13 octobre 2014

Avant de partir vivre et survivre dans la nature

Il existe un plan d'évacuation très courant chez les survivalistes qui consisterait à partir vivre dans la nature une fois les lumières éteintes.

Directement inspiré des "preppers" d'outre-Atlantique et de leur Bug-Out-Bag, cet attrait pour la verte est l'un des thèmes récurrents de la survie qui fait à ce titre la fortune des vendeurs d'équipements en tout genre et de formateurs divers.

Nous allons donc tâcher d'apporter notre modeste contribution à ce vaste débat, puisque c'est bien de notre vie dont il s'agit, sans prétendre le clore pour autant...




Partir dans les bois est une idée courante et assez improbable qu'une partie non négligeable de survivalistes semblent avoir choisie comme réponse immédiate à la plupart des scénarios de chaos.

Cela semble tellement logique à première vue... On possède l'ensemble des équipements nécessaires dans son BOB, quelque expérience de camping dans la verte, et peut-être même fait un stage de survie ou deux, alors pourquoi ne pas tenter l'aventure ? On se dit qu'il n'y a nulle part d'autre où aller et qu'il suffira de marcher dans la forêt pour trouver une jolie place près d'un lac ou d'une rivière, monter le camp, cuire les poissons fraîchement pêchés et chasser le sanglier aux alentours.

Peut-être même avez-vous déjà repéré le parfait emplacement. Vous pensez que vous allez être en sécurité dans un endroit aussi reculé, et que vous serez ainsi en mesure d'éviter les périls auxquels vous tentiez d'échapper, quels qu'ils puissent être.

Pourtant, il existe de nombreuses raisons qui laissent à penser que vivre et survivre dans la nature serait l'une des pires idées que vous puissiez avoir dans l'éventualité d'un effondrement de nos structures sociétales.

Supposons que vous ayez enfin terminé de compléter votre sac d'évacuation, comme tant de spécialistes avisés le recommandent, et que vous êtes fin prêt à fuir loin de la ville et de ses hordes de pillards apocalyptiques. Avant d'épauler votre barda et de vous en aller pour ce qui pourrait fort bien être votre dernier voyage, je vous invite à considérer les points suivants...


Avant de partir


La Subsistance


Si vous n'êtes pas nouveau dans le domaine de la préparation à la survie, vous avez probablement constitué des réserves de nourriture conséquentes qui sont maintenant stockées dans votre lieu d'habitation. Des paquets de céréales et légumineuses diverses, peut-être quelques boites de conserve, rations de survie, sachets d'aliments déshydratés, etc. Il va sans dire que toutes ces choses ont un poids, qui, suivant la période qu'elles sont destinées à couvrir, peut être assez conséquent. A titre d'expérience, rassemblez 72 heures de nourriture et d'eau (environ 6.000 calories et 3 litres minimum), puis enfournez le tout dans un sac à dos...

Combien pèse ce sac ? Maintenant, ajoutez-y tous vos autres équipements : armes de défense, munitions, outils et accessoires divers, couchage, ainsi que des vêtements (juste l'essentiel). Vous avez maintenant un très gros sac, qui devrait avoisiner les 30 kilos. Faites la même chose à présent pour le reste de votre famille. Vous obtenez alors 120 kilos en moyenne dont vous avez besoin pour accéder à votre lieu d'évacuation.


La Sécurité


Un des inconvénients majeurs au fait de partir, c'est que vous abandonnez votre première ligne de défense, à savoir les murs de votre maison. Lorsque vous êtes en déplacement, vous êtes visible. Les gens peuvent déterminer combien de personnes se trouvent dans votre groupe ; ils peuvent voir vos équipements, et vous devenez alors une cible pour tous ceux qui décideront de s'emparer de ce que vous possédez.




Dans un vrai scénario catastrophe, il ne s'agit pas de jouer les Rambo et de lutter contre des hordes de pillards pour arriver jusqu'à une quelconque base de repli. Il s'agit de rester en vie et de tenir sans les systèmes de protection auxquels on s'est habitué. Le fait de rester chez vous permettra non seulement d'avoir vos réserves à portée de main, mais élimine une très grosse partie de toutes les confrontations qui pourraient naître d'un désastre. Défendre une porte et quelques fenêtres est beaucoup plus facile que d'essayer de distancer des survivants affamés.

Une tente n'offre aucune protection contre des pieux acérés, encore moins contre les balles. En plus, avez-vous déjà essayé d'y vivre pendant plusieurs semaines ? Même les meilleures tentes du commerce commencent à se rompre passé ce délai, et les abris fait-main ont besoin d'un entretien permanent pour assurer leur étanchéité. Si vous êtes entouré de bois, il vous sera difficile de voir quiconque approcher, et il sera par contre facile de vous épier à distance sans être vu. Si les temps sont au chaos et au désespoir, tout ce que vous aurez deviendra quelque chose que les personnes désespérées voudront vous prendre. Que se passerait-il si vous deviez quitter provisoirement votre camp ? Vous ne pourrez rien enfermer de ce que vous avez, qui serait facilement volé pendant votre absence. Laisseriez-vous votre femme ou vos enfants seuls en pareille occasion ?


L'abri


Lorsque vous choisissez de partir, vous disposez de deux options : à pied ou en voiture. Et même si votre véhicule est utilisable, vous allez devoir être prêt à finir le trajet à pied parce que ce véhicule peut tomber en panne ou à court de carburant à tout moment. Les voitures constituent également de piètres abris. Elles ne conservent pas bien la chaleur, ou peuvent au contraire devenir très chaudes très vite. Elles offrent également de grandes vitres au travers desquelles n'importe qui peut voir. Une maison a des murs isolés, et peut disposer d'énergies alternatives et de commodités modernes même lorsque le réseau est en panne.


L'Hygiène


Dans une situation de catastrophe ou de chaos, la plus grande menace pour les survivants ne vient pas des hordes itinérantes, mais typiquement des maladies, infections, et déshydratation. Une maison dispose de zones bien définies pour la cuisine, et de toilettes séparées du lieu de vie principal. Rien que cela fait une différence énorme en terme d'hygiène et de protection contre les maladies. Des toilettes habituelles peuvent être facilement transformées en toilettes sèches dans une situation de catastrophe, et la cuisine est beaucoup plus facile à tenir propre que le capot d'une voiture ou une souche d'arbre.




Le Bon Sens


Toute personne qui a l'habitude des longs trajets en voiture vous dira qu'ils peuvent entraîner toute sorte d'imprévus. Le fait de partir implique tellement plus de complications par rapport à celui de rester qu'au bout du compte, la route aura raison de vous. Vous allez déjà devoir faire face à un niveau de stress élevé à lutter contre les conséquences du désastre, sans avoir besoin d'ajouter les contraintes liées à l'évacuation vers un lieu éloigné.

Existe-t-il un meilleur plan ?

J'ai dit à plusieurs reprises que la priorité en ce qui me concerne était de rester chez moi pratiquement à tout prix. Cela signifie-t-il que je ne partirai jamais quelle que soit la raison ? Non, mais il faudrait qu'il n'y ait vraiment aucune autre solution pour que j'emmène ma famille dans les bois. C'est une chose que de prévoir traverser une forêt ou y rester le temps d'une nuit, mais c'en est une autre que de bâtir un plan de survie qui consisterait à remplir un sac à dos et se tailler dans la verte en espérant y survivre longtemps !

Parce que même si vous savez parfaitement comment vivre dans la nature et tirer parti de toutes les ressources disponibles, il n'en demeure pas moins les autres problèmes. De nombreuses personnes vont se trouver avec vous dans les bois, et vous ne pourrez pas défendre une tente de la même manière que vous défendez votre maison. Personnellement, je saurai lorsque le moment sera venu de partir, mais je serai très lent à quitter la maison. Même si j'aime bien la marche, la randonnée et le camping, je sais qu'il ne serait pas raisonnable d'essayer de vivre dans la forêt lorsque les lumières vont s'éteindre. Je préfère et de loin ma maison sans eau et sans électricité, plutôt que le grand dénuement de n'importe qu'elle forêt !

Maintenant, comprenons nous bien. Tout le monde devrait envisager l'hypothèse d'avoir à évacuer son domicile, et nous traiterons dans un autre article de cette éventualité. Un kit simple adapté à vos besoins devrait être prêt en permanence pour vous permettre de tenir pendant 72 heures si votre position actuelle se révèle être moins sûre qu'une destination éloignée. Cela dit, un sac d'évacuation ne prépare pas à tout. Être préparé signifie prendre les décisions intelligentes qui vous aideront à rester en vie et tenir en cas de désastre, et non pas qui pourraient vous y aider. En ce qui me concerne, et à moins que la maison s'écroule autour de moi, je resterais sur place et m'accrocherais pour tenir avec tout ce que j'ai préparé.




Vivre et survivre dans la nature


Partir pour atteindre une destination de repli que l'on a préparée est une chose, partir pour vivre dans les bois en est une autre. Nous allons donc passer en revue les quatre raisons principales pour lesquelles penser vivre dans la nature serait une très mauvaise idée, et pourquoi vous n'y survivriez probablement pas...


A qui appartient la terre sur laquelle vous pensez vous installer ?


Il existe en France un certain nombre de forêts domaniales, c'est-à-dire appartenant à l'état. Cela dit, ces forêts sont à la taille de notre pays, soit relativement limitées en nombre et en superficie. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis ou au Canada, qui disposent de vastes réserves naturelles giboyeuses et préservées, où un trappeur moderne extrêmement aguerri pourrait éventuellement subsister. Au lieu de cela, nous n'avons que des forêts ou montagnes plus ou moins hospitalières suivant les régions, où l'eau et la nourriture sont la plupart du temps difficiles à trouver. Etant personnellement originaire de la Côte d'Azur, et même s'il s'y trouvent de grandes forêts dans l'arrière-pays, je vous garantis que c'est le dernier endroit où j'irais me réfugier en cas de trouble sérieux. Simplement parce qu'il n'y a quasiment rien la moitié de l'année, à part des buissons plein d'épines et des moustiques, et pratiquement rien le reste du temps. Je mets au défi quiconque de survivre dans un tel environnement...

Ces quelques endroits où vous pourriez théoriquement vous installer pourraient se trouver loin de votre domicile, et s'ils sont réellement valables, vous n'allez probablement pas être le seul à vouloir vous y rendre. Il ne vous restera plus qu'à espérer que tous ceux qui vous auront précédé vous accueillent à bras ouverts, ne vous voient pas, ou n'aient pas l'idée de vous tirer dessus pour prendre vos équipements et vos vivres.

Mais peut-être avez-vous songé à ce joli petit bosquet en bordure de terres agricoles tout près de la ville ? Il est probable que les fermiers qui vivent là aient passé plus de temps à défendre leurs terres que vous n'en passerez à vous y installer... Ils sont beaucoup plus autonomes que vous l'êtes, ils connaissent mieux le terrain, et sont probablement mieux armés.


Avez-vous les compétences nécessaires pour survivre à l'état sauvage ?


Loin de moi l'idée de critiquer ceux qui ont passé du temps à travailler leur aptitude à survivre dans la nature. Tout survivaliste devrait faire de même et maîtriser ces compétences. Cela dit, il y a une grande différence entre survivre dans les bois - en admettant de trouver d'abord un bois qui le permette - et survivre dans les bois en cas de catastrophe majeure. Dans un vrai scénario de ce genre, la primauté du droit a de larges chances de rejoindre les oubliettes. Certaines personnes n'auront aucun scrupule à tirer sur leurs semblables, juste pour s'emparer de leurs ressources ou les garder hors de leur territoire.

Si vous avez une famille, et que pour n'importe quelle raison stupide vous l'avez amenée au milieu de nulle part après l'extinction des feux, alors vous allez vous retrouver devant des problèmes bien réels. Peut-être comptez-vous enseigner à votre gamin de quatre ans les techniques d'évasion militaire et de survie ? Ou faire comprendre à votre petite fille de deux ans qu'elle doit rester silencieuse pendant les deux prochaines semaines, pour éviter que des centaines de personnes affamées et hostiles ne vous tombent dessus ? Il me serait facile de trouver de nombreux exemples du même genre, et la réponse à la fin sera toujours la même : vous ne pourrez pas.

Et si vous êtes seul, survivre dans un endroit quelconque sans ressources immédiates tout en restant caché des éléments hostiles n'est pas quelque chose que vous apprendrez en visionnant les reportages de "Man vs Wild" ou dans les stages civils de survie.




J'admets volontiers qu'il existe des gens qui puissent vivre et survivre dans la nature, voire même s'y battre. Mais le nombre de ceux qui sont capables de faire cela en emportant seulement ce qui entre dans un sac est extrêmement limité. On oublie trop facilement que les ténors dans ce domaine que l'on voit à la télé possèdent un bagage considérable de compétences, d'expérience, et de chance. Pensez-vous réellement faire partie de ces gens-là ?

La plupart d'entre nous, y compris les randonneurs les plus endurcis, ont besoin de fournitures et d'équipements pour mener à bien leurs exploits. Peut-on survivre quelque temps dans les bois ? Oui, bien sûr. Mais si vous avez l'intention de partir dans la nature et d'y passer le reste de votre vie avec rien de plus que quelques pièges que vous n'avez jamais utilisés, votre carabine 22lr et des sachets de nourriture déshydratée, alors je crois que vous avez tout intérêt à reconsidérer votre stratégie...


Qu'est-ce qui va vous différencier de tous les autres ?


Dans l'hypothèse où un véritable scénario catastrophe devait se produire, non seulement ces personnes se retrouveraient dans les bois, mais après un ou deux jours sans nourriture de très nombreuses autres qui penseraient à la campagne ou la forêt en terme de chasse, pêche et cueillettes variées. Il ne faudrait pas attendre longtemps pour y voir un afflux massif de population en provenance des grandes villes.

A partir de là, certaines choses vont se passer...
  • Les routes menant aux zones rurales et boisées vont être congestionnées, et probablement impraticables
  • De telles routes vont être un lieu de prédilection pour tous les malfaisants qui pensent à s'emparer par la force des vivres et des équipements d'autrui
  • Il va y avoir une concurrence sévère pour une quantité limitée de ressources, causant probablement autant de violence sinon plus que dans les villes d'où tout le monde aura fui en premier réflexe
  • Les propriétaires fonciers locaux vont très probablement tirer à vue sur les intrus


Avez-vous bien considéré le monde animal ?


Malgré ce que beaucoup de gens peuvent croire, les animaux sont loin d'être stupides. Ils ont été habitués à survivre sans fusils, sans rations déshydratées ni panneaux solaires depuis bien plus longtemps que nous. Leurs instincts les plus profonds les conduisent à protéger la nourriture et s'en procurer, et à se protéger eux-mêmes de tous les prédateurs qui peuplent leur territoire. Ils ne vont certainement pas rester tranquillement à attendre que les humains viennent les tuer, en dépit de ce pourraient penser certains adeptes de la survie dans les bois.

Si vous n'avez pas beaucoup d'expérience dans ce domaine, alors vous ne savez probablement pas qu'à la fin de la saison de chasse, il devient beaucoup plus difficile de trouver du gibier. La raison est simple. Les animaux ont entendu des coups de feu, vu et senti les humains, et probablement fui pour sauver leur vie. Cela fait partie d'un cycle propre au monde animal.

Vers la fin de la saison, les animaux quittent les terrains de chasse pour migrer dans des zones moins peuplées. Ils reviennent plusieurs mois après, lorsque les humains sont partis. Dans un scénario de chaos, la même chose va se produire. Les animaux quitteront les forêts lorsque davantage d'humains vont commencer à les chasser. En fait, si tout le monde fuit les villes, c'est exactement là où les animaux sont susceptibles d'aller !




En outre, les hommes sont cupides. C'est pourquoi il existe des organismes de protection de la nature ; pour l'empêcher de détruire des populations entières d'animaux. Si vous amenez des centaines de chasseurs dans une zone qui dispose de juste assez de gibier pour en nourrir dix, c'est toute la chasse qui va disparaître, soit parce que les animaux auront fui, soit qu'ils auront tous été tués. La même chose est vraie pour la pêche. Si un étang est surexploité, il ne restera très vite plus assez de poissons pour le repeupler naturellement.

Qu'en est-il de l'eau ? Bien sûr, il y a de nombreuses façons de se procurer de l'eau dans la nature. Suivant les endroits, on peut trouver beaucoup d'eau pour quelques personnes, mais pas pour des centaines. Encore une fois, s'il se trouve seulement une poignée de ruisseaux et rivières où puiser, tout le monde va s'y retrouver. A partir de là, il peut se produire deux choses : soit l'eau va disparaître, soit quelqu'un va penser à défendre "sa" source d'eau par la force. Vous ne croyez pas que c'est ce qui va se passer ? Ouvrez donc les livres d'histoire... Des guerres ont été déclarées juste pour défendre des droits d'accès à l'eau.

En un mot, toutes les ressources que vous pensiez trouver en abondance dans les bois vont se tarir très rapidement, probablement avant même que vous y arriviez. À ce stade, vous allez être affamé, privé de sources d'approvisionnement en eau et nourriture, à vivre sans un abri véritable, exposé à la rudesse des éléments, et devant traiter avec beaucoup de gens très en colère et lourdement armés.

Ça a l'air amusant, n'est-ce-pas ?

Si tel est votre choix, alors je vous souhaite bien du plaisir...

17 commentaires:

  1. Excellent article, Pierre ; comme d’habitude, cela dit.

    Mon ressenti à propos du thème :

    Partir vivre dans la verte ? Euh, non, ce n'est pas dans mon programme.

    Y faire un arrêt momentané, pour x raisons, sans doute. Mais imaginer un monde en déroute, ou le salut passera par l'isolement en pleine forêt... Non. Il ne faut pas se leurrer : on ne vous laissera pas vivre tranquillement au milieu des parcs naturels régionaux. La merde qui sera éjecté du ventilo vous touchera d’une façon ou d’une autre !

    Et puis ce qui nous attend, ce n'est ni plus ni moins qu'une guerre, ou un entremêlement de conflits merdiques. Rien de réjouissant. Mais on est là pour se préparer et survivre, pas pour crier aux loups.

    Fuir ? Mais où ? Dans le Queyras ? Au plus profond des Pyrénées ? Tout cela n’est pas très réaliste. Seule votre communauté vous permettra de survivre.

    Pour finir, et vous mettre dans l’ambiance pesante, deux liens :

    1/ L’EI, affirme, dans le nouveau numéro de son magazine officiel de propagande, que les djihadistes vont un jour conquérir Rome : «Nous allons conquérir votre Rome, briser vos croix, et asservir vos femmes, par la permission d’Allah, le Très-Haut», a déclaré Al-Adnani. « Si nous ne parvenons pas à ce temps-là, nos enfants et petits-enfants l’atteindront, et ils vendront vos fils comme esclaves au marché d’esclaves. »
    http://www.docdroid.net/j8dr/dabiq-magazine-issue-4.pdf.html

    Une propagande qui trouvera de l’écho en Occident et nous permet d’envisager le pire… pendant longtemps. On croit revivre les conquêtes ottomanes.

    2/ « Il faut vraiment se voiler la face, comme le font trop de dirigeants politiques, pour ne pas voir que quelque chose de majeur va se passer en Europe, dans les mois qui viennent : l’une ou l’autre des multiples épées de Damoclès suspendues au ciel de l’Histoire tombera sur nos têtes. »
    …/…
    « (La menace) a de fortes chances de se matérialiser dans les dix-huit prochains mois. Chacun le devine et s’y prépare, à sa façon. En particulier en France. »

    Extrait d’un article de Jacques Attali, du 13 octobre 2014, titré : Quelque chose va se passer.

    Bon, l’article est moyen, car ce monsieur oubli comme par hasard de pointer la responsabilité de cette merde sur ses amis républicains et le reste de l’élite mondialiste (dont il fait partie), mais il a le mérite de nous prévenir :

    Le très sérieux monsieur Attali annonce le Shit Hit The Fan au terme d’une période de 18 mois ! Ça fout les ch’tons, hein ? Bon, ça nous laisse un peu de temps pour nous préparer ; faut pas trainer, cela dit.

    http://blogs.lexpress.fr/attali/2014/10/13/quelque-chose-va-se-passer/

    Ne vous ouvrez pas les veines, hein ? Bon, ce n’est pas le genre de la maison, je sais. On n’est pas là pour se plaindre mais pour s’endurcir.

    Alors, bonne préparation !

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    1. Mr Attali référence sérieuse ?
      C'est un poisson d'avril ?

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    2. Attali étant indéniablement dans le MAUVAIS camp et ayant un tel ego, il fait régulièrement l'erreur de sous-estimer les gens qui pourraient l'écouter dans ses logorrhées systématiques.
      L'age avançant, il confirme parfois malgré lui (dans des lapsus ou autres) des suspicions de complots machiavéliques en haute sphère.

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    3. Et oui Attali & broes .... la vérité ben soussan !!!! (désolé c est plus fort que moi)

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    4. Merci de relever le niveau Luc en personne.
      Et parler de L'EI sans être renseigné sur qui les formé, armé,financé etc malheureusement le message des merdias fait même des victimes parmis les survivaliste. .
      Cordialement.

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    5. Anonyme peu-être mais Soralien sûrement!

      Ma priorité sera toujours la préservation de miens.
      Mais, mon second soucis sera toujours de 'engager dans le bon combat en choisissant (tant bien que mal) mes alliés!!


      Le sors de ces courageux ukrainiens (lobotomisés) qu'on a armé de boucliers et de massues pour renverser un régime pendant que des snipers du MOSSAD (encore eux!) leur tiraient dans le dos* pour incriminer les forces de police du pouvoir en place de tirer sur le peuple est LA PIRE DES CHOSES pour moi!!
      (* prouvé par découverte des mêmes munitions exotiques dans les corps des 2 camps)

      Le front doit déjà être tellement terrifiant lorsque les chance sont égales alors imagine lorsque tout baigne dans le mensonge.

      C'est pour ça qu'il faut lire.
      :)

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  2. Très bon article.

    La plupart des gens font une confiance aveugle aux élus et, de ce fait n'envisagent, pour eux même, que le meilleur! Ils vivent dans l'imprévoyance totale!
    Il n'y aura jamais assez de nourriture dans la verte pour tout le monde.
    Je suis un ancien délégué du personnel, je sais par expérience que les gens se foutent (la plupart du moins) complètement de se qui se passe autour d'eux sauf quand ils sont directement concernés. Supprimer le poste de travail d'un collège, ils ne bougeront pas. Supprimer le leur ils se demanderont pourquoi le Peuple tout entier ne se précipite pas à leur secours!
    Quand les lumières seront éteintes, totalement dépourvus et totalement impréparés ils trouveront normal que ceux à qui ils reste quelques subsistances partagent avec eux...
    Ce jour là il faudra leur demander s'il nous on aidés à financer notre stock alimentaire, et s'ils ont aidé le survivaliste du coin quand il à, avec moult efforts et patience, conçu son 12 artisanal avec les maigres moyens et connaissances dont il disposait.
    C'est pour cette raison qu'un survivaliste doit être discret sur son intérêt pour la survie.
    Le sujet ne doit être abordé avec le commun des "citoyens" qu'avec précaution, c'est aussi notre intérêt

    Christian. Un Patriote..

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  3. Je suis pour les deux avis, habitué du bushcraft j'ai deja pas mal de matos sur ma pulka tout terrain.
    Mais que faire en cas d'attaque majeur en ville, Rester dans sa cave et survivre dedans avec nos reserves? (Encore faut il qu'elles soient faites)


    Je pense que le mieux a faire serai de vivre dans un village ou il y aura une solidarité, une entre aide. Mais qu'en est il des ressources?

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  4. salut a tous, le bushmachinchose c est utile quand qu a d accident du a la malchance,et en attendant les secours,ou pour rejoindre les dits secours parce que ,France en cas de kk,65000000 habitants,dont 15000000 d allogènes, si seulement 10 pour cent ont la même idée,style promenons nous dans les bois pendant que les babouches ni sont pas vas y avoir de l ambiance,les gens n on aucune idée réaliste de la situation cinétique,maintenue a grand frais par et pour les chasseurs et des ressources végétales,bref y en a pas pour plus de 7 jours en cas de partages équitable entre bisounours,et les syndicats d initiatives locaux,vont tous afficher,bienvenue dans nos garde mangers,en gros faudrait peut être atterrir ,et choisir une option disons un peut plus réaliste !!!!!!!!!

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    1. Le bute de cette activité est de montré qu'on peut vivre aussi de cette manière, et ca marche tres bien.
      Seulement cest le reste qui rend la tache compliquer et dangereuse à long terme.
      Ci c'est t'es terre, ton lac, ton gibier, ta rivière et que qu'il y a pas d'intrus alors vivre en temps de chaos dans la foret devient possible.

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    2. salut Barry le busch,truc n est viable que pour un certain temps,tres court sinon bonjours les carences et autres joyeusetés,et si la situation des 65000000 d autres personnes reste dans la normalité,ce n est valable quand cas de catastrophe individuelle et totalement illusoire en cas de chaos général,la seule option un temps soit peu réaliste est de rester sur un habitat préparer a l avance en espérant que l entourage soit disparaisse faute de nourriture,minimum 3 mois en moyenne ,soit qu il s organise en milice d auto defence si l approvisionnement reste un temps soit peu possible ,auquel cas mieux vaut y participer.

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    3. Cest le chaos qui rend la tache difficile à long terme, je suis chasseur pecheur et amateur de camping sauvage, et je peut vous assurez que c'est tout a fait possible.

      Au plaisir de vous rencontrez au tour d'un bon feux de camps, :) ! Lool

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    4. Le chaos c'est ça!!
      Et aucun français n'imagine que ça peut lui arriver un jour...
      Sauf nous!!

      Courage les gars!

      http://www.boston.com/bigpicture/2014/09/syrian_kurdish_refugees_flooding_into_turkey.html

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  5. L'option réaliste c'est le décès de x% de la population en commençant comme d'habitude par les plus vulnérables,les malades et les infirmes er ceux sous traitement de longue durée faute de médicaments;mais même avec ce scénario il ne restera pas assez pour nourrir le reste d'une population qui ne veut rien voir,que l'on encourage a ne rien voir et qui considère tout ce qui n'est pas politiquement correct comme un complot ou des comploteurs alors que si ils savaient lire ils auraient vu que tout a été annoncé de longue date sans jamais être vraiment caché.Quand on part on emmène aussi avec soi ses propres difficultés.Alors bien malin celui qui peut dire comment se présentera la situationune chose est sure il est plus facile de tenir en terrain connu que n'importe ou ailleurs.L'option verte se construit sur du long terme et pas demain matin,il faut des années pour se créer un autre "chez soi" et la promenade dans les bois quand les loups et les autres vous y attendrons depuis lontemps(car faut pas les prendre pour des cons) anticipant la situation , risque fort de se transformer en aller simple pour pour l'"au dela.Alors la grande question c'est quand ?entre 2015et 2020 au mieux il reste peu e temps ,ne perdez pas le votre a essayer de convaincre ceux qui n'ont pas votre démarche,les places seront déjà fort peu nombreuses et vous n'aurez que des parasites qui n'auront adhéré à votre démarche qu'a leur corps défendantbonne journée à tous

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  6. la survie forestière est une illusion dans les pays d'europe de l'ouest ,pas assez de ressources naturelles pour le nombre de convives autour de la table.
    dans les zones du globe encore sauvage et pas ratissées comme le jardin du Luxembourg mais plutot genre papouasie nvelle Guinée et équivalents la vie que nous nous appelerions survie se réalise avec de petits groupes humains qui sont la taille optimum possible ?avec des surfaces de terres vierges ou presque ,.Nous en sommes a des années lumières,s'en parler du bruit en action de chasse qui vous fera repérer de suite,le 12 voire le 22 lr ne sont pas particulièrement discrets quoique l'on en dise dans un contexte ou tout le monde sera aux aguets,d'ailleurs un article sur le piègeage serait le bienvenu ,ce peut être une petite forme d'appoint et de recherche de nourriture,rien n'est a négliger mais et surtout , soyez transparents ,invisibles,cachés,en accord avec le proverbe qui prend là tout son sens :pour survivre le moins mal possible,vivons bien cachés

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  7. Très bon article, comme d'hab !!!
    Pour moi, hors de question de partir dans la verte. D'abord j'habite à la campagne, et je n'ai pas aménagé ma BAD pour rien ! Je sais qu'ici j"ai de quoi manger et produire à manger (cochons, poulet, oies et gros potager + verger), mes chiens, des murs en pierre d'1 m d'épaisseur, du bois pour chauffer et cuire, et au minimum une arme blanche dans chaque pièce.
    Pour survivre dans la verte, et même simplement à la campagne, il faut se mettre les mains dedans. J'ai trois beaux-enfants, de purs produits citadins, bien lobotomisés. Incapable de s'intéresser à autre chose que leur écran. Mettre les mains dans la terre ? Même pas en rêve ! Quand à tuer un animal pour se nourrir... La seule fois où ils m'ont vu vider un poulet, j'en ai deux qui ont tourner de l'oeil... Je pense que toute cette population citadine disparaitra très vite en cas d'extinction des lumières....Quand aux enturbannés, j'ai mes cochons, mes chiens, et mes armes... Avis aux amateurs !

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  8. Lecteur survivaliste,
    si tu es honnête avec toi-même, vends tout ce que tu possèdes tant que ça à de la valeur, va t’installer à St pierre et Miquelon et y construire des walipinis (serres agricoles semi souterraines très bien adaptées aux temps froids).
    Il n’y a que 6000 habitants, (25 personnes au km²), la population y est francophone, solidaire, autonome, vit essentiellement de la pêche et compte un médecin.

    C’est loin de tout, tu seras pas emmerdé par les touristes vu qu'il n'y a que 3 mois d'été et l’île est uniquement reliée au reste du monde par un aéroport qui sera inutilisable au lendemain du pic pétrolier,
    bref, peinard !!!

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