6 juillet 2015

Et si le chaos c’était un dîner de cons ?

=> Article rédigé pa Elizabeth, rédactrice de Survivre au Chaos.

Psychologue, spécialiste en grande entreprise des problèmes de climat social; Son mari est médecin de campagne. Tous deux très concernés par la survie, le risque de violence et de manque...

Mais c'est aussi et surtout une vraie survivaliste, qui nous a prouvé, avec ses deux premiers articles, qu'elle fait partie des gens qui savent de quoi ils parlent, pour l'avoir eux-mêmes expérimenté.

Ce nouvel article nous fait découvrir ceux qui constitueront les invités à la table du prochain chaos...



Il vous faudrait tout simplement la liste des invités ! Afin de prévoir comment va se présenter le repas...

Nos objectifs :

1°) Etre en mesure d’évaluer, en cas de problème, le comportement de 95% de la population à chaque étape du chaos ;

2°) De connaître les différentes étapes de la mort éventuelle du système avec les réactions prévisibles de la population ;

3°) De comprendre où sont nos fragilités personnelles de survivaliste ! Pour vraiment survivre plus longtemps en toutes circonstances ;

4°) Etude de cas : évaluer le comportement d’une personne ou d’un groupe de personne en réduisant nos chances d’erreur à 5 %.

Ex psy/consultant (1994 – 2009) en très grandes entreprises où l’évaluation du comportement des gentils membres est devenue le sport national des gentils organisateurs mono maniaques de la surveillance en milieu huileux...

Tentons maintenant de comprendre globalement comment la table va être dressée… Les outils présentés sont tous réputés fiables.


0 - Les outils d’évaluation de la population : Gauss, Les émotions humaines, le fonctionnement cérébral (Maslow et Mac Lean), l’importance des détails.

La population va réagir selon un certain nombre de paramètres que nous allons mixer afin de prévoir comment se positionner et anticiper.

A) La Courbe de Gauss




C’est un outil utile aux sociologues et qui permet de classer (dans notre cas) la population en 4 grandes tendances pour chaque paramètre.

Prenons l’exemple d’un incendie dans un magasin :
  • Une petite minorité adopte un comportement constructif et gestionnaire, éviter la foule, et chercher des solutions connexes : moins de 10 % (parfois moins de 1 %).
  • Une grosse majorité (de 60 à 70 %) obéit aux réactions de panique (fuir en s’écrasant mutuellement, y compris le bébé qui traîne) sans plus aucune rationalité.
  • Une petite majorité (de 20 à 30 %) va compenser (ou aggraver) la panique avec des comportements agressifs ou irrationnels (en frappant ses voisins avec une boite de couscous par exemple).
  • Une petite minorité (de moins de 10 %) va adopter des comportements extrêmes (comme par exemple d’en profiter, malgré l’incendie, pour piller et tenter d’abattre le gardien qui l’en empêche).

On peut affiner, bien entendu, mais un pré-classement en 4 grandes tendances va nous suffire.

B) Les émotions : Une population réagit avec ses émotions (et fort peu sa réflexion) :
La colère, qui peut provoquer l’agressivité, et La peur, qui amène la fuite (et en dernier ressort l’agressivité),

C) Passé le premier « jet de pierre » (sans mauvais jeu de mot, oups), il faut considérer le Mécanisme de deuil qui se met en place dès qu’une entité, un système doit se séparer de l’une de ses fonctions (logique systémique).

D) Les basiques de notre fonctionnement cérébral sont incontournables si vous voulez savoir qui va tenter (et comment) de vous piquer votre part de gâteau !

La théorie des 3 cerveaux du Dr Paul Mac Lean et les 5 niveaux de la motivation selon Maslow vont nous aider à cerner avec précision non seulement le comportement très prévisible de nos concitoyens, mais peut-être même de garder du recul sur le notre (nous verrons que tout manque de réflexion nous conduit à l’impasse)

Attention : ce ne sont pas de fumeuses théories… Mais au contraire de très bons basiques qui, dans les mains d’un bon psy sont aussi redoutables qu’un bon fusil dans les mains d’un tireur d’élite.

E) Les détails : Il nous manquera toujours un détail. Il faut savoir y être attentif sans en faire une obsession. Les études de cas nous permettrons d’envisager le détail comme un outil d’évaluation de plus. On dit que le Diable se niche dans les détails…

En conclusion de ce point 0, nous allons anticiper chaque étape de la fin du système en mixant ces outils. Et nous allons considérer que dans ce dîner de cons, chaque «problème» est un invité qu’il va falloir maîtriser (ou exploiter).




1 – Le premier invité du chaos : La stupeur

(Rappel de l’objectif : évaluer les réactions de la population, leurs conséquences,
mieux s’adapter et survivre.)

Quelle que soit la situation qui nous amène au chaos, la réaction de stupeur est fréquente, mais de faible durée, elle est souvent mal interprétée, faussement rassurante. Les gens ont le sentiment qu’il ne se passe rien. Elle est comparable au calme avant la tempête.

Avantage de la stupeur : elle fige TOUT et vous donne le temps (souvent quelques heures) de prendre une décision de façon encore assez libre :
  • Sortir les armes de leur planque
  • Prévenir son réseau
  • Organiser le rapatriement de la petite famille
  • Faire des courses de dernière minute
  • Se tirer, planquer, etc…
  • Rentrer les gosses, les chevaux et les poules
  • Sortir la belle-mère (arme non conventionnelle)
  • Circuler pendant qu’il est encore temps

La stupeur est très brève lorsque la vie est en danger effectif (ex : incendie), mais sauf situation réflexe, se réfugier dans la stupeur est une défense courante : La stupeur a pour objectif de se rassurer : le système n’est en rien modifié. La population va donc décliner sa conduite en fonction de ce paramètre.

Voilà ce que nous dit potentiellement la courbe de Gauss au sujet de la stupeur :
  • Moins de 5 % de la population réagira par la réflexion individuelle suivie d’une réaction calculée et d’un comportement d’adaptation : le survivaliste doit en faire partie !
  • 60 % chercheront à ignorer les faits : sauf panique, ils ne se sentiront que vraiment très peu concernés
  • 30 % passeront en mode réparation rassurante (de façon à maintenir le système) et attendent de suite les instructions dictées par les autorités : Police, Armée, Médias
  • Les derniers % feront la une des journaux : ce seront les premières victimes des premières heures, ceux qui ont le don de mettre leur nez dans un nid de guêpe !

Le risque global est donc faible, le risque principal serait de croire ce que l’on vous dit et d’abandonner votre réflexion personnelle. Vous disposez de quelques heures d’ultime liberté : profitez-en !

Comment évaluer le fait qu’il faut se préparer alors que personne n’a encore crié à la panique ? J’ai personnellement (ce n’est que mon propre modèle) décidé qu’un certain nombre de paramètres seraient décisifs :
  • Chaos médical : Mesures de confinement dans nos grandes villes
  • Chaos financier : Fermeture des bourses ou faillite officielle d’une grande banque française (de type BNP)
  • Chaos extra terrestre (ou manipulation visant à nous faire avaler une couleuvre verte) : Information via les médias d’une intervention E.T. amicale ou non et de grande envergure
  • Chaos civil : Déploiement de l’armée sur le territoire, gouvernement en retrait
  • Chaos apocalyptique : arrêt total et brutal du fonctionnement des médias
  • Cela veut dire concrètement que si ces alertes se déclenchent, je déclenche mon plan «B», c’est peut-être tardif : si d’autres ont des idées : complétons le modèle.

Échapper à la connerie de l’invité numéro 1, c’est se donner quelques instants
de froide réflexion et oser prendre une décision !




2 – Le second invité, les émotions

Ça se corse... La population va, plus ou moins, céder à ses émotions, qui dit émotions, dit excès lorsqu’elles prennent le contrôle des installations (pour rappel une émotion devrait rester dans son rôle d’indicateur).

Mêmes proportions :
  • 5 % de la population garde la tête sur les épaules (vous)
  • 60 % chauffe (et exprime des bêtises tout en adoptant un comportement inefficace)
  • 30 % brûle (adopte un comportement irrationnel voire contre productif)
  • 5 % explose (et commence à semer le chaos)

Nous sommes à jour J – Heure H maxi +/- 24 heures ……

2 émotions majeures en cas de chaos, un cocktail explosif :

1°) La peur : la peur génère la fuite, celle des voitures dans les films apocalyptiques, la fuite des mauvaises décisions : on se tire pour de bien mauvaises raisons sans avoir analysé ses ressources réelles et ses besoins effectifs (ou l’inverse). Partez, peut-être, mais ne fuyez pas.

2°) La colère : voire les imbéciles qui se sont mis à insulter tous les musulmans sur les réseaux sociaux après l’attentat de Charlie hebdo. Votre but n’est pas de vous mettre en rogne contre un coupable désigné, mais de retrouver la paix et de nourrir les vôtres en sécurité. Ne vous laissez pas embrigader : dénonciations, milices pourries, réquisitions sauvages, etc.

Vous l’avez sans doute compris : les fameux 5 % maximum qui vont bien gérer la situation sont ceux qui ne réagissent pas uniquement sur le mode émotionnel !

Échapper à l’invité numéro 2, c’est se souvenir de votre objectif : vivre ! Et d’oublier les objectifs connexes qui feraient semblant de vous tendre une perche !




3 – Le troisième invité, le deuil

Toute situation de chaos va engendrer un processus de deuil : nous quittons un système auquel nous sommes habitués.

Le deuil n’est pas un processus logique de type linéaire 1/2/3/4 ! C’est un processus irrationnel qui fait que l’homme place sa conscience en défaut d’objectivité afin de pouvoir supporter l’horrible nouvelle : Le système est mort, vive le nouveau système !

Le deuil se décompose (dans un premier temps) en plusieurs étapes et nous venons, d’une certaine façon d’en observer 2 (le déni/stupeur et la colère) :
  • Le Déni (60 à 70 % de la population va se réfugier dans le Déni, potentiellement assez longuement tant que personne n’a faim ou mal)
  • La colère (5 % de réactions violentes immédiates)
  • Le marchandage (20-30 % d’objecteurs de conscience : yaka, yfokon et sionavépa)
  • La dépression (les derniers tantièmes qui se laisseront mourir)
  • La reconstruction (Moins de … % ?)

Le survivaliste, c’est le petit gars qui tente de sauter tout de suite à la dernière case ! Tout simplement parce qu’à la base il ne vit pas une catastrophe, mais un moyen d’être résilient ! Ce qui, pour les autres, est la fin de tout, est le début d’autre chose, voire un challenge, voire une raison de mieux aimer les siens, etc.

A) Le Déni

Le Déni correspond, entre autres, à la réaction de stupeur : c’est Incroyable !!! Donc on n’y croit majoritairement pas (60/70 % de la population se dit sans se le dire tout en y croyant que ça ne peut que s’arranger et que tout ça, c’est pas vraiment vrai) – hors la question n’est pas que ça s’arrange ou non, mais ce que je fais personnellement pour que ça s’arrange dans mon cas.

B) La colère

La colère consiste à déplacer sa prise de conscience en nommant un coupable qu’il faut abattre pour que tout rentre en ordre. Hors qu’il y ait ou non coupable ne change rien à l’affaire… Par contre la chasse aux sorcières va être ouverte et il vaut mieux rester chez soi. C’est une phase violente. Seuls 5 % des gens ne devraient basculer par intermittence (soit en même temps) dans la violence extrême. Mais c’est plus que suffisant. Courage, Fuyons… aux planques et à sa pétoire personnelle de défense.

C) Le marchandage

Le marchandage (20/30 %), c’est quand je me dis que si je dépose un cierge à l’église, tout va s’arranger. Une partie moins paralysée de la population va tenter de trouver des solutions et de nouvelles règles, ou de regrettables attitudes (réquisitions sauvages, milices, etc). Se regrouper dans la réflexion n’est pas idiot. Mais il s’agit d’un dîner de cons. Restez donc humain, mais méfiant.

D) La dépression

La dépression, c’est la mort du mental, suivie de prêt par la mort tout court en cas de chaos. Il n’existe pas de prozac dans le kit du survivaliste. Sauf si il est en traitement (et ça ne fait pas de lui un petit gars foutu, la dépression est tout de même une maladie). Prendre en charge la personne qu’on aime, oui, mais il ne vous sera pas possible de faire ralentir toute la caravane pour un cheval boiteux. Désolée.

Échapper à l’invité numéro 3, c’est être très concret, sobre et rationnel en toutes circonstances : ce que je fais concrètement (parce que c’est 1 – Possible et 2 – Souhaitable) pour reconstruire mon système à moi !




4 – Le quatrième invité : le cerveau humain

Oh, ça se corse : vous en avez un et moi aussi !

Le Dr Paul Mac Lean avait établi une sorte de schématisation du cerveau qui pouvait être utilisée comme une stratégie de communication.

Notre cerveau est décomposé en 3 couches (simplification) :
  • Le cerveau reptilien (ou tronc cérébral), partie qui gère les réflexes et la survie (éviter la douleur, manger, boire, se reproduire, s’abriter)
  • Le cerveau limbique, ou cerveau émotionnel, qui appartient déjà aux mammifères
  • Le cortex (la partie supérieure toute tortillée) qui appartient aux espèces très évoluées (en théorie) comme l’homme ou certains animaux dits domestiques (chat, chien, singe, etc…)

Lorsque nous sommes soumis à une information (au sens cérébral, soit simplement la stimulation de nos organes des sens), elle est traitée ainsi :

a) Le cerveau reptilien vérifie que cette information ne nous met pas en danger, si c’est le cas, il nous fait adopter une attitude réflexe (comme la fuite par exemple)

b) Le cerveau limbique, si cette information est non dangereuse, vérifie que la situation peut ou non présenter un intérêt (comme, par exemple, de pouvoir profiter d’un incendie pour voler quelque chose)

c) Le cortex peut alors, à son tour, élaborer des stratégies, planifier, créer, etc., à condition qu’il n’ait pas été bloqué par le limbique et le reptilien.

Cette théorie est très facile à vérifier. Très utile pour négocier, il vous faut savoir que lorsque vous entrez en négociation, il vous faut :

a) Être rassurant (ou très très effrayant : un flingue sous le nez d’un agresseur aura l’impact souhaité)

b) Être intéressant (j’ai le sandwich et vous avez faim)

c) Être en mesure de réfléchir, projeter, créer...

L’ordre inverse n’aurait aucune efficacité !!!

Mais alors, vous allez me dire, pourquoi vous et moi présumons que nous allons réagir différemment ?

1°) Ne soyons pas prétentieux, nous avons nous aussi nos limites…

2°) La grosse différence, l’énorme truc, c’est l’entrainement, ou la préparation !

Un « soldat » entraîné, préparé, habitué, ne réagira pas de la même façon car son cerveau a « reculé » les limites de sa normalité, tout simplement !!! Son « mental » est aussi musclé que ses petits bras.

Si nous marions Mac Lean et Gauss, voilà ce que ça donne :

Nous allons donc avoir (passé l’instant de stupeur) :
  • Quelques pauvres % de la population qui seront morts …. Mental fragile, physique fragile, pire, les 2
  • 60/70 % de la population en fuite (fonctionnement sur le reptilien)
  • 20/30 % de la population qui fonctionne sur le limbique (les émotions) et adopte des stratégies idiotes en réponse à ses émotions (voir chapitre d’avant)
  • Quelques pauvres % qui sont mentalement et physiquement en forme et réagiront avec leur cortex : création, anticipation, planification etc.

Si vous suivez l’article avec attention, vous pouvez d’ors et déjà faire le constat que quel que soit notre porte d’entrée, le résultat varie peu… Le gros plus de cette théorie (que j’ai personnellement souvent vérifiée et exploitée), c’est la solution qu’elle apporte :

Pour dompter l’invité numéro 4, il nous faut de l’entrainement physique et psychique, avoir repoussé nos frontières personnelles et être en mesure de se comporter en négociateur, parfois avec les nôtres




5 – Le cinquième invité, la motivation

Etant donné que nous y obéissons tous, il convient de savoir dompter la belle avant qu’elle ne se transforme en fauve assoiffé...

Nous allons repartir des théories de Maslow, pas fumeuses du tout non plus ! Abraham Maslow avait établi que l’homme est motivé par « couches » et que la satisfaction d’une « couche » donnait lieu à l’apparition d’une nouvelle couche ou exigence (d’où le syndrome de la non satisfaction permanente) :

A) Les exigences de base, le premier combat : « La sécurité »

On ne peut pas ne pas penser à Mac Lean. L’homme commence par lutter pour sa survie. Boire, Manger, Avoir chaud, se reproduire, éviter la douleur. Mais ce combat pour la sécurité dépend du degré initial : dans les pays occidentaux il peut provoquer une grande grève pour un problème de contrats de travail, alors qu’en pays pauvres, ce sera une manifestation pour le partage des récoltes.

B) Une fois en sécurité, dans sa grotte, l’homme cherche « le lien social » (ou appartenance)

Il ne peut pas tenir seul bien longtemps, se rapprocher d’une communauté et faire (ou faire parti) une tribu constitueront donc sa seconde préoccupation. Nous revenons ici aux 3 mois sans contact : très difficile !

C) Une fois adopté par une tribu, l’homme veut y jouer durablement un rôle et être « Reconnu »

Dans nos pays, il n’est pas rare de voir que telle célébrité ou tel blogueur se mette à faire de la politique et tente de récupérer un mandat. C’est de l’ordre de ce ressort.

Comme vous l’avez compris, cette vision des choses est relative à notre « degré » de civilisation. Mais en cas de chaos, les basiques reviennent au galop ! Maslow risque surtout de nous apporter une vision chronologique en complément de tout ce que nous venons de voir :

Première période : Une fois la notion de perte systémique établie, la très grande majorité de la population ne sera motivée que par des besoins basiques et abandonnera toute notion de correction actuelle : tout ce qui fonctionnait (choses échangées à leur juste prix, relative honnêteté, correction dans les contacts, tolérance) ne fonctionnera plus. Exemple : la seconde guerre mondiale, la collaboration et le marché noir, les dénonciations… Et tant que le système ne sera pas reconstruit, ça se maintiendra. Jusqu’à l’absurdité ! Votre brave voisin de 70 ans qui plantait ses patates sera capable de vous dénoncer aux autorités pour tenter de récupérer votre potager.

Seconde période : soit la majorité est morte ou malade (si tout est rentré dans l’ordre, on en cause plus), soit des pseudos soldats sauveurs institutionnels les ont abrités : bref, les survivants en liberté sont peu nombreux ! Ils vont alors avoir envie de se regrouper et retrouveront de la tolérance à cause de leurs besoins sociaux. Mais ces communautés seront fragiles et parfois violentes (Gauss : 5 % pacifiques, défendues, équilibrées, constructives, 5 % Violentes et barbares, 60/70 % fragiles et à peu près pacifiées, 20/30 % potentiellement conflictuelles).

Troisième période, mais probablement plus éloignée dans le temps : les rôles se définiront au sein de nouvelles communauté et de nouveaux systèmes se mettront en place avec plus ou moins de bonnes idées...

Notre dernier invité va donc jouer la carte du temps…

Comment en venir à bout ? En intégrant dans notre « carte d’état major » que ce qui fonctionnait ne fonctionnera plus, et, tel le joueur d’échecs : avoir un raisonnement d’avance, puisqu’il s’agit de chronologie !




6 – Le survivant psychologue et négociateur

Vous l’avez vu, il ne s’agit pas ici (seulement) de vaincre un ennemi déclaré et armé, mais de commencer par :
  • Maîtriser ses propres réactions réflexes
  • En étant déjà entraîné et solide dans sa tête autant que dans son corps
  • De disposer de moyens physiques qui nous permettent un tout petit peu de « zénitude »
  • De transformer les alertes météo en précieuses heures de réflexion
  • D’avoir un raisonnement d’avance sur nos concitoyens
  • De considérer, une fois le processus lancé, toute personne humaine comme quelqu’un avec qui il va falloir être dans une attitude de négociation

Ce qui exclue :
  • Le sentimentalisme (je peux pas lui faire un truc pareil au chien du voisin)
  • Le jeu de nos propres émotions (je flippe)
  • J’agis sans réfléchir, ou défaut d’analyse (j’ouvre ma porte)
  • Les idées préconçues (c’était un mec bien ou un con)
  • L’adhésion rapide à des solutions collectives (on part tous faire la corrida aux sorcières, Olé !)
  • L’orgueil (ça va être fastoche : je suis prêt)

Deuxième partie à suivre avec un exemple d'application...

56 commentaires:

  1. bel article,le petit souci qui ne remet pas en cause l'analyse , est que découper la population en extrémums,déciles et autres quartiles ne permet pas de savoir si le gars en face fait précisément parti de telle ou telle strate de l'étude en question;sera t'il un de ceux qui fait fait partie de la norme (les 60%) ou des 5% de malades fous furieux ? j'ajouterais un cinquième invité le hasard ,ce fameux ecart type ,cet intervalle de non confiance sur lequel il n'existe aucune prise.Cela ne remet en cause en aucune manière la démonstration si ce n'est que comme le disais un publiciste "sur 100 euros de pub je sais que 50 ne servent à rien ,mais j'aimerais bien savoir les quels "merci encore en attendant la suite qui sera passionnante

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    1. Coucou Janus, tu as raison : une seule chose à faire, s'entrainer !!! quand tu rencontres des gens chez toi, lors d'un apéro, dehors ..... passes en mode observation, c'est une question d'habitude. La série le mentaliste est une large exagération caricaturale, mais j'ai été payée pour faire ce type de job et c'est fnalement assez logique et mathématique, les gens nerveux sont des livres ouverts. il ne s'agit pas d'être malveillant, critique ou obsédé par l'analyse du petit doigt qui bouge, mais de regarder avec du bon sens les choses évidentes et rien que quelques menus détails te fixeront, avec l'entrainement, tu vas vite trouver tes 4 grandes marques, avec un risque d'erreur, mais mieux vaut un peu juste que tout faux ! Babette

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    2. Je suis tout à fait d'accord avec l'anonyme du 6 juillet. Comme tu fais parti de la catégorie "ceux qui prennent du recule et agissent en conséquence", alors la logique voudrais que tu prennent le temps de jauger ceux qui seront en face de toi. A moins d'être très influençable, candide ou paumé, tout le monde est en mesure de pouvoir différencier un ami d'un ennemi, ça fait parti de notre patrimoine génétique. Mon conseil, suit le commentaire de Babette et affine tes connaissances sur le comportement d'autrui, ça pourrait très fortement augmenter des chances de survie le moment venu. Bise

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  2. Super, et pas rassurant. D'une part car la société repartira sur les mêmes bases mais en plus dur (les faibles aujourd'hui seront morts en cas de chaos et nos "persécuteurs" toujours au-dessus de nous. A nous de bien les identifier).
    D'autre part, comment savoir comment ça démarre vraiment? Pas pour nous, mais pour tout notre environnement. On est sensé être prêt maintenant, mais c'est l'après qui compte. Je comprends pourquoi la société actuelle cherche à abrutir les masses, les 5% d'éclairés auront moins d'efforts à faire...Sauf que les 5%, c'est peut-être pas nous. On pourra se mettre en retrait mais nous avons les mêmes besoins que la masse. D'ailleurs, ceux qui parmi nous ne rêvent que de chevauchées en Hummer avec 12.7 au vent ou qui croient que nous formons une communauté unie risquent de passer rapidement en catégorie victime. Pareil pour les écureuil qui planquent du matos partout et qui seront razziés en premier ou qui visent la permaculture en temps de canicule prolongée. En fait cet article aurait dû ouvrir la marche, ça aurait pas écarté les prédateurs mais au-moins les rêveurs.
    cc

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  3. Intéressant. Il faut toutefois ajouter une autre dimension, le temps.
    Plus exactement l'étalement si l'événement chaotique n'est pas instantané pour tout le monde, mais diffus.

    Le SHTF peut être individuellement brutal, mais la masse n'y est confrontée qu'au fur et à mesure. Tant que ça ne touche que le voisin, rien à foutre (ex chômage).
    Ou très progressif pour tout le monde, on ne voit pratiquement pas la différence d'un jour à l'autre, seulement en comparant avec un moment éloigné dans le passé (en mode nostalgie, c'était mieux avant !). Exemple : érosion de libertés.
    Ou bien sûr un mélange des deux.

    La réaction de chacun vis-à-vis des autres est donc fortement influencée par les positions relatives dans le processus. Un individu à l'étape N réagira différemment selon qu'il est confronté à des N-4 ou N+2.

    PompompomPooom

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  4. bien vu ,mais en l'espèce il s'agit pour l'article ,si j'ai bien compris , d'un avatar relativement rapide et brutal,ce que nous subissons actuellement est le mélange dont vous parlez ce qui n'exclu en rien en plus que survienne par la suite ce fameux crash,dans tout les cas il faudra etre pret et c'est bien parmi les préparations la préparation psychologique décrite plus haut qui en est une très importante,il faudra aider ses proches dans la démarche.Beaucoup dans vos familles auront besoin de cette aide puisque ils sont dans la plupart des cas dans le déni pur et dur du style "ils trouveront bien quelque chose"

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  5. Très bonne, votre description que j'ai envie de qualifier de "multidimensionnelle" (désolé je suis physicien de formation). C'est beaucoup plus riche que le rabachage limité à l'approche Kübler-Ross trouvé un peu partout (à propos, Elisabeth je suppose que votre rapport avec cette dame se limite au prénom :-). Hmm Il faudra un peu de temps pour digérer tout ce texte.
    Quel blog super! Quelle densité d'information! Encore merci...
    Hugues

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  6. Merci ! Ouiii : le hasard, quel fameux ami ..... j'ai tendance à croire qu'il me rend service, et j'y adjoins son pote : 'adaptablité ! Pas de survivaliste fin prêt si il n'est pas surtout prêt à changer son fusil d'épaule ......., on aurait tendance à oublier, lol, que ça ne se passe jamais vraiment comme prévu ! Le temps est aussi une donnée majeure ... entre temps ressenti, temps linéaire .... la seconde partie devrait éclairer la première, mais qu'il est bon de se rappeler que nous sommes peu de chose (mais que c'est bien pratique pour passer inaperçu :-) - Babette

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    1. @Babette
      pour ce qui est de "changer son fusil d'épaule", d'accord!
      Mais quant à passer l'arme à gauche... le plus tard possible!
      (amusantes les expressions françaises, hein?)
      Hugues

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    2. Loooool ! Les proverbes et autres bons mot sont hyper formateurs ! :-) Babette

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  7. La suite, va concrétiser le truc qui parait abstrait ! Amitiés à tous, Babette

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    1. Excellent apport Babette. Merci. J'attends l'étude de cas avec impatience. Bob

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  8. Bien le bonsoir Elizabeth ( et cie ;) ),

    Excellent article, je pense aussi qu'il aurait sa place dans une sorte de section "d'ouverture" / commencement du blog. J'attend la suite ^^.
    Peut-être aussi une ou des suggestions de lecture, qu'il serait bon d'avoir dans sa bibliothèque, pour avant et après ( tout le monde n'aura pas un/une psychologue sous la main ;-) ...) ?

    Cette phrase <<...qui dit émotions, dit excès lorsqu’elles prennent le contrôle des installations (pour rappel une émotion devrait rester dans son rôle d’indicateur). ...>> m'a de suite fait penser aux chevaux du "chariot":

    <<...L'Enfant Intérieur désigne notre Sagesse Intérieure, notre force de Vie; pour reprendre la comparaison bouddhiste du chariot, notre Sagesse Intérieure est le passager, celui qui donne la direction à suivre; le cocher est notre mental, les chevaux nos émotions et le chariot lui-même est notre corps physique. ...>>

    J'avais vu ça il n'y a pas longtemps ( sur http://www.jaime-left.com/eft-premiers-pas/ , pour rendre a Caesar, ce qui est a Caesar..., si vous-vous rappelez, une personne avait parlé de l'e.f.t. sur ce blog...), et je trouvais que c'était pertinent et assez parlant comme image...

    Bien cordialement, B.

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    1. Coucou Brad ! Ravie de t'entendre ! Ouiii : le chariot, aussi présent dans le bon vieux tarot de Marseille, celui des voyantes et qui lui aussi traduit une forme de ..... mobilité ! Si les chevaux (égo/corps physique) pètent les plombs, le chariot risque fort d'aller au "trou" (fossé pour les non initiés à nos aventures jurassiennes), vaut mieux que l'esprit/conducteur garde la situation en main ... ou mieux encore : sache la perdre sans stress pour mieux s'adapter et rebondir un temps plus loin ! En attelage, un bon meneur sait qu'il ne contrôle pas tout ...... mais il sait où récupérer ses enfants turbulents ! Bon, ça fait un paquet de métaphores ça, amitiés à toi et toute la famille Babette (note : le jour du chaos officiel on saura emberlificoter nos ennemis rien qu'avec de la sémantique, lol)

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    2. Bonjour Babette ( et cie^^),

      A défaut "d'emberlificoter", tu m'as embrouillé ;-) , j'ai dût chercher la définition de ce mot que je ne connaissais pas ^^ ( http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/emberlificoter/28568 ).

      Amitiés "tout itou" a toi et aux tiens^^, B.

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  9. Ah, Brad, vous êtes adepte du site krav et philo?
    cc

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    1. Bien le bonjour cc,

      Navré, je ne saisis pas, est-ce de l'humour ou il y a effectivement un tel site?^^

      Bien cordialement, B.

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    2. Ce site existe et il est très interessant.
      cc

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  10. "Motivex" et "Moraline" comme dirait Marius.

    Excellent article. Parfait pour servir de base à la mise en place de sa stratégie de survie.

    Effectivement, la chance est a ajouter. Même Napoléon la considérait comme un facteur à prendre en compte dans le raisonnement tactique.

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  11. motivex, moraline, marius !!
    t'aurais pas passer des vacances pour essayer de coiffer le beret vert ???

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    1. Non, le miens fut pendant trente ans "rouge" puis bleu infanterie.
      Le personnage me plait bien et certaines de ses petites phrases fort percutantes.
      "M et moraline" me semble bien adaptée à notre démarche.

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  12. c'est pas des vacances juste une partie de campagne!

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  13. Tout cela est extraordinairement complexe et professionnel, bien trop. je n'ai même pas les moyens intellectuels de tout comprendre. Si une crise majeure s'abat seule une minorité ultra-avertie survivra, en ce cas...mon plan d'attaque est très différent...si cela devient si grave, je ne survivrai tout simplement pas...

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    1. ne soyez pas défaitiste vous valez bien plus que cela,le seul fait d'avoir conscience des difficultés à venir est déjà en soi une supériorité marginale,il ne sert à rien d'être le meilleur sprinter du camp de camping quand l'ours attaque,il suffit d'être meilleur que le moins bon .Vu le nombre de "moins bons" vous avez donc toutes vos chances.Effectivement les choses se dégradent de plus en plus vite mais il reste encore de la marge pour se préparer et gardez confiance en vous c'est votre première armeBon courage;

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    2. C'est rigolo : ça me rassure, y'en a qui se sentent aussi bête que moi quand je découvre un article pointu sur l'armement, les zones de protection, les protections balistiques, etc.... et ça m'amène à une semi conclusion super importante : nous avons intérêt à nous recruter les uns et les autres : ensemble, nous serons hyper performants !!! Chacun maîtrise un bout du sujet, aucun la totalité, mais nous avons un point commun important : un vrai mental ! Assorti d'un objectif fondamental : faudra marier nos gosses autrement qu'entre frères et sœurs ...... (les bourbons and co ont essayé : résultat peu enviable ... :-) - Babette

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    3. MERCI BABETTE... mais comment se réunir ? Nous sommes tous dispersés, qui, au fin fond de la Bretagne, une terre de nigauds... qui, vers Strasbourg ! Et pourtant, ça commence à chauffer sec...je peux vous dire que ça ne me rassure pas, d'autant que j'ai retrouvé une amie qui est peut-être l'ex-conjointe d'un tueur en série, qui vient encore de frapper.Ca va être chouette l'ambiance quand les lois et règles vont s'effondrer ! Tueries and co ! Ici :http://www.silverdoctors.com/this-picture-and-video-explain-exactly-why-doomsday-preppers-are-getting-ready-for-an-imminent-collapse/
      et encore ici : http://www.leparisien.fr/economie/la-bourse-de-new-york-brutalement-suspendue-08-07-2015-4929221.php

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    4. Oui, c'est clair, on va résumer, y en a qui seront la tête, d'autres les jambes lol!!!
      Super article babette, justement, j'espérais que quelqu'un aborde le sujet car le psychologique est aussi important que le physique (enfin, à mon avis du moins...) et il est très intéressant de pouvoir anticiper les réactions des autres, et également de pouvoir prévoir quelles seront éventuellement nos réactions "instinctives" pour pouvoir éventuellement les corriger si elles sont mauvaises.
      Un sujet qui m'interpelle beaucoup: comment interpréter les signes que nous envoient les événements pour savoir combien de temps il nous reste... je sais bien qu'il n'y a aucune recette miracle et que rien n'est écrit, mais quand même, ce serait bien de savoir quels signes ne tromperont vraiment pas... parce qu'en ce moment j'en vois partout des signes lol, et mon "radar à emmerdes" bipe sans arrêt...
      Petit apparté, babette, avec deux garçons j'aurais du mal à les marier entre eux alors soit je leur trouverai deux gentilles survivalistes qui en ont entre les oreilles (lol), soit ce sera extinction du nom....lol!

      Trinity

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    5. Je suis certaine que j'aurais le temps de vous dire : rappliquez les gars : la terre du jura est généreuse, la maison est grande ! En tous cas j'aurai le temps d'y réfléchir et en quelques heures on peut traverser le pays et s'organiser : les rencontres survivalistes nous permettent de se faire notre petit carnet d'adresse et sur les 3 personnes qui sont venues à la maison : chacune a un savoir faire et quelque chose à partager qui n'est pas un gros stock, mais souvent mieux ou presque : des compétences ! Croyez moi, un réseau, ça vaut de l'or car un stock mal défendu, bah ça risque de ne pas faire long feu ....... Alors qu'un stock de copains (ou copines) avec la tête sur les épaules, c'est incroyablement fort ! On fera des petits, j'ai 2 filles, loool, Babette

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    6. Bien le bonjour mesdames ^^,

      Hé-ho-ho-hé, hein, moi aussi j'ai deux filles a "caser" dans 10/15 ans, Babette, je suis sur le "coups" aussi! ;-p ( ...on vas finir par remettre au goût de jour la "dot"! "mince", je suis mal barré alors ^^)

      bien cordialement, B.

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    7. Ben moi j'ai beau chercher je vois vraiment pas les compétences que je pourrais mettre au service communautaire ! je ne sais pas tirer et pas d'armes , je n'ai aucune notion médicale, la plupart des infos qui passent sur ce blog et qui sont techniques sont au dessus de mon intelligence et ce que j'arrive à comprendre ne sont pas à ma portée budgétaire . Par contre je connais quelques plantes qui peuvent être intéressantes et depuis quelques jours je teste l'argent colloidal sur tous les "bobos" et petits maux que j'attrape.... bien que je ne sais pas trop à quoi ça sert car ça ne se stocke pas trop et je ne sais pas le fabriquer et en plus si les lumières s'éteignent c'est foutu !..... j'étudie les alentours de chez moi
      que pensez d'une grotte pour une BAD ?

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    8. @ babette et brad: attention, je suis une mère très sélective lol!!! et puis y a encore le temps, oui, ce sera plus dans les 10/15 ans pour les miens effectivement mdr!

      @catounette: le simple fait d'être volontaire et d'apporter son aide peut être une compétence en soi (pas facile de trouver des gens qui se sortent les doigts du c... de nos jours!!!) et puis les autres compétences ça peut s'apprendre! Le tout c'est de se lancer!

      Trinity

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    9. Bonsoir a toutes et tous,

      -Catounette, comme le dit +/- Trinity, je préfère des gens sans compétences particulières mais "fiables", plutôt que des "experts" qui pèteront un plomb, seront dépressifs ou je ne sais quoi ( a priori... et puis, "je préfère", lol, pour l'instant, je n'ai pas a me soucier de choisir... dans mon entourage, que des "autruches" et pas encore de rencontre en Alsace... donc je ne m'attend pas a trouver un ex-commando devenu chirurgien & chirurgien-dentiste etc...si je peux compter sur le voisin retraité et ancien chasseur, ça sera déjà bien...) ...

      -Trinity, la sélectivité va dans les deux sens ;-) ,mais en même temps, je pense que les critères de sélections ne seront plus les mêmes qu'aujourd'hui^^...

      Bien cordialement, B.

      P.S.: savoir coudre, tisser, s'occuper des enfants, jardiner etc, etc...c'est du boulot aussi... chaos ou pas, il faudra (by-bye la société de conso) repriser les chaussettes, pantalons etc, plier l'échine dans les champs, s'occuper des gosses, des malades... ça ne fait pas "viril", mais ça n'en n'est pas moins nécessaire...

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    10. @Trinity : j'ai un gros doute car être volontaire et aider sera suffisant pour une bouche de + à nourrir !!
      @ Babette : j'espère effectivement qu'il y a encore le temps je ne sais pas si on peut le compter en mois ou année style 1 ou 2 ans à mon idée c'est vraiment le temps que je me donne et que je sens que tout va prendre de l'ampleur ... je ne veux pas être oiseau de mauvaise augure !
      j'ai commencé à faire une liste d'amis dont il faudrait vraiment qu'il fasse parti de mon "réseau" et qui dit amis dit leurs enfants, leurs parents....

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    11. @brad: ;-) c'est pour ça que j'avais mis "lol" derrière!!!

      @catounette: moi, je serais prête à nourrir une bouche de plus pour deux bras volontaires et surtout fiables (oui, pas du genre à se casser avec le premier pillard qui passera parce qu'il sera plus fort et plus attrayant que nous...) et moi aussi je vois bien la merde d'ici deux ans mais bon... seul Dieu connaît l'heure et la date... (des fois ce serait pas mal qu'Il lâche quelques infos quand même...)

      Trinity

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  14. Je vais me répéter mais faisons-nous partie de ces 5% d'éclairés où il y a mieux avertis que nous (politocards responsables du merdier, déclarants à l'ISF, etc) et qui ont déjà piqué les meilleures places? Ca nous releguerait aux 30% avec quelques mois de sursis en plus. Les signes d'alerte clignotent depuis plus de 45 ans et notre situation n'a pas bougé, notre vie est entre "1984" et "Le camp des saints" alors qu'on est même pas les héros. Il nous manque ce fameux tronc commun de connaissances avant de dénicher les talents et les spécialités propres à chacun.
    La seule constante est que les évènements vont plus vite que nous.
    cc

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    1. Ceux qui ont DEJA l'habitude de la mobilité internationale seront nettement avantagés. Parce que si ça chauffe d'un côté, il est banal pour eux d'aller un peu plus loin. Ne serait-ce que dans le camping à 4000 km de là qu'ils connaissent déjà.

      PompompomPooom

      Par contre ceux qui n'auront pas bougé de leur département depuis dix ans, qui auront tout investi dans leur coin, boulot, maison, matos et amis, eux seront quasi enchaînés sur place. Bouger leur sera très difficile et coûteux. C'est pour ça que le concept de BAD me semble hautement dangereux. Il a tendance à aspirer toute les ressources et bloque la mobilité, d'urgence, partielle ou définitive.

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    2. Non non : pas de complexe, j'ai fait parti d'eux, (désolée ....) et j'ai relevé une stat intéressante : même proportion de cons à tous les niveaux .... La plus grande partie des épouses pensent (oh, elles vont me maudire) à leur égo : jolie robe, moyens de briller en société, etc...., la plupart des mecs pensent à leur égo : macarrière, mesréseaux, maréussitesociale et j'en passe .... Je caricature à peine. Leur plus grosse fragilité : ils nous prennent pour des cons, une sorte de bande de lapins de garenne bons à tirer au fusil quand ils se sont trop reproduits. Notre héroïsme à nous, c'est notre patiente lucidité, notre force, l'amour de nos gosses ou de nos amis, notre philosophie : nous ne sommes pas des révolutionnaires roupillant sur leur AK47, mais des êtres doués de raison, sans hargne, mais avec le gout de la vie. Le jour "J", leur richesse sera un fardeau et leur stress sera destructeur, notre vitalité nous donnera des ailes ! En attendant, chaque point stratégique faut l'objet d'une réflexion et d'un échange trèèèès fructueux - Babette

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    3. je ne roupille pas sur mon ak , mais je dors à coté de IJ ( et de sa bouffe) !!!!

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    4. Bon ... je vais tenter de traduire pour les filles que nous avons la chance d'avoir sur ce site, pour les lecteurs allergiques au jargon, et les nouveaux survivalistes qui ne sont pas anciens commandos : "M et Moraline" semble faire référence au slogan "si tu abandonnes une fois tu abandonneras toute ta vie" c'est une exhortation à rester pugnace dans l'adversité sans se décourager.
      "IJ et sa bouffe" fait reference au fusil Baikal et ses munitions.
      Nous allons très vite nous enfermer dans notre bocal si on jargonne comme ça ...
      Thomas

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    5. *humour, "hein"...*

      Bonjour Anonyme9 juillet 2015 08:03,

      "Petit joueur" va, moi je dors a coté d'une "Ogresse lv 99 élite"... ;-)

      Cordialement, B.

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    6. Toujours en "mode humour on":Et bien dors dans ton canap' avec ton pare balle classe"Iv élite",une ogresse quand çà a faim...çà craint!!! lol, :-),salut à toi au passage Brad.LPN26

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    7. Merci Thomas pour ces précisions, j'avoue j'étais un peu larguée (mais j'osais pas le dire... ;-) )

      Trinity

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    8. @PomPomPomPom : il y a déjà eu un post sur la mobilité qui à divisé pas mal de personnes dans les commentaires Moi je suis née ou j'habite et ma famille est là depuis des générations aller ailleurs en France , je n'en vois pas l’intérêt et partir à l’étranger je pense que le problème ailleurs sera exactement le même (les barbus s’immiscent partout)avec en + problème de langue, de logement , de fric....

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    9. @catounette
      La mobilité est une compétence au même titre que savoir faire pousser des patates ou manier une arme. Or on n'acquiert pas 5 ans d'expérience en quelques heures dans l'urgence.
      S'il faut partir, temporairement ou définitivement, pour celui qui bouge déjà régulièrement, c'est d'un banal peu stressant. Il n'en est pas de même pour quelqu'un qui n'en a pas l'habitude.
      Et il vaut mieux débarquer à destination comme un businessman déjà implanté qu'au sein d'une horde de réfugiés. L'accueil n'est pas du tout le même.
      La mobilité peut et doit aussi être virtuelle. Avoir déjà un compte en banque à l'étranger peut être une ressource précieuse. Quelques minutes pour transférer du pognon si on l'a déjà fait plusieurs fois. En cas de bankrun, nul n'aura le temps d'accomplir les démarches pour ouvrir un compte (compter une semaine mini quand tout va bien). Ce compte peut ensuite servir à acheter des choses devenues introuvables dans son pays : exemple, aller en Suisse chercher 1000L d'essence, rationnée en France. Ou payer la pension de sa fille en Irlande, envoyée là-bas pour sa sécurité.

      Selon l'ampleur du chaos, il y aura encore des échanges. Ceux tirant parti des opportunités dues à la mobilité de demain seront probablement les mobiles d'aujourd'hui.

      (désolé pour le hors topic).

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  15. Coucou, Bon, moi pour continuer dans le sens de nos vies frivoles, c'est sur ma 22 que je roupille ... c'est vrai que souvent on raccourcit : mobilité = adaptabilité et surplace = casanier ...., baaaah, pas certain .... Pas toujours dirons nous ..... Les Corses se limitent souvent au maquis, mais savent défendre leurs bergeries (ceci n'est en aucun ca un compliment à toute forme de terrorisme), par contre il faut rebondir sur les propos de pompompom et d'autres lors de notre grooos débat: si la BAD devient un sujet d'attachement tel que nous attendons qu'une tripotée de fous nous en délogent, alors là ....., et je suis aussi d'accord avec Catounette : un grand chez soi territorial bien connu peut être un précieux trésor, et avec pompompom : préparons tout de même notre petit baluchon de survie, au cas où ...
    Par contre j'ai mon instrument complexe destiné à m'orienter dans la vie et appelé vulgairement pifomètre qui me dit que la catata n'est pas loin ...
    Perso, je fais mes derniers préparatifs - Babette
    A tous : fainéante que je suis, toujours pas créé ma boite yopmail, mais allez-y direct sur les comments et si j'ai pas répondu, c'est que je suis naze (en ce moment, préparatifs obligent : levée 4 heures, entrainement perso jusqu'aux chaleurs, travail après) !
    Et aussi pour répondre à ceux qui se disent et moi je sais faire quoi : perso, il n'y a qu'un seul truc qui m'exaspère : c'est la réponse de ma fille quand je lui demande ce qu'elle veut faire : réponse : Baaah rien .... Notre courage, nos compétences, c'est notre motivation ! Tout le monde peut faire un truc ! Biz à tous, Babette

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    1. Évidemment je suis d'accord avec toi Babette et aussi avec Pompompom tant que je pourrais rester chez moi je le ferais mais mon sac à dos est prêt au cas où.... mon plan B me trotte dans la tête il me reste à peaufiner pas facile tout ça !! cependant mon 2e endroit serait quand même dans les 20 km alentours

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  16. Salut à toutes et à tous,je viens de passer environ 3 heures à relire les différents articles pour savoir ou ce com pourrait aller le mieux mais n'ayant pas trouvé et devant retourner à mes occupations,ce sera là;j'ai eu une ptite idée ce matin quand j'étais aux bêtes,je pensai à toutes ces bestioles qui traînent la nuit et que je flaguent des fois à la frontale,puis m'est revenu à l'esprit nos conversations au sujet de" comment défendre nos biens et habitations ou"bad""et pour moi le plus gros problème était l'obscurité jusqu'à ce que j'acquière un armasight véga,maintenant,en pensant qu'il y a bien d'autres personnes à posséder ce genre de matériel voir mieux,la question qui me turlupinait ce matin était comment pouvoir faire face à des personnes équipées de jvn puis je me suis souvenu d'un jour ou un" connard",désolé mais c'est le qualificatif qu'il lui va le mieux,nous à allulé les phares alors que cela faisait peu de temps qu'on nous apprenait l'emploi de jvn:on s'est tous cramé les yeux et un adjudant à fallit lui arracher les siens!!!Alors bref,j'en arrive après tout ce blabla à ma conclusion:comment pouvoir aveugler les porteurs de jvn le temps de les "traîter"donc solution toute trouvée,projecteur halogène 2000watts qui traînait dans un coin du hangar,fixé à la facade,le must serai deux à chaques angles,allumables par série de 4 avec programmateur à distance(truc à télécommande,20/30euros en grandes surfaces de bricolage),la deuxième série servant après que les premiers ce soient fait allumer et il faudrait penser à monter un porte fusible ou un disjoncteur différenciel sur chacun car avec un plomb dedans,ils font sauter le disjoncteur principal(l'alimentation) et le temps d'aller au compteur...voilà,en espérant que cette idée(logorrhée ouais!!!)puisse servir à quelqu'un,bien à vous tous,LPN26

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  17. Voilaz ce qu'il faut et que j'ai appris a l'armée et utiliser en AFN

    faire FOMEC :
    Les lettres FOMEC sont des initiales : « De nos jours, les écoles militaires enseignent aux jeunes soldats « le dispositif FOMEC », chaque fantassin doit se fondre dans le paysage en tenant compte de la forme, de l’ombre, du mouvement, de l’éclat et des couleurs. » — (Institut d'histoire des conflits contemporains (France), Guerres mondiales et conflits contemporains, Numéros 225-228, 2007)

    Locution verbale

    faire FOMEC
    (Militaire) (France) Éviter de se faire remarquer par l'ennemi en faisant attention à sa silhouette, à l’ombre portée, aux mouvements intempestifs, à l’éclat du matériel et aux couleurs voyantes.
    Je gardais à l'esprit cette vieille consigne qui revenait régulièrement alors que j'étais à l'armée : « Voir sans être vu » ; faire « FOMEC »... — (Gabriel Garaud, Dans l’Entonnoir Du Fourmi-Lion)

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  18. Bonjour Babette,

    Merci pour ta mise en mots. J'espère que tes proportions ne seront pas pires.

    " décidé qu’un certain nombre de paramètres seraient décisifs ":

    J'ai ajouté comme alarme:

    - Arrêt simultané des réseaux mobiles.


    - LA grève des camionneurs ( Urgence si la grève est dite "illimité").

    - Une rupture des approvisionnements de carburant , voir au dessus, mais aussi une explosion empêchant l'exploitation d'une des 8 raffinerie ou pétrolier géant en A9B2 touché/coulé.

    Mon pifomètre à moi me dit que l'on est déjà en train de glisser, j'ai même acheter des bretelles pour tenir mon froc au bout de 3 semaines.

    Ouii, merci pour tes participations instructives.

    Laurent

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    1. Bien vu ! Et perso, j'enregistre, surtout que j'ai vécu un blocage par les routiers vers 1993 par là : en moins d'une semaine, c'était le bordel ... ET l'arrêt des réseaux mobile : oh que ouiiiii, lol pour le fute, mais hélas, ça peut servir : tu as raison, on est en train de glisser ... - Merci, Babette

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    2. en 93 arret des mobiles!!!!!!!!!
      C'est retour vers le futur ou alors j imagine la taille de ton mobile il devait peser 10kg!!

      Je crois que les premiers téléphones mobile se sont démocratisés autour de 95!!

      Cebe
      ouah!!!!!!!!

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    3. Heuuuu : je comprends que tu te bidonnes : les mobiles, je faisais allusion à maintenant, à l"époque, ça existait : c'était une sorte de valise qu'il fallait emporter .... une horreur - Babette (par contre j'insiste, les bretelles, ça existait déjà sous Astérix, lol)

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    4. Bonjour,

      En 92 Le télécom 2000, 1,5KG, une poignée de transport type AR15.

      Et ouiii, des mobiles en 93, avec des antennes déployables, ça ne tenait pas dans une poche mais dans la malette du cadre dynamique.

      En 94 ouiii, petite antenne fixe ou rétractable, on pouvait même choisir sa station (BTS) et ça déformait les poches. Le blue tooth dans la bagnole aussi.

      En 95 première pub à la con: " Devine d'où je t'appelle?" ( Démocracratisé quoi )

      Un ex

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  19. Salut à toutes et à tous,je viens de passer environ 3 heures à relire les différents articles pour savoir ou ce com pourrait aller le mieux mais n'ayant pas trouvé et devant retourner à mes occupations,ce sera là;j'ai eu une ptite idée ce matin quand j'étais aux bêtes,je pensai à toutes ces bestioles qui traînent la nuit et que je flaguent des fois à la frontale,puis m'est revenu à l'esprit nos conversations au sujet de" comment défendre nos biens et habitations ou"bad""et pour moi le plus gros problème était l'obscurité jusqu'à ce que j'acquière un armasight véga,maintenant,en pensant qu'il y a bien d'autres personnes à posséder ce genre de matériel voir mieux,la question qui me turlupinait ce matin était comment pouvoir faire face à des personnes équipées de jvn puis je me suis souvenu d'un jour ou un" connard",désolé mais c'est le qualificatif qu'il lui va le mieux,nous à allulé les phares alors que cela faisait peu de temps qu'on nous apprenait l'emploi de jvn:on s'est tous cramé les yeux et un adjudant à fallit lui arracher les siens!!!Alors bref,j'en arrive après tout ce blabla à ma conclusion:comment pouvoir aveugler les porteurs de jvn le temps de les "traîter"donc solution toute trouvée,projecteur halogène 2000watts qui traînait dans un coin du hangar,fixé à la facade,le must serai deux à chaques angles,allumables par série de 4 avec programmateur à distance(truc à télécommande,20/30euros en grandes surfaces de bricolage),la deuxième série servant après que les premiers ce soient fait allumer et il faudrait penser à monter un porte fusible ou un disjoncteur différenciel sur chacun car avec un plomb dedans,ils font sauter le disjoncteur principal(l'alimentation) et le temps d'aller au compteur...voilà,en espérant que cette idée(logorrhée ouais!!!)puisse servir à quelqu'un,bien à vous tous,LPN26

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  20. attention ne pas confondre vision infra-rouge et vision thermique ce n'est pas le même matériel ,monté direct sur le scope de l'arme on ne peut pas etre ébloui a moins de ne vraiment pas faire attention (poids 400gr)

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