11 juillet 2016

Quelques mythes relatifs à la survie (1)

On peut voir de plus en plus de gens porter un bracelet de paracorde autour du poignet, et parler de survie à propos du dernier film ou de la série vue à la télé, ou de ce qu'ils ont pu lire à droite et à gauche.

Mais ce que les médias transmettent ne reflète généralement pas ce que la vraie survie nécessite, et c'est ainsi que naissent les mythes.

Suivant le contexte, certains peuvent se révéler particulièrement dangereux, et il est indispensable pour le survivaliste de connaître les principaux, afin de ne pas succomber lui aussi aux sirènes de la désinformation...



Bien que les médias, du moins les bons, pourraient avoir un impact positif sur le nombre de gens qui se préparent, il va sans dire qu'un téléspectateur ordinaire aurait bien des difficultés à survivre dans un scénario de chaos, que celui-ci soit la conséquence d'un désastre naturel ou engendré de main d'homme. Si les gens continuent à développer un faux sentiment de sécurité tel que celui qui est entretenu à dessin dans le seul but de les divertir, alors il ne fait aucun doute que l'immense majorité périront au cas où un scénario de ce genre viendrait à se produire.

Si vous discutez avec des personnes ordinaires qui pensent être un minimum informées à propos de survie, vous pourrez vous rendre compte qu'il y a un certain nombre de mythes qui leur ont été inculqués. Ces gens-là y croient et ne se posent même pas la question de savoir s'ils sont vrais ou faux. Ils pensent que le moment venu de les mettre en pratique, ils seront prêts, et que ces connaissances leur sauveront la vie.

Cet article à donc pour but de revisiter quelques-unes de ces " règles de survie ", et donner aux lecteurs de Survivre au Chaos une chance supplémentaire de passer au travers d'une situation d'urgence en évitant de les suivre...


Mythe 1. Du feu ? pas de problème !


La plupart des gens pensent que faire du feu est une chose évidente et facile, y compris dans un environnement inconnu. Cela pourrait être vrai si vous avez un briquet dans votre poche ou encore quelques allumettes, mais sans ces choses-là, entre autre, vous allez apprendre de la manière dure que ce n'est pas vraiment le cas. Frotter deux bâtons ensemble ne marche pas aussi bien que dans les films, et le feu par friction, tel qu'on l'appelle, est tout sauf évident.

Les survivalistes aguerris savent que démarrer un feu sans le matériel approprié est une tâche dantesque. Cela prend du temps, et, plus important encore, cela demande beaucoup de patience. Il existe de nombreux facteurs qui entrent en ligne de compte, tels qu'avoir les bons équipements sous la main, l'humidité de l'air, l'expérience, et ainsi de suite. Même les aborigènes qui ont pourtant une expérience millénaire emportent toujours leurs instruments dans leur besace, car ils savent très bien que le feu par friction ne se fait pas avec les premiers morceaux de bois venus.

Faire du feu sans les moyens modernes est une compétence qui prend du temps à être maîtrisée, et vous ne devriez jamais partir du principe qu'une telle chose est évidente dans une situation de survie. Si vous voulez rester en vie lors d'une nuit glaciale, alors il vaudrait mieux que vous ayez sur vous en permanence les outils nécessaires pour allumer un feu.




Mythe 2. Il faut d'abord manger pour rester fort


Nous sommes une génération qui mange plus de trois fois par jour, et nous sommes programmés pour considérer la nourriture comme une priorité. Cela pourrait être vrai dans la vie courante, mais lorsqu'on dans les bois ou dans un scénario d'urgence, manger ne devrait être envisagé qu'après avoir pris soin de toutes les autres tâches relatives à la survie.

Trouver de l'eau et pouvoir la purifier est ce qui vient en premier. L'aménagement d'un abri et le démarrage d'un feu pour préserver de l'hypothermie sont les deux choses importantes qui viennent ensuite, et qui nous garderont mentalement prêt à affronter ce qui pourrait arriver après. Ces tâches capitales devraient donc être accomplies avant même de penser à se remplir le ventre ! Les humains sont capables de survivre des semaines entières avant de réellement mourir de faim. Même si votre estomac vous souffle des instructions divergentes, vous ne devriez pas les suivre mais au contraire rester concentré sur vos priorités.


Mythe 3. L'hypothermie arrive seulement dans les climats froids


C'est peut-être le mythe qui entraînerait le plus de morts " naturelles " dans un scénario de survie. On ne peut être plus dans l'erreur, et il existe de nombreux facteurs qui peuvent faire de l'hypothermie une dure réalité. Un environnement humide, un vent soufflant, une élévation suffisante... Il n'en faut pas plus. De telles conditions peuvent être trouvées à peu près partout, et il importe peu que vous soyez dans les ruines d'un immeuble ou en pleine forêt.

Pour rester en vie, vous devriez respecter une règle simple : Rester sec et au chaud. C'est tout ce qu'il faut pour empêcher la température corporelle de chuter à un niveau dangereux pour l'intégrité physique. Ayez toujours un poncho lorsque vous partez en vadrouille, séchez les vêtements qui pourraient être humides, ajoutez une couche isolante entre vous et le sol, faites un feu, etc. Toutes ces mesures vont vous permettre de conserver une température corporelle acceptable, et vous vivrez un jour de plus. Il n'est pas besoin de neige et de glace pour amener l'hypothermie, et elle peut arriver dans n'importe quel environnement.


Mythe 3. C'est de l'eau courante, donc potable


C'est un de ces mythes qui se transmettent de génération en génération. Nous pensons souvent que si c'est de l'eau qui court, par exemple celle d'une jolie rivière de montagne, alors elle est forcément propre et potable. Ce n'était pas vrai il y a des décades de cela, lorsque la pollution n'était pas vraiment un problème, et ça l'est encore moins de nos jours. En fait, boire à ce genre de source consiste pratiquement à jouer à la roulette russe.

Dans la nature, il y a de grandes chances pour que vous ne puissiez pas trouver d'eau naturellement potable. Après avoir marché pendant des heures en plein soleil, le bruit d'une rivière pourrait vous tenter... Pourtant, vous devriez absolument résister à la tentation d'y épancher votre soif. Des bactéries, virus et autres parasites peuvent se cacher même dans les eaux les plus cristallines. Tous ces organismes aquatiques pathogènes attendent patiemment de s'introduire dans votre corps, et d'y créer des problèmes éventuellement mortels.

Si vous buvez de l'eau non filtrée et non traitée, vous finirez probablement avec des problèmes de diarrhée, vomissements ou nausée, dans le meilleur des cas. Ce sont des symptômes que vous devez absolument éviter dans une situation de survie parce qu'ils peuvent mener à un effondrement physique. Vous devriez purifier l'eau dont vous avez besoin, y compris celle pour vous laver la figure. Pour éviter de tels désagrément, il est indispensable de toujours emporter avec soi un filtre à eau ainsi qu'un moyen de purification tel que des pastilles d'iode, d'argent ou de chlore.

Sachez aussi que l'ébullition est un bon moyen pour tuer LA PLUPART des bactéries et autres contaminants. Cependant, vous devez savoir que bouillir l'eau ne va pas tuer tout ce qui s'y trouve et qu'elle ne sera pas sûre à 100 %. Ce n'est pas pour rien que des sociétés comme LifeStraw et d'autres dépensent des millions chaque année pour mettre au point des filtres. Si votre seule option est l'ébullition, alors ce sera toujours mieux que rien, mais dans l'absolu, il faut savoir que cela ne garantira pas une totale sécurité.





Mythe 4. Les plantes sauvages vont me nourrir


Penser que vous allez pouvoir ramasser des plantes sauvages au détour de vos promenades, et qu'elles vous permettront de survivre, est un vœu pieu qui se révélera une erreur fatale le moment venu. La grande majorité des plantes sauvages ne sont pas comestibles ou vous rendront malade à crever si elles ne vous tuent pas, et ce, même si elles paraissent sympathiques à première vue.

On entend beaucoup de survivalistes parler à propos de collecte dans les bois, notamment des champignons. Sachant que des espèces a priori comestibles comme les morilles peuvent causer des empoisonnements mortels, sans parler des autres. La collecte est une expertise qui demande des années de pratique, et même des personnes très expérimentées peuvent faire des erreurs lorsqu'il s'agit de sélectionner les bonnes espèces. Le livre que vous avez prévu d'emporter avec vous ne vous rendra pas infaillible ; Les erreurs peuvent arriver, et vous devriez toujours éviter de manger une chose dont vous n'êtes pas sûr à 100 % qu'elle est effectivement comestible. Il vaut mieux rester affamé et en bonne santé plutôt que d'avaler de la nourriture qui va vous tuer.

Par ailleurs, et à moins d'avoir des protéines animales à vous mettre sous la dent, vous ne récolterez jamais assez de calories végétales pour vous nourrir suffisamment, et notamment satisfaire vos besoins énergétiques si vos dépenses physiques sont élevées. Les protéines végétales sont un complément ; Elles vous permettront de survivre seulement si vous n'avez pas à lutter pour vos autres besoins fondamentaux, à savoir l'abri et le chauffage, ou si vous n'avez pas à produire des efforts physiques prolongés.


Mythe 5. Sucez le venin d'un serpent ou d'une araignée et vous survivrez


Le venin d'un serpent ou d'une araignée va pénétrer votre flux sanguin presque immédiatement après que vous ayez été piqué. Au cinéma, on voit parfois le héros faire un X au couteau sur la blessure, et sucer le poison pour gagner un peu de temps. C'est probablement la pire des choses à faire. Au lieu d'en gagner, vous allez perdre un temps précieux que vous auriez pu utiliser à faire des choses susceptibles de vous sauver, comme par exemple appeler les secours si toutefois ils sont disponibles.

C'est un mythe particulièrement coriace dans l'esprit des gens. Ils ignorent que le venin résiduel qui subsisterait autour de la piqûre pourrait sérieusement affecter votre bouche et vos lèvres. Pire que cela, si vous veniez à l'avaler, votre système interne serait lui aussi affecté et vous réduiriez d'autant vos chances de survie. Au lieu de vous charcuter et d'expérimenter les âneries que l'on voit dans les films, vous devriez rechercher l'assistance d'un professionnel aussi vite que possible.

Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas que la seule solution viable en cas de morsure de serpent est de poser un garrot que l'on desserrera à intervalle régulier, de manière à ralentir au maximum la remontée du venin vers le cœur. Bien entendu, il faudrait bouger le moins possible, pour ne pas activer la circulation sanguine.

Sachez que si vous n'avez pas d'antivenin et que vous êtes loin de tout, il restera le charbon de bois qui est un extraordinaire antidote en cas d'empoisonnement, quel que soit son origine, depuis les champignons vénéneux jusqu'à la strychnine en passant par les bestioles. Si vous avez fait du feu la veille ou que vous passez par tout autre endroit pouvant abriter du charbon, réduisez celui-ci en poudre et absorbez-en 50 grammes dans de l'eau, à renouveler toutes les deux heures si nécessaire.

Suivant les endroits que vous comptez traverser et la nature des périls, il pourrait être particulièrement judicieux de glisser dans votre sac à dos une boite de charbon activé, en prévision des imprévus. Ce pourrait être votre seule planche de salut ! Si vous ne l'avez pas prévue et que vous êtes dans une zone à risque, alors il serait judicieux de vous constituer une petite réserve de charbon au fil des jours, que vous garderez avec vous.


Mythe 6. La chasse et la pêche vont me procurer de quoi manger


La plupart des gens vont penser que les animaux et les poissons existent en grand nombre dans la nature, et qu'ils attendent juste qu'on les prenne. Même si Rambo arrive à bricoler un épieu avec son couteau et se faire un cochon sauvage au passage, suffisamment pour lui procurer une large quantité de bacon, cela ne signifie pas que vous aurez le même succès une fois dans les bois. D'abord, il convient de séparer les faits de la fiction, et deuxièmement, la chasse et la pêche nécessitent de la pratique ainsi qu'une connaissance étendue si vous voulez vraiment en tirer votre subsistance.

Même avec la plus sophistiquée des armes de chasse ou des lignes de pêche, se dégoter un repas n'est pas une chose facile. Devenir un chasseur ou un pêcheur hors pair demande une sacrée pratique, même en étant équipé avec tout le matériel que l'on pourrait imaginer. Comment pensez-vous que les choses vont se passer pour vous si vous êtes pris à l'improviste dans une situation de survie, et que vous n'êtes pas préparé ?

Vous devez étudier votre région en particulier, le gibier que vous êtes susceptible d'y trouver, la manière de le capturer et surtout, celle de le préparer pour la consommation. Si vous voulez améliorer vos chances de survie dans les bois, vous devrez apprendre à poser des pièges, ainsi que des filets ou des enclos de confinement pour les poissons. Même avec toute cette connaissance, les chances pour que vous fassiez un bon repas pourraient très bien ne jamais se présenter.




Mythe 7. J'ai lu tout ce qu'il fallait lire et donc je suis prêt


Regarder " The walking dead ", lire des livres et des magasines ou passer des milliers d'heures sur internet à la recherche d'astuces concernant la préparation et la survie, ne servira à rien si vous n'êtes pas suffisamment curieux pour tester ce que vous aurez appris. La meilleure façon de se préparer reste l'expérience, et c'est seulement en expérimentant la connaissance accumulée que vous pourrez découvrir ce qui marche pour vous, comment vous pouvez améliorer vos compétences, et, ce faisant, apprendre de vos erreurs. Vous devez être en mesure de distinguer les faits de la fiction si vous voulez survivre dans un scénario d'apocalypse, et vous devriez toujours tester les informations que vous recevez.

Si vous ne mettez pas en pratique ce que vous aurez appris, vous allez vous briser rapidement aussi bien physiquement que mentalement dans une vraie situation de survie. Votre meilleur outil est votre cerveau et vous devriez savoir comment l'utiliser et développer l'état d'esprit d'un survivant. Je ne dis pas qu'il vous faudra devenir un expert ou un survivaliste hors pair, mais vous devriez au moins avoir l'intelligence de chercher des solutions alternatives aux problèmes que vous pourriez rencontrer lors d'un scénario de crise.

Les mythes relatifs à la survie listés dans cet article peuvent être facilement démystifiés, et vous devez questionner toute chose avant de la considérer comme un fait acquis. Bien sûr, il en existe d'autres, et nous aurons l'occasion d'y revenir. Dans tous les cas, il ne tient qu'à vous de les analyser ou de les suivre aveuglément. Le moment venu, il sera trop tard pour apprendre à distinguer les faits de la fiction...

17 commentaires:

  1. bonjour a tous ,la désinformation n'est pas à mon sens délibérée ,c.a.d. faite avec la volonté d'induire en erreur ceux qui y croient.Il s'agit plutôt de sociétés ou d'individus vèreux flairant une bonne affaire commerciale et se moquant pas mal de l'efficacité de leurs produits;je pense au paracord ,essayez de grimper 15 mètres avec cette ficelle à gigot,avez vous vu un seul grimpeur utiliser cette chose dans les Drus ?,de même si vous n'investissez pas dans les métaux précieux ayez au moins un stock de briquets et pourquoi pas une bonne loupe ! c'est pas cher , léger et avec un peu de soleil ça fonctionne très bien et vite.Il n'est pas inutile de faire des sorties avec des clubs mycologiques et d'herboristes et plutôt avec les seconds, parce que les champignons il n'y en a pas toute l'année et apprendre que les solanacées en général (pommes de terre ) sont toxiques crues,quant aux morilles quand on en ramasse 50kg tout les deux ou trois ans ça fait pas beaucoup (une fois sèches) de repas et effectivement jeter l'eau de première cuisson si on les mange fraiches et surtout ne pas confondre avec la gyromitre mortelle.En fait , et Pierre a mille fois raison , seule l'expérience individuelle et l'apprentissage des savoirs anciens auprès des anciens possède une partie de la vérité que les I pad et les "clouds" ont effacé

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  2. La seule utilité que je trouve a la paracorde c'est pour attacher un fagot de bois au sac a dos, ou suspendre son gigot en haut d'un arbre, de la a sauver une vie ... idem que janus2a j'imagine pas l'état des mains a grimper sur un string, en admettant qu'elle supporte le poids.
    Pour faire du feu c'est déjà assez complexe avec le barreau de magnésium, alors en frottant 2 bâtons, j'essaierai avec la méthode de l'arc pour me faire une idée...

    Merci pour l'article Pierre :)

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  3. Perso, j'ai toujours trouvé la randonnée en montagne comme étant une très bonne école. On finit toujours par se perdre dans le brouillard, à marcher 6-10h sous la pluie, à dormir sous une bâche, à subir le vent, le froid, la faim, à perdre les points de topo d'une carte...
    Le moral est souvent sous estimé... Mais comme pour une armée, le moral individuel et collectif, le Spirit comme disent les anglais, compte énormément. Garder la tête froide mais aussi avoir le sourire est essentiel.
    Il est d'ailleurs, très utile dans un groupe d'avoir ce genre de personne positive qui prend les choses du bon côté !

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  4. Contre le venin, j'ai noté cet aspi venin naturel, la "pierre" noire. Je l'ai pas encore testé.

    Pour en faire une :

    Fabrication de pierre noire pour extraire ou aspirer le venin du serpent, du scorpion…
    Technique
    1. Tailler le tibia frais (non cuisiné) d'un bœuf (prendre la grosseur que l'on veut)
    2. Mettre le morceau d'os ainsi obtenu dans une boîte de conserve et fermer hermétiquement
    3. Attacher solidement du fil de fer tout autour de la boîte
    4. Jeter la boîte au feu et la brûler sérieusement pendant 30 mn.
    5. La sortir du feu et laisser refroidir
    6. L'ouvrir ensuite et sortir les morceaux d'os carbonisés.
    7. Les polir/limer Et voilà, votre pierre noire est prête.

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    1. en matière de venins beaucoup (guépes,abeilles,frelons,vive etc etc etc )sont détruits par la chaleur,approcher au plus près du supportable une cigarette allumée (sans cendre) et l'y maintenir ,limite brulure, ça stoppe la douleur et détruit le venin ,si la douleur revient recommencer l'opération , en principe une fois suffit,mais il faut le faire le plus vite possible,deux approches pour une grosse vive suffisent,efficacité garantie,je l'ai testé à plusieurs reprises (deux fois la même journée sur piqure de frelon)

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    2. Jean-Philippe Chippaux, Ismaila Diédhiou, Roberto Stock
      Institut de recherche pour le développement (IRD), BP 9214, La Paz, Bolivie, Institut de recherche pour le développement (IRD), BP 1386, Dakar, Sénégal, Instituto de biotecnologia, Universidad nacional de Mexico (Unam), Av. Universidad 2001, Cuernavaca, Morelos 62210, Mexique

      Mots-clés : médecine traditionnelle, venin
      DOI : 10.1684/san.2007.0076
      Page(s) : 127-31
      Année de parution : 2007

      La pierre noire est utilisée depuis l’Antiquité pour traiter les morsures de serpent et certaines infections locales. Son efficacité clinique est controversée et, dans la mesure où aucune étude clinique n’a pu être effectuée, nous avons entrepris une série d’expérimentations in vivo et in vitro. Quatre méthodes ont été employées après la détermination de la DL 50 de lots de venins de Bitis arietans, Echis ocellatus et Naja nigricollis selon la technique de Spearman-Kärber. Dans une première série d’expériences, nous avons administré 3 DL 50 à des groupes de cinq souris à qui nous avons appliqué la pierre noire à des intervalles de temps variés après l’inoculation intramusculaire du venin. Dans une seconde série d’expériences, nous avons comparé la DL 50 mesurée simultanément dans deux groupes de souris avec et sans application de la pierre noire. Nous avons ensuite réduit la pierre noire en poudre que nous avons mise à incuber avec chacun des venins. D’une part, nous avons mesuré la concentration de protéines dans le surnageant après incubation puis centrifugation pour éliminer la poudre de pierre noire. D’autre part, ce même surnageant a été utilisé pour calculer la DL 50 des trois venins. Malgré une indiscutable adsorption des protéines par la pierre noire, les tests ont tous montré son incapacité à réduire la toxicité des venins in vivo chez les souris. L’efficacité thérapeutique de la pierre noire est en conséquence considérée comme douteuse.

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    3. Ce "truc" du charbon est effectivement utilisé depuis l'Antiquité, avec des résultats contestables.
      On a fait de grands progrès depuis, avec le charbon végétal activé. L'activation consiste à mettre en contact le charbon végétal avec de la vapeur d'eau à 600°C, dans des conditions de pression particulières. La capacité adsorbante du charbon est multipliée par 50, 100 voire plus suivant la matière d'origine.

      Il est utilisé principalement pour réduire les ballonnements ou les diarrhées, mais il a un rôle anti-poison, pour les substance ingérées (sauf contre les hydrocarbures). De mémoire, après ingestion d'un toxique, il faut en ingérer en quantité 50x supérieure.

      Il se vend aujourd'hui en gélules gastrorésistantes de 100-200 mg, mais compte tenu de la difficulté de sa production, il est conseillé d'en faire un bon stock (5 cts/gélule).

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  5. Merci a P.Templar, dela part d'Anonyme.
    je ne peux que confirmer la philosophie generale de cet article : sur le terrain rien n'est facile ,mieux vaut experimenter avant , et meme avec une bonne formation, rien n'est sur.
    le commentaire de nos instructeurs securite /sauvetage / secourisme ( on ne parlait pas encore de survie ! ) nous avertissait que la formation qu'il nous dispensait devait s'accompagner( en cas de necessite ) de sang froid , raisonnement et ils concluaient avec un sourire et un peu d'humour ( ca aide a faire passer le message ) .....de beaucoup de chance !
    stage de formation pour valider notre licence professionnelle au depart et piqures de rappel bi-annuelles durant toute la carriere.
    sur le terrain , en cas de situation , nous aurions eu la responsabilite d'un groupe de personnes NON formees, l'accent etait egalement mis sur la prise de leadership , j'emploie a dessein le mot prise car necessite faisant loi certains principes democratiques elementaires etaient momentanement laisses de cote.
    De plus savoir affronter la "foule", ses mouvements incontroles et hyperdangereux, canaliser l'attention et susciter la collaboration.
    lire la psychologie des foules de Gustave Le Bon peut aider mais je vous assure que faire face aun groupe soudain silencieux qui vous fixe pour lire leur destin sur votre visage alors que l'instant d'avant ils etaient braillards, indisciplines, moqueurs, vous etes deja contents de votre uniforme et du minimum qu'il impose.
    apres, a chacun de jouer selon ses possibilites.
    Peut etre a cause de cette formation ,savoir faire fleche de tout bois certes mais aussi un minimum d'outils ou de materiels en PERMANENCE meme si ma femme rale un peu , peu a peu elle n'en fait plus trop cas.
    je persiste a croire que les personalites se reveleront VRAIMENT le moment venu , qu'un premier tri se fera AUTOMATIQUEMENT , que les groupes se feront pratiquement d'eux memes.
    les groupes deja constitues ne le seront que dans des conditions reputees normales trop ideales pour etre vraies selon moi.
    Mais cela constitue un champ d'observations ideal, riche d'enseignements .
    les lecteurs de ce blog n'ont ils pas quelque chose entre les oreilles......
    je suis content de pouvoir les saluer de nouveau.

    Vianney.

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    1. bonjour à tous, concernant la paracorde, je constate que c'est effectivement une mode, certes pas encore comparable aux bracelets brésiliens qui tombent en désuètude mais j'en vois de plus en plus. bon ce n'est qu'une mode et un bout de ficelle.
      ces derniers jours, l'observation de foules a pu se faire en temps réel, quands à canaliser ses mouvement imprévus, ce n'est pas de la tarte et parfois le meilleur discours ne reste efficace que par la présence d'un gros baton à coté, argument intimidant et rapidement perceptible quands à sa fonction.
      quands au tri automatique et la révélation des personnalités, j'espere qu'elle se fera rapidement le moment venu car les circonstances font parfois que "on s'engage et on voit" (Bonaparte).
      pour l'euro, meme si ça a pèté dans une vingtaine de villes, nous n'avons pas eu droit au carnage envisagé et possible.
      serait ce un répit? ou le calme qui précède la tempète ?
      ma préparation est loin d'etre achevée mais les vacances proches vont me permettre de gerer un petit rassemblement d'invités et la marmaille piaillante, lol ça promet!
      plus sérieusement, j'ai presque fini la phase A (sicherheit) et l'entrainement a commencé.
      bonne préparation à tous ! (Herman Stoss)

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    2. bon... ça à été le calme avant la tempête ^^

      La paracorde est selon moi, un effet de mode.
      J'arriverais pas à l'expliquer clairement, mais il permet également de se sentir un chouia plus en sécurité, car c'est un objet militaire (psychologie sociale... nous ressentons un peu le symbole de se qui est lié à nos objet)

      ... sérieux, à force d'étudier la philosophie et psychologie, jvais me transformer en bureaucrate sérieux...

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  6. Autre aspect non abordé dans l'article est le droit de propriété. Dans ma commune, lors de la révolution française, les habitants faisaient la chasse aux citadins qui venaient voler les châtaignes et les champignons.
    En France, les bois, les champs, les étangs ont tous un propriétaire. Si demain le chaos arrive, les locaux privatiseront aussi les forêts domaniales, les rivières...
    Ils se querelleront entre eux mais seront tous unis face aux étrangers.

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    1. Pour l'anecdote à ce sujet, le ramassage des champignons et des châtaignes ( et autres cultures) restantes après récolte par le propriétaire relève du droit de glane, légalement réservé aux habitants de la commune.

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  7. pour faire du feu... bon, je sais pas si beaucoup ont vu la vidéo de LQC

    https://www.youtube.com/watch?v=qrTKeskL8S8

    OUI, faire du feu en plein été et en plein soleil est asse facile... tan qu'on à le matos pour.
    Perso, le coup des bouts de bois, la seule fois ou j'ai réussis à le faire, c'étais dans le désert (les autres fois, manque de patience)

    Je pense qu'il faudrait, au cas ou, prévoir des minis containers avec le mélange magique polystyrène-essence

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  8. Prenez un fusil, carabine ou n'emporte quelle arme de chasse et restez deux semaine d'hiver dans la foret,avec une tente en essayant de vivre de quoi vous chassez. C'est le moyen le plus sure de maigrir...

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    1. oui celà fait aussi partie des croyances largement répandues,que ce soit en hiver ou été c'est pareil , même en y ajoutant le résultat de la pêche et le ramassage des plantes comestibles vous aurez très faim si vous n'avez pas appris a ne manger qu'un jour sur deux ou trois,c'est aussi un entrainement à faire auquel il faut rajouter l'eau indispensable ,vous ne tiendrez pas sans eau

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  9. Ben oui, y'a 100 ans les paysans savaient se démerder avec peu, de la viande "officielle" une fois par mois! Un vrai repas...par jour et (presque) tout ce qui peut se dégoter en plus c'est du bonus. Aujourd'hui la réalité c'est le virtuel; donc on va pas loin pour survivre. Tout s'apprend; et pas avec 3 manips, entrainements ou sorties. J'ai eu la chance d'avoir un père qui pêchait la truite (au toc) avec du matos de daube, ou à la main; donc il était capable de prendre n'importe quoi; de plus il en connaissait un rayon sur les champis et aujourd'hui je peux me targuer de manger ce que les gens ne connaissent pas parce que les "connus" sont déjà ramassé et comme j'ai pas l'temps d'être pile poil au bon moment, je me contente de ceux là. Quant à la pêche, je ne suis pas mon père; j'en prends du poisson mais faut du temps. Le mieux (com pour la chasse) c'est de pieger, mais c'est verbotten! Alors low profile! Pour vivre heureux, vivons cachés. Je pense qu'il faut jardiner (ce que je fais chez 2 voisins agés qui sont seuls et ont les boules d'avoir un potager inutilisé) et jardiner c'est garder le contact avec la réalité naturelle: on mange pas d'ananas ici et les tomates poussent pas en hiver! Apprendre à faire avec peu: je mesure 1.85 et pèse 73; ça m'empêche pas d'avoir fait Le Puy/Compostelle en 50 jours en dormant dehors pendant Septembre/Octobre avec un sac de 10kg sans l'eau. C'est vrai que l'effort, je le conçois sur la distance, j'suis pas un coureur de 100 m... Ca fait un moment que je regarde plus la TV mais l'ordi pour les zinfos et du you tube genre bushcraft; ben y'a tout et n'importe quoi! De l'amerloque qui fait le commercial pour du matos et se prend pour rambo au russe qui se la pète pas mais assure dans la taïga... D'ailleurs c'est là-bas, au fin fond de l'asie septentrionale que nous aurons le plus de chance pour survivre (à mon avis) si tout fout l'camp mais faudra s'habituer à manger du choux et des navets... Le navet était d'ailleurs le légume roi chez nous avant que Parmentier rapporte la patate chez nous! Je suios loin d'être végétarien mais moi non plus je mange peu de protéines animales et ne mange que 2 fois par jour et souvent qu'une fois, mais une bonne. L'estomac s'habitue vite, le corps aussi. Le sucré est bon mais c'est du leurre, du virtuel si je peux dire. Tout ça n'engage que moi mais je tends à penser que de toute manière, on peut parler politique, géopolitique (j'adore), ce qu'on oublie c'est qu'on est beaucoup sur terre, que l'Ouest consomme quasiment tout mais que les émergents veulent accéder à un peu de ce qu'on considère comme normal... alors ça va pas le faire très rapidement (sur 10/15 ans) On va dans l'mur! Point barre. Salut tout l'monde.

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  10. Re: Vous savez comment on dit un braconnier en Espagnol? (pas un connard de viandard qui fait ça pour remplir le congélo ou faire du fric !), non un braconnier qui "bricole" pour manger, hé bien ils disent un furtivo. Low profile!!

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