pas si ça se fait encore...)?

    Je ne sais pas...basta!^^

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    1. Salut Brad,

      Parano ou pas?
      La réponse est dans ton récit: ton visiteur est t-il ou pas allé frapper aux autres portes?
      Coïncidence ou pas, en relation de ton achat?
      Ton visiteur a pu sonner à tous les interphones jusqu'à ce qu'une gentille personne ouvre. Tu n'es pas forcément visé mais tu as pe Daut-être de drôles de voisins . . . Un nid quoi!

      Quelques idées de contre mesures dans les rubriques OPSEC.

      Laurent

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  4. Partie 2

    Je fais ce commentaire aussi par rapport a un de mes correspondants yopmail, qui tient a ne pas prendre de risques "inconsidérés" ( a chacun sa mesure ), et qui a un moment était enthousiaste (y compris envers moi) pour les rencontres etc, et dont j'ai peut-être un peu trop "calmé" l'enthousiasme en essayant de lui faire comprendre mon point de vue, que l'on ne pouvait être sûr de personne ( y compris de moi ), a priori, personne... Puis voyant qu'il voulait "rester dans son coin" ( ne même plus venir sur ce blog... :/ ), j'ai dût faire un peu l'inverse, que sans rencontres, échanges etc, chacun restait seul dans son coin, qu'il fallait accepter de prendre un minimum de risques...

    Tout ça pour dire que les émotions, le moral, la perception des choses etc, ce n'est pas anodin. On a tous une famille, il faut vivre aussi et composer avec son entourage (que ce soit pour soi ou pour sa famille). Si demain je met a me consacrer a 100% a la "préparation", je suis sûr que dans moins d'un an (bien moins...^^) j'aurais un loyer a payer seul, avec les gosses une semaine sur deux et/ou une pension a payer....

    Et aussi, essayer de rencontrer du monde, sérieusement, beaucoup parlent de se rassembler, de bad fortifié etc, etc, mais combien de personnes se sont déjà rencontré? No comment^^


    Bien cordialement, B.

    (bord**, je suis encore a la bourre....^^)

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    1. Salut Brad, je commande des tas de bouquins "craignos" et on ne m a jamais fait chié, pas pour ça du moins.
      Donc pas de stress, cependant, tu ne devrais pas faire rentrer des gars comme ça, voire personne que tu ne connais pas en fait ;)
      Oui il faut composer avec son entourage.... Aaaah... Certaines femmes ont du caractère hein ? Mais on les aime quand même pas vrai ? ;)
      Je te le redis, jsuis prêt à te rencontrer , toi, mais je t ai dit on est à l opposé ...
      Cependant, si tu veux venir passer quelques jours chez moi, jsuis en vacances en Aout , t es le bienvenue, après je vis dans une maison que je rénove, donc pas de palace hein, tu m aideras pour le potager et la peinture mdr,!! Moi je peux pas venir à cause de mes chiens et poules et cette année j ai planté du tabac, je peux pas partir trop longtemps...
      Mais écoute, si tu veux tu es le bienvenu....

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    2. Bonsoir Mirador,

      Il n'y avait pas de risque que le gars rentre, comme dit, c'est ma femme qui a ouvert, et elle n'est pas du genre a se faire embobiner et encore moins de faire rentrer quelqu'un ( sérieux, y a des Pitbulls plus sociables qu'elle! ^^ )... d'ailleurs quand des témoins de Jéhovah ou je ne sais quoi viennent, je n'hésite pas a la laisser y aller, c'est vite expédié^^, au contraire de moi, trop poli ( je met 5 mn a pouvoir raccrocher au tel, là où ça lui prend 10 secondes...^^).

      Quant a envisager de passer chez toi -merci de l'invitation^^-, il faudrait déjà que je sache dans quel coin tu réside ( je ne sais plus si tu y a s déjà fait référence ). Tu peux me joindre par mon adresse yopmail ou gmail ...

      Bien cordialement, Brad.

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    3. Chose faite, Brad.
      Bonne soirée à tous, bande de "survivalistes" ;)

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  5. Certaines peurs ayant entraînées des troubles post traumatiques peuvent se maîtriser !!!

    Connaître ses peurs, ses angoisses... les analyser pour en faire nos "amies" et non être sidérer lorsqu'on est affronté à celles-ci.

    Quelque part en France, j'étais une gamine de 10 ans lorsque je fus confrontée à mes peurs...
    Une mère, soixante huitard attardée, toxico, maltraitante...
    Un beau-père, voleur/violeur, soixante huitard attardé, toxico... n'ayant pas fait l'armée mais m'affligeant des techniques de tortures (rester des jours/nuits, un noeud coulissant autour du coup descendant aux poignets et enfin relié aux chevilles, corps agenouillé... vous détendez les jambes, vous vous étranglez !!!). Première peur : la suffocation... j'apprendrais instinctivement à réguler ma respiration, à anesthésier ma peur pour la dompter. Lorsqu'il m'enfermera dans un coffre, j'utiliserais ma première expérience pour ne pas paniquer, je me mettrais en position foetale, proche d'un tout petit trou par lequel je prendrais un minimum d'air et je contrôlerai ma respiration. Aujourd'hui adulte, je sais que je n'ai plus peur de me retrouver dans une situation identique car j'ai maîtrisé cette peur.

    La peur de l'eau : 2 tentatives de meurtre par noyade. Peur identifiée : incapacité à mettre la tête sous l'eau. J'apprendrais juste à nager en cachette dans les rivières. Adulte : je maîtriserais la peur de l'eau en passant même mon brevet de secourisme en natation (aller chercher un mannequin de 25 kg... et en parcourant plusieurs mètres de nage sous l'eau).

    La peur du vide : se faire tenir par un pied au-dessus d'un vide de 10 m. Peur analysée et maîtrisée. Je monte moi-même sur mon toit de 8 m de haut pour ramoner ma cheminée. Passage sur une corde tendue au dessus du vide sans problème.

    La peur de mourir de faim : suppression de ma nourriture pendant plusieurs jours, voir semaines + pauvreté extrême. Peur maîtrisée dès la première privation : à 11 ans, je vais apprendre à reconnaître les champignons notamment les girolles (chanterelles) qui valent une petite fortune. J'échangerais mes champignons contre du sucre, du lait, farine etc.. et j'arriverais à nourrir les 3 demi-soeurs et frère qui suivent. J'apprendrais aussi à chasser les grenouilles, couleuvres, lièvres, oiseaux, pêcher pour manger... idem fruits, plantes sauvages... le maniement de la lame de rasoir n'a plus de secret pour moi et c'est ce qui fera que je me sauverais à 15 ans sinon c'était d'autres carotides que ma lame aurait tranchée... ils m'ont pris beaucoup sauf le plus important mon âme !!!

    La peur du froid : se retrouver en culotte dans le poulailler avec une température inférieure à zéro. A la guerre comme à la guerre... la paille réchauffe et l'urine aussi... Adulte, je parcours 40 km dans le froid (Lorraine : donc température négative) sans être habillée comme un bonhomme de neige.

    etc... etc...
    Pour dire que toutes les peurs se maîtrisent dès lors qu'elles sont analysées (faut-il vouloir les analyser sans en avoir peur justement !!!). Cela peut faire peur de regarder au fond de soi...

    Concernant la mort... grand débat !!! Mon expérience d'enfant et d'adulte (violences conjugales) me disent que je me battrais jusqu'au dernier souffle, n'hésiterais pas à tuer pour vivre ou défendre ceux que j'aime. Le sens de la vie ne m'a jamais quittée malgré l'extrême de certaines situations !!!

    Je me sers positivement de toutes ces peurs pour affronter les lots de merde du quotidien comme se faire sortir avec 4 enfants par les gendarmes de sa maison, sans affaires, sans nourriture juste un 115 pour toute solution, tandis que le maître tout puissant (PN de nature) reste tranquillement !!!






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    1. Anonyme21 janvier 2016 à 19:03

      Ben quel parcours, je ne doute pas un instant qu'avec ton parcours tu n'as plus beaucoup de peur ...
      A part la plus importante la peur de soi même, car après un tel vécu à l'interieur on est en morceau .
      Les blessures de l'âmes sont parfois bien pire que les sévices physiques.
      Après en tout cas Bravo, car avec une enfance tourmenté mais qui est rien vis à vis de la tienne, j'en ai gardé beaucoup de démons très longtemps.
      Avec ton parcours, j'aurais surement mal tourné.... Bon courage Samuel

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    2. Merci Samuel,

      Je fus en morceaux, avec mes démons pendant un temps mais j'ai trouvé ma paix intérieure, je n'ai plus peur de moi,... dès mes 16 ans, j'ai compris qu'avancer c'était se détacher de la haine car elle te nuit, elle te traîne vers le fond, t'aveugle... et je parle de haine non pas de colère qui peut m'habiter et dont je me sers pour être forte... Je ne tendrais plus l'autre joue si je reçois une claque mais je tendrais toujours le verre d'eau à celui qui entrera dans mon cercle de confiance.

      C'est vrai, j'ai été confrontée à la pire image que l'homme peut donner de lui, mais j'ai confiance en l'Homme,(et je parle d'hommes avec un grand H et non pas de sous-hommes, barbares et violeurs), tout en étant consciente que l'on va vivre des moments très très difficiles... comme toute civilisation avant la nôtre... il y a eut la naissance, la vie, la mort et comme tout cycle... il y aura une (re)naissance pour mes/nos enfants et les générations à venir... puissent-ils se servir de notre expérience pour ne pas répéter les mêmes erreurs !!!

      Bon courage à toi aussi,
      Mirabelle

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    3. Y a pas de quoi,
      En effet la haine est un cancer qui te bouffe de l'intérieur.
      J'ai toujours été trop faible sur ce plan pour qu'elle ne domine pas ma vie.
      Il a fallut que je réalise que je l'avait laissé tout détruire en moi et autour de moi pour que j'ouvre les yeux.
      En encore c'est dans un moment ou je croyais que tout était finis et que je me suis dis voila ce que tu laisseras comme image à ta fille.
      Depuis j'ai appris à m'aimer pour pouvoir aimer les autres . Mais de là a dire que j'ai confiance en l'homme !!!! Aucunement . Je crois juste qu'un homme est capable de faire des choix , et qu' en étant une personne bien on peut aider à l'encourager a faire le bon .
      Mais rien n'est jamais acquis, et souvent la nature humaine pousse a faire le mauvais choix .
      Je l'accepte, je ne suis pas Dieu.
      Tu ne peux changer une personne qui n'en a pas envie, ou qui n'y est pas prête .
      Dans des moments difficiles , il y a les intentions et la réalité , a défaut de faire CONFIANCE, il faudra au moins s'entourer de personnes que l'on respecte . La confiance vient avec le temps et elle demande à être éprouvé , elle est rare et précieuse Samuel

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  6. suite... ET bien galère de 15 jours avec les lutins mais débrouillardise oblige, pas d'assistanat, pas de justice appliquée... une maison avec terrain dans un village de campagne. Cela fait un an que l'éviction illégale s'est faite et mon stock est bien refait, mon jardin mis en place et mes premières conserves/confitures maisons faites... plus d'autres préparatifs comme la mise en sécurité (mon premier ennemi étant déjà identifié !!!)... la base est en place, reste à peaufiner (passer mon permis de chasse etc...).

    Me reste encore à composer mon groupe... d'AMAZONES ;-)

    Par ce témoignage, je veux juste vous dire courage à celles et ceux qui pensent être faibles mais qui peuvent se montrer de véritables combattantes et combattants. Domptez vos peurs car ce sont elles vos premières ennemies en cas de grave problème.

    Apprenez à vous connaître...

    Bien à vous,
    Mirabelle

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