28 novembre 2013

Comment se défendre face à une arme à feu (2/2)

Dans une première partie de cet article, nous avions étudié le cas ou l'arme de l'agresseur était en contact direct avec une partie du corps de la victime.

Nous avions donné des solutions adaptées aux divers cas de figure, vidéos à l'appui.

Cette deuxième partie traite de l'hypothèse où le survivaliste victime se trouve à courte distance de l'agresseur, et peut toucher l'arme en tendant les bras.

Nous retrouvons notre expert Vladimir Vasiliev, pour découvrir les solutions qu'il propose dans une telle éventualité...



Comme toutes les fois où l'on se retrouve sous la menace directe d'une arme à feu, il est important de consacrer les tout premiers mouvements à s'écarter de la ligne de tir. Ce n'est que dans un deuxième temps (mais pratiquement simultané lors d'une exécution en vitesse réelle), qu'interviennent les mouvements de dégagement proprement dits.

Ainsi que le laisse entendre Vladimir, il existe de nombreuses variantes quant à la méthode pour désarmer un adversaire qui pointe une arme face à nous. Je vous laisse le soin de choisir celle qui emporte votre préférence...


Option 1


C'est un mouvement assez spectaculaire que l'on voit souvent au cinéma, mais qui, chose n'est pas coutume, fonctionne plutôt bien dans la réalité... Personnellement, je préfère les techniques qui permettent de saisir l'arme de l'adversaire plutôt que de la faire voltiger, dans la mesure où un complice pourrait en profiter pour la récupérer. Mais une telle option mérite d'être connue dans tous les cas. Notez que cette technique peut être utilisée de la même manière si l'adversaire pointe un couteau à la place d'une arme à feu.




Option 2





Option 3





J'aime particulièrement cette technique, qui permet entre autre de récupérer l'arme de l'assaillant sans la faire voltiger. Elle est simple et très efficace. Dans le cas d'un adversaire très costaud, je m'aide de ma main libre pour saisir la partie avant de l'arme (soit la droite à 0'42) par en dessous, afin d'accompagner le mouvement de celle qui effectue la torsion.


Et un petit résumé pour terminer, juste pour le fun, parce que c'est toujours un plaisir de voir à l'oeuvre un véritable professionnel...




Bien qu'impressionnantes au premier abord, dans la mesure où l'on travaille face à une arme à feu, les manœuvres de désarmement ne sont pas plus difficiles à exécuter que les 8 techniques de base étudiées dans la méthode Vunak de défense à main nue. Elles demandent certes un peu de pratique, mais les résultats ne sont pas longs à venir dans la mesure où les mouvements sont simples et naturels.

Dans tous les cas, il est évident que l'on ne pourra désarmer un adversaire que dans la mesure où nos mains peuvent atteindre l'arme qui pointe sur nous. Si l'on est trop éloigné, il faudra alors se rapprocher, d'une manière ou d'une autre. Le moyen le plus efficace est de distraire l'assaillant en lui proposant notre portefeuille, et profiter de la diversion ainsi créée pour s'avancer lentement jusqu'à une distance nous permettant d'intervenir.

Un autre point capital pour toutes ces techniques de défense est de lever les mains à la même hauteur que celle où se trouve l'arme, ceci dans le but évident de raccourcir au maximum le temps de réaction. Ainsi, si l'arme est pointée sur notre abdomen, on lèvera les mains à hauteur des hanches, paumes ouvertes face à l'adversaire, et pas plus haut. Si elle pointe sur notre tête, on les montera jusqu'à hauteur des oreilles.

Vous comprendrez sans doute mieux à présent pourquoi il est impératif de toujours conserver une distance de sécurité de plusieurs mètres avec la personne que l'on menace avec une arme. Gardez cela en mémoire, au cas où les circonstances vous amèneraient un jour à tenir le rôle du méchant de service...

(Les vidéos de cet article sont extraites du DVD "Gun Disarming" de Vladimir Vasiliev)

6 commentaires:

  1. Ces techniques fonctionnent-elles si l'index du tireur est engagé dans le pontet?
    De même, que se passe t-il si le tireur décide de retirer brusquement son arme?
    Encore une fois, ce genre de technique n'est pas une assurance-vie mais une chance (1%, 80%?).
    En tout cas, quand on tient une arme dans un cas analogue, il faut éviter d'être seul et mettre la pression sur la victime.

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  2. Pierre,, elles sont fort mignonnes toutes tes agresseuses !

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  3. A ne tenter qu'en dernier recours, car le risque de se prendre une balle est trop grand.

    Si l'on est certain que le type en face va nous tirer dessus, n'ayant rien à perdre, il FAUT tenter, quoi qu'il en coûte, une technique de désarmement. En utilisant la ruse ci-possible pour approcher au plus près son adversaire.

    Cependant, à défaut d'être persuadé de se faire tirer dessus, mieux vaut ne pas jouer les héros et obtempérer, sous la menace d'une arme.

    D'où l'importance de savoir analyser une situation. ;-)

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  4. perso : tireur sportif - tireur classique et ipsc- métier dans la secu - 41 ans de sport de combat - 15 ans d'enseignement de sport de combat et arts martiaux : il est honteux de placer de telle vidéo en ligne, laissant croire a n'importe qui ; que le désarmement d'une personne est une chose à la portée du premier venu. Venant de ce site comme d'autre. Cela me fait penser aux livres vendus dans les années 50 (j'etais pas né) du genre : devenez ceinture noire en dix leçons.
    BUX

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    1. Parce que vous croyez vraiment qu'il faut 41 ans de pratique de sport de combat avant de pouvoir prétendre désarmer une personne ? Il est tout aussi honteux de laisser croire une telle chose aux lecteurs de ce blog et aux autres. Il faut une certaine pratique, c'est évident, mais certainement pas 41 ans, ni même 15 d'ailleurs. Cordialement.

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    2. Je n'ai jamais dis qu'il fallait 41 ou 15 ans de pratique pour désarmer qq1 - donc je ne laisse pas supposer aux lecteurs une telle chose. La phrase en question est une introduction et ne tente qu'a signaler que lorsque je dis quelque chose, il ne s'agit pas de vécu théorique, mais de pratique, dument étudiée, vérifiée, etc,..... en théorie et en pratique.
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      Par contre je convie les personnes désireuses de savoir ce qu'est le désarmement, de faire l'expérience suivante : prenez un comparse, une arme à blanc (attention aux oreilles) ou un air soft, ou un paint ball. ET SANS deuxième essais, menacer votre partenaire, qui lui doit vous désarmer............................
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      deuxième remarque, étant donné qu'il semble y avoir pas mal de connaisseurs en arme ici, un rappel pour les novices : un pistolet, classque pour ne pas rentrer dans les détails, est un engin en RG semi automatique, càd que la balle sort, dès que la pression est faite avec le doigt. Ce qui entraine automatiquement l'éjection de la douille, et le remplacement dans la chambre par une autre balle. Et ainsi de suite, jusqu'à ce que le chargeur soit vide. (a condition de tirer a chaque fois).
      Ce par opposition aux armes automatiques, ou une seule pression fait sortir les balles les unes après les autres.
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      Ou je veux en venir :a) le bon a une arme de poing, et sait s'en servir : il sera à une distance empêchant une réaction du gars en face, par définition une arme à feu c'est pour tenir la distance, le gars bouge et avant de pouvoir toucher l'arme, pan c'est terminé.
      b) le bon c'est vous et le méchant ne sait pas se servir d'une arme : le cas classique des vidéos, encore faut il que le bras cassé qui tient l'arme, soit vacciné contre les coups de doigts, tous les tireurs le diront, cela arrive encore avec des années et des années de pratique, alors un novice ayant une arme et stressé,.....
      C) enfin, peut importe qui est le bon ou le méchant, une fois le premier geste commencé, si le coup part, et que la personne en face, n'a pas réussit a bloquer la culasse, la deuxième balle sera engagée.
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      Pour conclure, ce qu'il y a à reprocher aux vidéos, c'est de laisser croire, qu'il n'y a qu'a...... foutaises, je persiste et signe : s'il est très difficilement possible à un professionnel, régulièrement entrainé de faire une pareille chose dans la réalité, un novice n'a aucunes chances. N'oublions pas qu'en salle, le ""désarmeur"" sait que s'il rate son coup, il peut recommencer après. En situation réelle le stress bloque 9 personnes sur dix, même préparées -
      Il en va de même contre les attaques aux couteaux, ripostes armes à feu contre couteau, armes à feu vs armes à feu,......
      Bux

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