3 septembre 2015

Cinq mythes à propos des couteaux de survie

Il y a de nombreuses erreurs qui circulent sur le Net, reprises et répétées à longueur d'articles et de forums, et le domaine des couteaux de survie n'échappe pas à la règle.

Beaucoup de "faits" concernant les couteaux auxquels les gens croient dur comme fer ne sont absolument pas des faits, mais juste des mythes, le plus souvent admis et rarement discutés.

Il existe de bonnes raisons à cela ; Soit qu'ils aient été vrais à une certaine période de l'histoire, ou bien créés de toute pièce par les fabricants de couteaux qui ont intérêt à les perpétuer pour de basses considérations commerciales...



La communauté survivaliste aurait tout intérêt à laisser tomber de telles contre-vérités une bonne fois pour toutes, mais le fait est qu'à force d'être répétées aussi fréquemment sur les forums, de plus en plus de gens finissent par y croire.

Voici donc Cinq mythes populaires que l'on rencontre régulièrement et qui vraiment, semblent n'avoir aucune intention de s'éteindre...


Mythe n° 1 - Les aciers forgés sont plus solides


Ce mythe a été discrédité à de nombreuses reprises par le passé, et pourtant, il continue inlassablement son chemin. On le rencontre fréquemment, même parmi la communauté survivaliste qui devrait pourtant être un peu mieux informée depuis le temps. Afin de clarifier les choses, voici donc la raison abrégée pour laquelle les couteaux forgés à la main ne sont pas plus solides que les versions industrielles.


Casser le mythe : Pourquoi ce n'est pas vrai !


Le fait crucial qui tourne autour de ce mythe est que, historiquement, il a été vrai... Par le passé, l'acier dans sa forme brute regorgeait d'impuretés, et le processus de forge permettait effectivement d'en éliminer une bonne partie. En forgeant son acier, le forgeron disposait ainsi d'un matériel plus conforme et mieux adapté pour la fabrication de lames de couteaux.

Mais en 2015, à l'heure où nous envoyons des sondes sur Mars, nous sommes capables de fabriquer des aciers qui n'ont absolument pas besoin d'être forgés pour être "propres". Aujourd'hui, la forge n'est donc plus une étape nécessaire, à part peut-être pour un forgeron qui utiliserait de la vulgaire ferraille dans le but d'en faire un couteau.

Une autre raison pour laquelle ce mythe a persisté durant une aussi longue période trouve son origine dans le développement des procédés industriels, sans doute jugés trop rapide par certains. Parce que ces procédés sont devenus sacrément efficaces, au point de pouvoir produire un millier de lames à la seconde, les gens ont assimilé une telle performance à une baisse de la qualité de l'acier ou du tranchant. Beaucoup de couteaux bon marché sont sortis des lignes de production industrielles, faisant croire aux gens que la première impliquait forcément la seconde. D'un autre côté, les couteaux qui étaient forgés étaient de souvent de meilleure qualité que ces couteaux estampillés "bon marché".

Cela dit, tous les couteaux industriels ne rentrent pas dans cette dernière catégorie, et même si le prix d'un couteau forgé est beaucoup plus élevé (pensez en terme de difficulté, et à toutes ces longues heures de travail manuel pour forger un couteau), il arrive souvent que les couteaux industriels soient en fait de meilleure qualité, du moins s'ils ont été bien conçus au départ et fabriqués avec des aciers de qualité.

Un acier moderne élaboré tel que le CPM-3V, qui est universellement reconnu comme étant un acier très dur, ne peut pas, par définition, être forgé. Si vous limitez votre choix aux seuls couteaux forgés, vous allez passer à côté de nombreuses avancées technologiques, comme les aciers CPM-S90V ou CTS-204P, par exemple, qui sont couramment utilisés dans l'univers de la coutellerie.

Les couteaux forgés auront aussi et toujours un certain degré de variance entre eux. En termes de performance pure, une lame rectifiée à la machine, faite à partir d'acier performant et traité à chaud de manière professionnelle, sera toujours supérieure au couteau de base venant d'un forgeron qui forge ses propres couteaux.

Bien entendu, on peut toujours arguer du fait qu'en termes d'esthétique, ou "d'âme" du couteau, la forge manuelle peut donner de meilleurs résultats. Mais pour ce qui est de la solidité, les couteaux industriels, s'ils sont bien faits, seront toujours supérieurs à ceux forgés à la main.

Je ne suis pas en train de dire que les couteaux forgés sont inférieurs à la moyenne. Certains sont excellents, mais leur qualité dépend d'abord de la maîtrise de celui qui les forge, et non pas du procédé de forge en lui-même.


Un couteau de boucher forgé à la main...


Mythe n° 2 - Au plus le couteau est cher, meilleure est la qualité


Vous avez sûrement remarqué qu'il peut y avoir d'énormes variations de prix entre un couteau et un autre. Bien que cet écart soit généralement l'indication d'une meilleure qualité, on peut dire cependant qu'en règle générale, ce n'est pas le cas. Un prix plus élevé ne signifie pas souvent un couteau de meilleure qualité.


Casser le mythe : Pourquoi ce n'est pas vrai :


Les couteaux, comme presque tout, valent au final ce que les gens sont disposés à mettre sur la table pour les acquérir. Mais les prix ne reflètent pas nécessairement la qualité ou les performances du produit final. Un Spyderco Delica ZDP-189 est si avancé en termes de capacité de coupe pure qu'il ridiculisera les autres couteaux que vous pourriez posséder, quel que soit leur prix. Et je ne serais pas étonné qu'il mette aussi à bas l'immense majorité des couteaux forgés, du moins sur cet aspect.

Mais le fait est que ce n'est pas un couteau "custom", et donc perçu par les gens comme valant moins qu'un couteau de cette catégorie. Raison pour laquelle ils se tournent généralement vers des modèles meilleur marché.

En termes de performances, un Helle Viking 96 serait en gros comparable à n'importe quel Mora (par exemple un modèle de base tel que le Mora Classic). Leur aspect est très différent, mais pour ce qui est de la qualité, plus spécialement quand il s'agit d'utiliser un couteau comme outil de survie, alors un simple Mora vaut largement le Viking, même s'il coûte quelques 80 euros de moins.

Lorsqu'on en vient à la prise et à la finition, on constate que généralement, les couteaux haut de gamme sont mieux faits. Mais là encore, ce n'est pas une règle absolue. De la même manière, le prix ne semble pas être un élément déterminant pour un bon fini. On peut en juger avec le Kershaw Emerson CQC-6K qui offre un niveau de qualité incroyable pour un prix ridiculement bas.


Le Kershaw Emerson CQC-6K


Mythe n° 3 - La dureté dépend du type d'acier


Ce mythe est évidement le plus courant parmi tous ceux qui tournent autour des couteaux. Typiquement, les gens qui achètent des couteaux dans le but de les utiliser, et non pas de les collectionner, se préoccupent rarement du type d'acier dans lequel ils sont constitués. Cela dit, parmi tous les autres, et notamment ceux d'entre nous qui veulent absolument savoir de quoi est fait leur couteau, un tel mythe est particulièrement populaire.


Casser le mythe : Pourquoi ce n'est pas vrai :


S'il fallait résumer, on pourrait dire que tous les types d'aciers ont une dureté optimale, mais le traitement thermique est ce qui va déterminer dureté finale d'une lame, et non pas le type d'acier qui est utilisé.

En version longue, cela donnerait ceci :

La raison pour laquelle ce mythe perdure et continue d'être admis sans discussion par un grand nombre de personnes tient finalement à l'image de marque et aux revendications faites par les fabricants de couteaux.

La dureté d'un acier est habituellement mesurée sur une échelle dite de Rockwell, avec des indices allant de 54 à 60 pour la plupart des couteaux. Certains aciers, comme le S30V, sont traités à chaud pour avoisiner les 58 dans cette échelle, tandis que d'autres, comme le ZDP-189, le sont pour atteindre les 64.

Les fabricants pourraient opter pour des traitements thermiques aptes à rendre ces aciers plus durs, mais en pratique ne le font pas, dans la mesure où une dureté plus grande augmenterait les chances que le couteau "casse" en cas d'utilisation un peu trop agressive (par exemple, si on s'en servait comme levier au lieu de se cantonner à une utilisation normale, à savoir celle de couper).

Tandis qu'un fabricant de couteaux artisanal pourrait se permettre de traiter une seule lame à la fois, et prendre tout le temps nécessaire pour obtenir un résultat final proche du parfait, les industriels traitent leurs couteaux par lots complets, ce qui est beaucoup moins onéreux. Ces derniers - parce qu'ils ne peuvent pas tester un par un les couteaux qu'ils produisent, et traiter à nouveau le lot complet si, par exemple, celui-ci n'atteint pas un indice Rockwell de 58 - ont des tolérances plus grandes, et se contentent de spécifier une dureté allant de 57 à 59 pour du S30V (par exemple).

Ce qui signifie pour le client final, que suivant la société qui réalise le traitement thermique et le lot en question, il pourrait se retrouver avec une lame S30V de qualité optimale, ou une qui avoisine cette qualité à 1 ou 2 points près sur l'échelle de Rockwell. C'est là qu'on voit bien que la dureté n'a pas beaucoup à voir avec la qualité de l'acier, mais plutôt avec le traitement thermique particulier qu'a subi le couteau.


Le Spyderco pliant Military EDC


Mythe n° 4 - Le tranchant de type "X" est le meilleur


Le fait de dire, et de penser, qu'un certain type de tranchant est celui qui nous convient le mieux est une chose. Mais de là à clamer haut et fort que ce type de tranchant est le meilleur pour tout le monde, dans toutes les situations, c'en est une autre...


Casser le mythe : Pourquoi ce n'est pas vrai :


Nous sommes des êtres de chair (pour ne pas dire des sacs à viande), et par conséquent, nous avons tendance à croire que notre façon personnelle de faire les choses est la meilleure façon de faire les choses. Pour ce qui est du tranchant des couteaux, un tel sujet déchaîne les passions dans les forums survivalistes qui se veulent "pros". Le fait est que même si on possède certaines préférences personnelles, la simple honnêteté serait de constater que chaque type de tranchant peut et fait un excellent travail par rapport à d'autres suivant le type de tâches qu'on lui confie.

Les différents types de tranchants
Par exemple, je n'aime pas beaucoup les tranchants concaves. Je préfère des lames plus épaisses, ceci de manière à toujours avoir la possibilité de transformer mon couteau en une super trancheuse ou pour des travaux plus "durs".

(Ci-contre : n° 1 - tranchant concave, n° 2 - plat, n° 3 - sabre, n° 4 - ciseau, n° 5 - biseau double, n° 6 - convexe)

Cela dit, un couteau doté d'un tranchant concave va accepter un affûtage rasoir beaucoup mieux que n'importe quelle autre lame. Un tel tranchant est généralement plus fin, beaucoup plus "maigre" que le tranchant habituel d'une lame plate ou convexe, et cela va forcément se manifester lorsqu'il va s'agir de donner la dernière passe pour l'affûter.

Des bords plus étroits rendent les premières coupes plus faciles, du fait de l'absence de coincements. A l'autre bout, là ou les bords rejoignent la partie charnue du couteau, un tranchant concave aura tendance à former une coupe en forme de T, ce qui peut être assez frustrant lorsqu'il s'agit de couper des pommes de terre ou du carton épais.

Nous avons tous nos préjugés, mais sachons admettre qu'à chaque travail particulier correspond un couteau (ou du moins un tranchant) lui aussi particulier : un  grand couteau de chef à tranchant plat pour couper des légumes, un convexe épais pour tailler du bois, un profond concave pour un rasoir. Ils ont tous leur utilité !


Le Condor Bushlore


Mythe n° 5 - Les aciers inoxydables : tous les mêmes et pas bons


C'est le pire et le plus frustrant de tous les mythes à essayer de mettre en pièces, dans la mesure où c'est celui qu'on entend le plus souvent.


Casser le mythe : Pourquoi ce n'est pas vrai :


L'acier inox N'EST PAS INFÉRIEUR à l'acier carbone, contrairement à ce qui peut être dit sur internet. La grande majorité des aciers dont sont faits les couteaux qui conservent longtemps leur affûtage sont des aciers inoxydables, par exemple les CPM-S90V, CPM-S110V, et Vanadis 23. Dans le même ordre d'idée, "inoxydable" ne veut pas dire faible ou fragile. L'acier INFI, qui est plus ou moins un acier inoxydable, est particulièrement dur, comme peut l'être un 440B avec un traitement thermique approprié. Le 12C27 qui est utilisé par Mora pour toute sa gamme de lame inox est aussi très dur.

Juger de la performance d'un acier en se basant seulement sur sa capacité à résister à l'altération est faire preuve d'une grande ignorance. Ce qu'il faut regarder, ce sont les différentes teneurs de l'alliage, le traitement thermique, et la dureté finale pour pouvoir déterminer quel est l'acier qui nous convient le mieux. Et surtout ne pas faire l'erreur d'amateur qui consiste à juger un couteau sur le fait qu'il soit ou non en acier inox.

D'autres articles à suivre seront consacrés à la meilleure manière d'aiguiser un couteau...

30 commentaires:

  1. Tout couteau peut se casser quelque soit son prix ou sa finition si l'on fait n'importe quoi avec.
    Un bon couteau de survie est celui qui vous est "bien" en main et que vous savez manipuler pour lui assurer une longue vie c'est à dire ne pas lui demander ce pour quoi il n'est pas fait comme vous servir de marche-pied, utiliser la pointe comme un tournevis... etc.
    Nous utilisons des Mora classiques, ils sont d'une qualité excellente et d'un tranchant remarquable. je dis "des" car, vu le prix, nous avons qui "trainent" dans la cuisine, l'atelier, la pièce à vivre, les BOB, le sac de rando. Ils ne sont pas effectivement très esthétiques avec le fourreau en plastique mais ce n'est pas ce que nous leurs demandons en priorité.
    Manipuler un couteau pour le respecter s'apprend avec la connaissance de l'outil (comment est-il fabriqué, la longueur de la soie, l'épaisseur,...) puis par la pratique de son utilisation quotidienne.
    Et puis, avoir un couteau trop chère risque de vous empêcher de vouloir vous en servir.

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  2. C'est paradoxal et ça vaut pour tous les équipements: beaucoup veulent du matos à 50 000 Euros et en même temps ne jurent que par la dotation mili qui, par définition, est fabriquée en masse pour le moins cher possible (C'est l'Etat qui raque) et parfois de qualité ou d'utilité discutable (C'est l'Etat qui fair le cahier des charges).
    Le milieu du survivalisme pêche aussi par le fait qu'il montre ce que les gens pourraient avoir alors qu'ils devraient regarder ce qu'ils ont déjà. Pourquoi? Ben parce que c'est perçu comme un loisir alors c'est le mode de vie de nos grand-parents qu'on aurait dû continuer à suivre.
    Pour ma part, la plupart de mes lames ont été trouvées en jardinerie (sécateur, serpette) car je n'étripe pas assez de monde pour porter en permanence un couteau des troupes de sous-mariniers parachutistes de l'armée khalmouque en acier mécouï.
    D'ailleurs pour tuer, n'importe quel objet allié au mental qui va bien suffit.
    cc

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  3. il en va des couteaux comme des armes a feu,chacun a son usage,le couteau polyvalent est comme l'alliance de carpe et de lapin :il ne va pour rien de précis ,en fait deux grands usages 1)le couteau de combat dont vous ne vous servirez jamais (une bonne télesco fait l'affaire sans entrainement spécifique)si vous tirez bien avec votre arme de poing et puis le reste , du petit a dépecer au tranchoir qui coupe les os l ,celui qui sera le mieux est celui qui ne perd pas son fil ,facile a aiguiser sans être un rasoir (les rasoirs ça existe et c'est fait pour ça) d'un seul tenant et suffisemment épais pour ne pas casser à la moindre sollicitation ,capable de ne pas se coincer dans un chou chinois qu'il doit couper sans effort surhumain (un bon test) avec un étui d'ou il ne risque pas de tomber par hasard avec fixation à portée de main après c'est affaire de choix esthétique personnel

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  4. Que penser vous du ka-bar usmc comme couteau de bushcraft-outdoor? Et que peut peu on faire avec reelement?

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    1. Je l'utilise depuis 10 ans (version non cranté) il à résisté a l'humidité à la boue au découpe de bois au batonage ect.
      son tranchant est excellent il est vraiment solide...je ne trek plus sans lui, si tu prend un vrai (attention le net fourmi d'imitation va dans une boutique de ta ville cest plus sur) tu le gardera toute ta vie ou presque.

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    2. J'ai 62 ans j'ai un KA-BAR que mon père m'a donné et c’était un soldat américain qui lui avait donné à la libération en 45, a part un anneau de cuir qui a lâchè il y a dix ans ce couteau est encore dans un état remarquable et je peux te garantir qu'il en a vu de toutes les couleurs et comme il est dit dans l'autre réponse surtout a acheter chez un coutelier

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    3. Je suis coutelier forgeron et je ne peux que confirmer votre article, la forge est utile quand la matière première nécessite un gros travail de transformation (acier de récupération ou sections épaisses) pour le tranchant, chaque couteau pour chaque usage, on ne peut couper un arbre et découper du poisson avec la même lame. J'ai parfois des clients qui me commandent des couteaux dessinés par eux même, recherchant la forme la plus polyvalente possible. Résultat moyen et mauvais gout assuré.
      Le trempe qui conditionne la dureté n'est pas à prendre à la légère non plus, plus ça coupe et plus c'est cassant, pas de machettes ou d'épées à 65 rockwell...

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  5. Cet article est paru le lendemain de mon achat du livre « survivre avec un couteau » de Bob Holtzman aux éditions Marabout.

    Après l’avoir lu petit critique littéraire.
    C’est un livre utile et inutile en partie.

    Utile pour les raisons suivantes :
    - Il parle de l’utilisation des couteaux mais aussi des haches.
    - Il présente les différents types de couteau en fonction de leur (s) destination (s) pratique. Quel type de couteau pour quel travail.
    - Il démystifie aussi certains types de couteaux (à manche creux pour kit de survie, papillon, etc.) justes bons pour la décoration ou pour se croire dans west-side-story.
    - Il présente leurs qualités et leurs défauts en fonction de la forme de la lame, du tranchant, de la soie, du système ou non de fermeture, etc.
    - Il apprend comment aiguiser un couteau.
    - Il apprend comment s’en servir, en particulier comment « bâtonner », sans risquer de se blesser.
    Idem pour les haches. Je recommande vivement ce chapitre sur cet outil fort utile mais aussi complexe à maitriser pour éviter l’accident.

    On se rend compte en terminant cette partie qu’il est difficile d’acheter un couteau sans savoir ce que l’on veut en faire, voir sans l’avoir eu en main.
    Pour prendre l’exemple du Ka-bar USMC dont parle Clarkus Lauss dans son commentaire du 04/09 à 11H06, le type de lame « Bowie » présente sur ce couteau destine la pointe pour la chasse car la lame bien que fragilisée par sa découpe pénètre avec force et précision tandis que la partie arrière est plus destinée a couper du bois ou des articulation comme une lame « classique » à dos droit et fil courbe plus solide de la pointe.

    Cette partie utile représente 100 pages sur les 192. Les dessins et photos pour illustrer les conseils de l’auteur sont simples et clairs.

    Inutile pour le reste parce-que voulant aborder tous les chapitres survivalistes « habituels », de la préparation du feu à la chasse en passant par la construction d’un abri ou la fabrication d’un canoë en écorce de bouleau, 92 pages c’est carrément plus que succinct.

    Au final, pour un prix de 15 E, c’est un livre néanmoins utile pour acheter couteau et hache ou identifier la destination des couteaux que l’on possède déjà tout en apprenant à se servir de ceux-ci en toute sécurité.

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  6. Merci pour ces infos j'ai reperé quelques couteau qui m'interesse comme egalement le kukry qui serai une alternative a la machette apres a moi de savoir quel utilisations pour quel couteau et dans quel kits... d'ou l'utilité du livre... merci un ami coutelier peu aussi m'apporter quelques réponses et m'initier a la coutelerie un domaine ou je suis novice

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    1. D'experience je peux dire que trouver LE kukri qui vous convient bien est difficile. Personellement mon prefere est le KaBar, ils me va parfaitement dans la main, et sa masse se balance impec. (au passage deception avec le KaBar cutlass, une repartition un poil differente et flop). J'ai aussi un Fox, trop lourd a mon gout, et un petit FKMD qui est pas mal non plus, sa legerete le rend plus proche d'une arme que d'un outil.
      Cordialement, Hugues

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  7. J'ai un couteau que j'ai acheté 18 Euros, il fait parfaitement l'affaire.
    Pour répondre à Coutellerie Möjllnir, j'ai vu un reportage sur la forge d'une épée Viking la "Ulfberht" un travail fantastique, je peux comprendre que ce travail mérite salaire.

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    1. C'est clair que si on se lance dans les aciers dis composites, qui allient souplesse et tranchant redoutable, c'est du boulot !

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    2. Salut à toi , et à vous autres.!

      ( Salut veux dire , beni sois tu / beni soit ta journée / bonjour .. Salam , shalom , salut , salve , sauver , avé , même origine )

      Bref , oui j' ai vu aussi ce docu sur l' épée Viking , mais ils sont passé à côté du Damassé , que les Vikings ( enfin , certain forgeron ..) savaient encore faire ..

      Alors si le Cœur t' en dis , il y avait un site = " Nippon To " , sur cet acier replié / damassé

      On a gardé le terme " Damassé " depuis les croisades , car mis à part certains Vikings , les Européens avaient perdu cette technique du repliage de l' acier , les Arabes eux non = Saladin aurait coupé 1 drapeau flottant au vent , ( mais d' autre disent que c' était un cousin ! ) , avec son épée damassé , impressionnant les Croisés ..!

      On prêtait à cet Acier des pouvoirs surnaturels .! car les armures n' y résistaient pas .!!

      Les meilleurs lames au Monde ont jusqu' à plus de 2 Millions de couches de métal superposées & ressoudées à l' enclume & au marteau ..!

      Ce sont les " Nippon To " = lame nippone

      Pas mal d' explication sur le site du même nom ..

      Mais une telle Œuvre d' art , on se la procure en pleine holocauste de Zombie , dans un Musée .!!

      Ou sur commande , toujours au Japon pour avoir les meilleurs !! Mais seulement avec 300 à 600 Milles couches et pour le Prix fort ...

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    3. PS : j' ai 1 bonne bayonnette de AK 47 , pour 20 Euros depuis la Slovakie..!

      L' étui aussi est important , celui que j' ai avec , posséde des " sectionneur de grillage " & surtout il est rigide !! Très bien pour ne pas se blésser en cas de chute etc ..!

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    4. PS' = l' acier damassé des épées est aussi en " Composite " , conférant souplesse et dureté , de plus il opère un trempage dit " selectif " du fil de la lame , grâce à de l' Argile !! cela n' ajoute que plus de beauté à ces Œuvres d' Art

      Il y a 1 Pays en Asie , qui fait de très bons & beau Damassé , et on peut voir une lame découpé Net dans toute sa largeur de gros pots de peinture en fer ..
      Cela pour qques 2/3 Milles Euros ..

      L' Argile qui soigne bien des maux !!! ( Entorse , plaies , intoxication alimentaire , empoisonnement etc ..)

      Voilà , je pense qu' il n' y aura pas de PS" ;)

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  8. En lisant l'article, je n'ai pas pu résister : j'ai nettoyé à l'alcool mon vieux Laguiole de 30 ans en acier 440, j'ai glissé une goutte d'huile dans l'articulation de la lame et celle du tire-bouchon, et il est tout neuf.
    La corne est satinée, les clous de laiton scintillent, l'acier brille joliment, une merveille.
    Ce n'est pas pour rien que les fabricants d'outils chirurgicaux utilisent l'inox, 440 et autres nuances : il se tord sans casser, garde le fil, reste dur en surface malgré sa résilience, supporte la stérilisation ( 1h30 à 170º).
    Je ne vois vraiment pas pourquoi on lui a donné cette mauvaise réputation.
    Le seul reproche qu'on pourrait faire à ces lames, c'est l'aiguisage qui n'est pas facile : pierre à huile à grain fin et huile de coude, je n'ai pas trouvé d'autre moyen.
    La lame de mon vieux couteau a déjà perdu 2 mm de largeur, mais elle coupe parfaitement le saucisson le plus sec.
    Pour l'instant ça suffit, mais dans l'avenir il me faudra autre chose, c'est sur.
    Longue vie à ce blog si utile.

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  9. mon cher Serge Acquoix pour ma part j'utilise pour toutes sortes de choses un Opinel que je tiens de mon père ( j'ai 65 ans) il est comme neuf , la façon d'affuter celui ci et tous les outils tranchants; couteau, hache, faux, rabot, ciseaux à bois etc. et primordiale
    Etant métallurgiste de formation je suis 100% d'accord avec ce qui a été dit sur les aciers et les traitements thermique

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  10. Merci pour cet article simple et efficace avec les compléments d'information précise dans vos commentaires : voilà un domaine qui n'est jamais traité à fond et effectivement chargé d'à priori toxiques ! Babette
    J'en profite pour signaler à tout survivaliste ayant potentiellement cherché à me joindre que j'étais en panne de net ..... ce truc étant vraiment à la fois pénible et révélateur de ce à quoi tient notre communication

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  11. étant forgeron coutelier depuis 25 ans , adepte de la survie en milieu forestier , je préfère de luin l'utilisation d'un bon campknif forgé par mes soins , je part du principe que l'on peu faire avec un gros couteau ce que l'on peu faire avec un petit , l’inverse me semble peu probable, essayez de monter un campement avec un mora ? à priori s'il faut couper des arbres d'une section de 10cm et plus ? de plus un bon gros campknif même en milieu urbain, sera une arme redoutable pour repousser d'éventuel agresseurs , sa taille sera très dissuasive , contrairement à un petit couteau , un grand couteau et également un outil de frappe très efficace , pouvant dans certains cas remplacer une petite hache , pour ce genre de grand couteaux, j'utilise des aciers ressort , car il possède une résilience exceptionnel que n'a pas un acier inox , j'utilise divers aciers , notamment les inox, et oui j'ai constaté que certains ne garde pas la coupe aussi longtemps que les aciers dit au carbone , comme sité très justement précédemment , il faut savoir ce que l'on veut faire avec son couteau. J'ai également constaté que beaucoup de couteaux industriel cassait au niveau du début de la soie , cela indique de mauvais traitement thermique , en l'occurrence le revenu pas respecté , angle du début de la soie trop vif donc zone fragilisée au départ , ceci n'est que mon point de vue , mais commenté avec mon humble expérience personnel . J'aime se site de survivaliste , car j'y vois beaucoup de réalisme , cela entre en résonance avec mes plus profondes convictions . Salutations à tous

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    1. +1
      Pour le campknife, c'est histoire de gout. machette et tomahawk sont mes préférés...
      Jeff5

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    2. Bien entendu que c'est une affaire de gout , j'exprime le mien sans plus , au risque de me répéter, je parle de suivie en milieu forestier , la ou le campknife excelle , j'ai 59ans et roulé ma bosse en tant qu'aventurier -baroudeur , chasseur, en Amazonie , Asie du sud- est , et surtout en Australie, je me suis mis volontairement ou non dans des conditions extrêmes, et c'est la que j'ai pu constater l’efficacité d'un tel couteau, j'avais également une machette , vite bondonnée pour le campknife parce que limitée dans son utilisation , trop légère trop souple , pas assez de masse , inefficace pour dépiauter un animal .

      Claude

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  12. Que penser vous du dernier couteau Gerber (utlimate pro) comme couteau de chasse ?

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    1. Bonsoir.C'est un bon couteau comme un Mora classic a 20 euros . Le Gerber est une copie d'un cold steel SRK qui lui est une valeur absolue pour moins cher . Si ça répond a ta question Ben ^^

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  13. Bonjour a tous .
    Pour moi un bon couteau c'est un couteau qui s'aiguise facilement avec n'importe quelle cailloux pouvant faire office de pierre a affuter . Si il faut se trimballer , en cas de coup dur , avec tout un attirail ( quand bien même que cela ne prend que quelques centaines de grammes ) juste pour réaffuter ce couteau ( pour éventuellement bouffer ) , cela me dérange un peu . C'est pour cela que j'aime bien le XC75 ou le XC90. ( acier de l'opinel si je ne m'abuse) ....Ca s'oxyde certe mais ca se nettoie aussi !!! J'ai aussi une préférence pour les lames fixes a soie pleine .... peu discret mais beaucoup plus solide qu'un pliant .... Bref ce sont mes préférences !!!

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  14. Il y a tout un tas de modèles Ka-bar. Lequel prônez vous ?

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  15. Hello
    Anecdote sur le " KABAR " , dont l' origine est tiré d' un trappeur qui envoya 1 lettre , bien reçu mais abimé , dans laquelle il expliquait à la Maison-coutellerie où il avait achetait son couteau de chasseur trappeur =
    " ...& I' Kill a Bear with your Knife ... " seulement , sa lettre illisible à cause des intempéries & de la poste d' antant , on pouvait juste lire ..K..A..B.AR..
    & c' est restait pour devenir Le Kabar ..
    1 P'tit ;) à une " True Story " comme on les aime ..!

    ( ..ça me fait penser qu' il faudrait pas que je rate le film avec Di Caprio dans le rôle d' un sacré " Bad Hass " de trappeur de true story aussi .... )
    Dave

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  16. Bonjour,
    pour ma part le couple Hache Wetterlings (dureté Rockwell de 57-58 HRC) et extrema ratio ontos avec sa lame de 6.3mm Acier Böhler N690 (54HRC) me semble etre un bon choix.

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  17. Article super interessant. Merci. Je croix que je vais le republier sur mon site si tu m'autorise!

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    1. Pas de problème à condition de mentionner la source et le lien vers l'article original. Merci

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